En mettant un peu de son âme, de son vécu et de ses humeurs en articles, on pense, Ô vanité suprême, pouvoir intéresser le plus grand nombre. Tout cela n'est bien évidemment que pur égoïsme puisque ce que l'on recherche avant tout, ce n'est pas tant l'intérêt de l'autre que l'égoïsme d'être reconnu. Moins cynique, on recherche juste un peu d'amour, peut-être de la compréhension et, assurément des commentaires. Qu'ils soient bons ou mauvais, ce qui compte, c'est de ne pas être ignoré.
Mais doit-on pour cela se plaindre du système qui nous aide si peu et qui pourtant nous ouvre la fenêtre de l'expression ? Doit-on maudire ces #&@$##µ de visiteurs qui ne sont pas au rendez-vous ?
Un proverbe chinois dit : « Il vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle que de maudire l'obscurité. »
Ce blog est juste un peu de lumière dans l'obscurité du net. Cet article est juste un grand merci à toi qui a su malgré tous les culs-de sac et les détours arriver jusqu'ici.
Ah la magie d'internet ! Ahh la folie des blogs !!
Il te suffit de créer ton blog et tu es lu par le monde entier... enfin le monde entier qui parle ta langue... je veux dire le monde entier qui sait que ton blog existe ou qui tombe dessus par hasard. Autant dire que "le monde entier" se résume à une poignée de personnes.
L'auteur d'un blog est fébrile à chacun des articles qu'il met en ligne. Vais-je être lu ? Va-t-on me laisser des commentaires... enfin des commentaires qui ne sont pas des pubs pour un autre blog... je veux dire des commentaires qui vont enfin me donner confiance et me booster pour écrire d'autres articles ?
Ecrit-on pour soi, pour les autres ou souhaite-t-on que les autres écrivent sur soi ?
Ah la magie d'être vu ! Ahh la folie d'être lu !! Ahhh la joie d'être reconnu !!!
Ahhhhh, y a encore quelqu'un qui est parti sans éteindre la lumière !!!!
Traduction : "Si je me suis gouré, c'est la preuve que j'ai raison." Mais bien sûr !
Cette expression a du être inventée par un imbu de son savoir pris en flagrant délit de connerie et qui pour
s'en sortir en a pirouetté une tellement plus grosse, de connerie, qu'on a cru que c'était de l'intelligence à l'état brut. Erreur ! Soyons pragmatique, c'est une plus grosse connerie, c'est tout !!
Et, pour le coup, il n'est question ni d'exception, ni de règle. Si lors d'un dîner, vous vous retrouvez jouxté à un individu qu'il aurait été plus prudent de ne pas questionné ne serait-ce que pour sortir l'inévitable "Comment allez-vous ?" et qu'il vous postillonne son savoir sur le CAC 40, les derniers résultats de deuxième division de football ou les couches atmosphériques, ne pensez pas que ne pas le comprendre vous cantonne irrémédiablement dans la catégorie des indécrottables abrutis. Et, surtout, ce n'est pas parce que vous ne comprenez pas ce qu'on vous dit qu'il vous faut crier au génie.
L'homme intelligent c'est comme un ascenseur, il peut vous amener à tous les étages même quand vous venez du troisième sous-sol.
Les couches atmosphériques !! Pfff !!
N'est-pas le moment d'inventer l'expression "il en tient une couche atmosphérique !" ?
Naître ou ne pas naître con, telle est la question. Même si la naissance est l'exception qui confirme les règles.
Le 25 mars dernier, ce blog dispensait mon dernier "article". Et depuis, plus rien !
Quelle constance !!
C'est que j'avais le sentiment que je serais immédiatement porté par des commentaires bons ou mauvais auxquels je répondrais avec humilité ou violence, avec talent ou banalité, avec des mots ou du mépris. Mais le mépris n'est pas dans le silence des lecteurs mais bien dans la multiplication des blogs. Qui aurait l'idée de taper "http://almaterra.over-blog.com" par hasard, juste pour voir si des fois ça correspondrait à une adresse où même y aurait des trucs vachement biens à découvrir ?
Pour prendre mon exemple, quelques temps après avoir mis en ligne les articles de ce blog, j'ai connu les affres d'un crash informatique qui n'a épargné que de très rares fichiers de mon disque dur. J'ai pratiquement tout perdu. Photos, contacts, textes, favoris.
Plus moyen de me souvenir de l'adresse du blog. C'est pratique les favoris mais ça ramollit un tantinet le bulbe rachidien. Je savais qu'il y avait "Almaterra" dedans mais le reste...
Et c'est par hasard (comme quoi, on peut quand même arriver ici pas hasard, non mais dis donc !!) que j'ai retrouvé le chemin de la maison. Le miracle de Noël !
Et c'est reparti pour un tour, peut-être juste quelques jours. Mais, la prochaine fois, j'essayerais de trouver une autre excuse que celle des "joies de l'informatique" ! ;-)
Il est, dans ces mails, souvent question d'appareils ou de crêmes qui auraient le pouvoir suprême, comment dire, de transformer un radis rose en radis noir, de me faire passer du complexe d'infériorité au problème d'encombrement, de passer de la paille dans mon oeil à la poutre dans l'oeil de la voisine. Voilà voilà !! Sans parler de l'inévitable Viagra qui me permettrait de retrouver une vie de couple harmonieuse.
Ils sont trop forts. C'est vrai !... Comment peuvent-ils savoir ???
"les gens coincés et aveuglés par les mouvances dans lesquelles ils se complaisent (tout en ne respectant pas ce qui ne correspond pas à leurs "idéaux") ne sont pour moi que des carcasses vides dénuées d'intérêt... C'est valable pour toutes les cultures qu'elles soient artistiques, religieuses, sociales, littéraires etc... Il y a du bon à prendre partout et des blaireaux, partout aussi, malheureusement !"
Et l'artiste terminait pas un grand "Vive la liberté !"
Mais la liberté ne permet-elle pas de coller des étiquettes même si, encore une fois, je comprends la pensée de son auteur ?
Je lui ai simplement répondu ceci : "La liberté ne permet-elle pas d'éventuellement choisir sa dépendance ?".
En postant cette question sibylline, je souhaitais simplement provoquer une réaction.
La voici : "La liberté permet également l'intolérance, la bêtise, le courage, la lâcheté et bien d'autres choses... Et comme beaucoup se permettent la liberté de m'ignorer parce que je n'ai pas choisi de camp....j'ai choisi la liberté de les emmerder... La liberté est un terme générique employé à tort et à travers..."
La réponse me suffisait. Mais je me suis quand même fendu d'une petit boutade : "Pour ma part, je pense que la Liberté sera une vue de l'esprit tant que l'attraction sera universelle..."
Mais en vieillissant, je me suis senti impropre aux mots. Par baisse de régime ou par excès de réalisme, la plume m'est tombée de l'esprit et le pays de mon âme s'est retrouvé orphelin d'encre.
C'est que je ne sais pas - ne sais plus ? - si ce que j'écris, je pense ou simplement je soupçonne d'être juste est partagé ou partageable à défaut d'être, oh joies mégalomanes suprèmes, admiré ou admirable.
L'incertitude me pèse et, à ce titre, j'ai décidé de mettre un peu de mon âme en bouteille.
Voguent les mots,
blog le flot,
vagues en mon sceau,
blagues au radeau.
Pas terrible terrible, hein ! Mais par ce premier message, vous êtes prévenus ! ;-)








