Parmi les rubriques du blog qui hibernent actuellement, il en est une que j'aime tout particulièrement, "La plume de
l'objectif".
Tout à commencé le jour où j'ai découvert le blog de Barbara, une jeune photographe qui a beaucoup de talent. Ses photos m'ont parlé et je n'ai eu qu'à retranscrire leurs paroles pour créer la rubrique. Quelques mots, un sentiment, une petite histoire, souvent les fragments d'une histoire déjà commencée et qui ne s'achèvera que dans l'esprit des lecteurs.
Le premier texte inspiré d'une photo que j'ai posté s'appelle "Dans le regard mort du cheval". Un titre en complète inadéquation avec la photo d'une jeune fille heureuse, au large sourire, dans un manège de type chevaux de bois qui en est la source.
Peut-être ne l'avez-vous pas remarqué mais, dans cette rubrique, c'est la seule photo qui n'apparaît pas dans l'article, juste un lien. La raison en est qu'il m'a été interdit de juxtaposer le texte à l'image.
Pour vous faire une idée avant que j'entre plus en détails dans la demande qui m'a été faite, je vous invite à découvrir :
- La photo
- Le texte
Le texte a été mis en ligne sur le blog le 24 juillet 2007. Le 23 septembre, je reçois ce mail de la photographe :
Je ne sais vraiment pas si je dois être fier que mes mots se transforment en de forts sentiments ou si je dois avoir honte d'avoir à ce point blessé une maman. Je ne sais pas.
Il est souvent question du "niveau de lecture". L'auteur malin prétendra qu'il écrit sur plusieurs niveaux mais est-ce vraiment le cas. Peut-on raconter autre chose que ce qui nous passe par la tête ? Nous écrivons avec nos vécus, nos larmes, nos joies. Le lecteur lit avec ses propres références de vie.
Et parfois, le lecteur est beaucoup plus intelligent que l'écrivain. Et c'est assez gênant.
Ca m'est arrivé également pour la première fois avec ce texte. Décidément !
Skal, un ancien habitué du blog, avait écrit ceci en commentaire :
Tout à commencé le jour où j'ai découvert le blog de Barbara, une jeune photographe qui a beaucoup de talent. Ses photos m'ont parlé et je n'ai eu qu'à retranscrire leurs paroles pour créer la rubrique. Quelques mots, un sentiment, une petite histoire, souvent les fragments d'une histoire déjà commencée et qui ne s'achèvera que dans l'esprit des lecteurs.
Le premier texte inspiré d'une photo que j'ai posté s'appelle "Dans le regard mort du cheval". Un titre en complète inadéquation avec la photo d'une jeune fille heureuse, au large sourire, dans un manège de type chevaux de bois qui en est la source.
Peut-être ne l'avez-vous pas remarqué mais, dans cette rubrique, c'est la seule photo qui n'apparaît pas dans l'article, juste un lien. La raison en est qu'il m'a été interdit de juxtaposer le texte à l'image.
Pour vous faire une idée avant que j'entre plus en détails dans la demande qui m'a été faite, je vous invite à découvrir :
- La photo
- Le texte
Le texte a été mis en ligne sur le blog le 24 juillet 2007. Le 23 septembre, je reçois ce mail de la photographe :
"… Je viens de recevoir un coup de fil des plus désagréables qui m'oblige à intervenir de suite. En effet, la maman de la petite fille sur le manège est tombée sur ton blog et m'a dit "se trouver offensée par la violence du texte qui lui est associée" et que cela pourrait nuire à son image ainsi qu'à celle de sa fille etc. Bref, je vais te demander de la retirer de ton blog très rapidement.Bien évidemment, je me suis exécuté dans l'instant mais aujourd'hui encore je ne sais pas trop quoi penser de cette réaction. Sur le coup - peut-être pas "sous le choc" mais juste le cran en dessous, quand même - je lui ai répondu ceci :
Le plus simple maintenant, c'est que tu mettes le lien vers la photo sans l'afficher chez toi, du coup ça ne risquera pas de se reproduire, j'avoue que cette intervention m'a bien refroidie, mais mettons nous à la place de cette maman... Sa réaction est naturelle !"
"... En lisant ton mail, je me suis retrouvé, abasourdi, à lire et relire ce fameux texte pour trouver cette trace "de violence" dont tu te fais l'écho. Pour ma part, je suis encore en train de chercher mais je ne désespère pas trouver le clou qui dépasse de la planche. Soyons sérieux, que le texte soit triste, je le conçois mais violent, je ne comprends pas.Avec le recul, je serai très certainement moins ironique mais c'est sans doute la première fois depuis que j'écris qu'une telle réaction épidermique se produisait à la lecture de mots qu'il m'a toujours semblé maîtriser. Une chose est sûre : on peut espérer maîtriser son écriture mais jamais on ne maîtrisera la lecture qui en est faite.
Quoi qu'il en soit, quelque soit l'argument avancé, je me plie à ta demande et la photo sera retirée de ce blog à la violence tellement subtile.
Tu me demandes de me mettre à la place de la maman, ce que je fais bien volontiers. Pour preuve, jamais je n'ai accepté que des photos de mes enfants soient mises sur le net jusqu'à leur adolescence. Et ce n'est pas le texte qui aurait pu leur être accolé, ni même mon image ou celle de mes enfants, qui m'y obligeait mais juste ce que je pense être une saine protection.
Je suis désolé que tu te sois retrouvée entre le marteau et l'enclume. Et je te promets que cela ne risquera plus de se reproduire."
Je ne sais vraiment pas si je dois être fier que mes mots se transforment en de forts sentiments ou si je dois avoir honte d'avoir à ce point blessé une maman. Je ne sais pas.
Il est souvent question du "niveau de lecture". L'auteur malin prétendra qu'il écrit sur plusieurs niveaux mais est-ce vraiment le cas. Peut-on raconter autre chose que ce qui nous passe par la tête ? Nous écrivons avec nos vécus, nos larmes, nos joies. Le lecteur lit avec ses propres références de vie.
Et parfois, le lecteur est beaucoup plus intelligent que l'écrivain. Et c'est assez gênant.
Ca m'est arrivé également pour la première fois avec ce texte. Décidément !
Skal, un ancien habitué du blog, avait écrit ceci en commentaire :
"Cette histoire est une allegorie. Les premiers tours de manège sont les premières années insouciantes de l'enfant qui prend conscience petit à petit en grandissant de l'amour très fort qui le relie à sa mère. Cette mère qu'il recherche comme une aile protectrice, cette mère dont il sent de plus en plus qu'elle va le quitter car elle est malade.Et dire que j'étais juste dans l'extrapolation d'une scène d'un de mes films préférés : "Itinéraire d'un enfant gâté" qui est passé hier soir sur France 3 et qui m'a remis en tête toute cette drôle d'histoire !
Le réveil est l'arrivée pour l'enfant dans un monde d'adultes, un monde où il sera seul.
Son souvenir de la Mère sera les années heureuses de son enfance où le bonheur tournoyait et grisait comme sur un manège ...
Voilà comment je comprends cette histoire ..."
Commentaires
je ne suis pas plus intelligent que toi , je suis simplement different ...merci tout de même pour ce texte
commentaire n° : 1 posté par : skal (site web) le: 26/02/2008 17:26:43
Quoi qu'il en soit j'avais tellement été bluffé par ton analyse à l'époque que j'en parle encore !
réponse de : Almaterra (site web) le: 27/02/2008 04:42:00








