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Dimanche 3 février 2008
Les plus trentenaires d'entre vous sauteront au plafond,  tels des marsupilamis nostalgiques de leurs jeunes mercredis après-midi, en chantant des chansons à base de nez d'animatrice et de rasage de poil de barbe.  Pour les autres, je ne sais pas. Mais ce dont je suis sûr, c'est que peu d'entre vous penseront au chansonnier qu'il a toujours été avant et, surtout, après les "années Dorothée".

François Corbier est un artiste, un vrai, un auteur compositeur interprète dont le talent ne devrait  plus être à démontrer. Seulement, voilà, les passages TV marquant plus les esprits que les concerts et les disques, le grand ordonnateur des étiquettes à la française aura vite fait de ne pas gratter plus avant en classant  le "gugusse de la TV" au rayon comptines pour enfant entre Chantal Goya et Bernard Minet. Grave erreur !

Mais reprenons l'histoire au moment où vos esprits de téléspectateurs lambda ont laissé notre héros, en 1997.  C'est cette année là que Corbier met un point final à son aventure télévisuelle. Sans ciller, il reprend sa guitare, écrit de nouvelles chansons et poursuit sa route de chansonnier folk-bluesy. Malheureusement, la fameuse image de l'amuseur des petits dont, par les hasards d'un texte finalement plutôt bien construit, il était question dans le paragraphe précédent lui colle à la barbe. Il lui faudra près de sept ans et quelques tentatives de look à pilosité variable pour commencer à décoller l'étiquette.

Mais alors, qui est le "vrai" Corbier ?

Pour répondre à cette question, en bon journaliste, je me précipite sur le dossier de presse de l'artiste est recopie le passage pertinent : "Corbier est à la Chanson Française ce que le boudin est aux pommes : un plat de résistance ! Résistance à la morosité ambiante, résistance aux idées reçues, résistance à la vulgarité, résistance aux bons sentiments, aux patrons, à  l’ordre, à l’ennui ! Le doigt qui gratouille là où ça démange."

Il est à nouveau le "Chanteur épatant" qu'il n'aurait jamais du cesser d'être.

Si aujourd'hui je vous parle de François Corbier, c'est que je l'ai redécouvert il y a peu de temps, les joies des amitiés virtuelles à la MySpace. Et me sont revenus, à moi aussi, des réminiscences de jeunesse. Mais, à la différence de 95 % de ceux qui se souviennent de lui - chiffre qui passe à 100% chez la ménagère de moins de 50 ans - mes souvenirs à moi remontent bien avant le Club Dorothée.

La première fois que j'ai découvert le personnage, c'était à la télévision belge où il excellait dans un exercice qui avait été inventé par Claude Serra - le papa d'Eric du même nom, compositeur, entre autres, de la bande originale du Grand Bleu - et qu'il avait lui-même nommé la "chanson-flash". Ceux qui me connaissent savent que l'exercice consistant en peu de mots à tenter de faire rire mes semblables m'est très agréable et pour ne pas dire constitue une marque de fabrique comme l'en atteste à longueur de page les définitions de l'impossible dictionnaire présentes sur le blog. J'étais plutôt jeune à l'époque et je ne saurai jamais si j'étais déjà en adéquation avec cet humour précoce (dans le sens éjaculationnel du terme) ou si le fait d'avoir entendu les chansons flash de Corbier ne m'a pas décoincé une case du cerveau que j'utilise depuis avec une délectation non feinte.

"Mais alors, c'est quoi concrètement une chanson-flash ?" vous dites-vous avides de connaissances indispensables que vous êtes, bande de petits curieux ! (Ceux qui s'en foutent peuvent toujours allez directement à la vidéo sans lire les mots qui suivent.) Une chanson-flash est une chanson drôle d'en général moins de 10 secondes dont parfois le titre est plus long que la chanson elle-même.

Un exemple ? Respectivement avec plaisir et avec Corbier ce qui est loin d'être incompatible !





Toute sa carrière n'est certes pas uniquement composée de ces petites pépites mais un tel un petit poucet chantant, Corbier en sème sur son passage de peur, sans doute, de ne plus retrouver sa jeunesse. Doute infondé, s'il en est, car l'animal est sans doute le plus jeune sexagénaire qu'il m'est jamais été donné d'entendre chanter. Bon, y avait mon grand père mais c'est pas la même chose, il avait jamais pu avoir d'enfants et c'est ce qui l'avait gardé fringuant. En tout cas, c'est ce que m'a toujours raconté mon père qui, lui-même, est resté très jeune pour les mêmes raisons. Et dire que si ça trouve, je raconterai la même chose à mon fils. Qu'est-ce qu'on est con dans ma famille. Jeune mais con !

Bon, je ne sais plus ce que je disais mois avec tout ça. Ah oui ! Mon gars Corbier a donc, depuis quelques années, à son actif quatre albums :

2001 - Carnet mondain
2003 - Toi, ma guitare et moi
2005 - Tout pour être heureux
2006 - Scène Pression Live

Et il semblerait qu'un nouveau CD soit en préparation pour une sortie prochaine.

Le cœur de son métier restant avant tout la scène, il tourne à longueur d'année partout en France et même ailleurs ; il n'y a pas si longtemps que ça il a donné un concert en Russie, hé oui !
 
Si vous voulez savoir si il passera prochainement près de chez vous ou, simplement, si vous voulez en savoir plus sur sa carrière et son actualité, je vous incite vivement à aller faire un petit tour sur son site : www.francoiscorbier.com. Je vous conseille tout particulièrement le Corbiblog. Vous verrez que le Monsieur écrit divinement bien sur son vécu, ses galères (parfois), ses humeurs (souvent).

Vous l'avez compris, j'aime cet homme et son talent d'écriture. Et j'avais envie de partager ce coup de cœur avec vous.

Et puis, tiens, parce que c'est vous, je vais vous donner un petit conseil. Si vous rencontrer François Corbier au détour d'une rue, d'une scène ou d'une soirée arrosée, surtout, ne lui demandait jamais si il a des nouvelles de ses collègues de la TV. Soyez plutôt à l'écoute de son talent. Vous savez, les barbus n'ont jamais pu blairer les blaireaux !
 
 
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