C'était il y a 20 ans ; une dépêche AFP annonçait laconiquement "Pierre Desproges est mort du cancert. Etonnant, non ?"
Il est des anniversaires qu'on ne souhaiterait pas fêter. D'ailleurs je ne le fêterai pas, je vous propose juste de nous souvenir de celui qui ne m'a jamais quitté depuis que j'enregistrai de la radio de mon grand père vers un vieux magnétophone les Flagrants délires sur France Inter en interdisant à toute la maison le moindre bruit pendant que le procureur de la république Desproges française déroulait son immense talent. Le soir je me réécoutai en boucle les cassettes enregistrées sans que mes parents le sachent en faisant bien attention de couper le son au moindre bruit dans l'escalier. Le pied !
Tu nous manques tellement, Pierre !
Florilège :
"Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches."
"L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins."
"On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère."
"La culture, c'est comme l'amour. Il faut y aller à petits coups au début pour bien en jouir plus tard."
"Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?"
"Tout salaud qu’on soit, on n’est pas moins naïf et susceptible de déceptions."
"Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. De même qu’il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire, sinon c’est dégueulasse."
"Un livre n'est pas fait pour être lu mais seulement pour être vendu."
"Et puis quoi, qu'importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non."
"Le temps nous presse sans trêve vers le trou final."
Il est des anniversaires qu'on ne souhaiterait pas fêter. D'ailleurs je ne le fêterai pas, je vous propose juste de nous souvenir de celui qui ne m'a jamais quitté depuis que j'enregistrai de la radio de mon grand père vers un vieux magnétophone les Flagrants délires sur France Inter en interdisant à toute la maison le moindre bruit pendant que le procureur de la république Desproges française déroulait son immense talent. Le soir je me réécoutai en boucle les cassettes enregistrées sans que mes parents le sachent en faisant bien attention de couper le son au moindre bruit dans l'escalier. Le pied !
Tu nous manques tellement, Pierre !
Florilège :
"Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches."
"L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins."
"On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère."
"La culture, c'est comme l'amour. Il faut y aller à petits coups au début pour bien en jouir plus tard."
"Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?"
"Tout salaud qu’on soit, on n’est pas moins naïf et susceptible de déceptions."
"Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. De même qu’il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire, sinon c’est dégueulasse."
"Un livre n'est pas fait pour être lu mais seulement pour être vendu."
"Et puis quoi, qu'importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non."
"Le temps nous presse sans trêve vers le trou final."
Commentaires
Tu peux enlever le point d'interrogation...
commentaire n° : 2 posté par : Pedrolinho (site web) le: 18/04/2008 22:07:08
Quel point d'interrogation ?
réponse de : Almaterra (site web) le: 21/04/2008 13:14:14
un autre pour la route et très ironique, "plus cancéreux que moi tu meurs"
commentaire n° : 3 posté par : Artno (site web) le: 19/04/2008 00:36:43
C'est qu'il était comme ça l'animal !
réponse de : Almaterra (site web) le: 21/04/2008 13:14:35









Ce type d'humour est-il encore possible aujourd'hui où la place de plus en plus importante de la télévision sur le spectacle vivant et la lecture pousse bon gré mal gré à l'uniformisation et au politiquement correct de plus en plus d'humoristes ?
On a aujourd'hui du Carlier, du Gerra et du Guillon qui flingue également sur les ondes mais sans le talent d'écriture de Desproges.