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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 04:32
J'ai tellement aimé cet article trouvé sur le site www.fluctuat.net que j'ai décidé, une fois n'est pas coutume de le copier dans sa quasi-intégralité. Oui, je sais, j'ai honte !

Voici venir période idéale pour s'attaquer à tous ces livres qui sommeillent dans la bibliothèque depuis de longs mois, que l'on a acheté sur un coup de tête et qu'on a laissé dormant sur un coup de flemme. Le souffle des vacances est sur le point d'expulser la poussière recouvrant tranches et couvertures. On va avoir le temps et bronzer idiot n'est pas votre credo. Pourtant, se coller à un bouquin sur la plage, ça devient vite très compliqué.

Problème n°1 : le soleil. Aujourd'hui, c'est un jour pair. Et les jours pairs, on bronze sur le dos. Avec ou sans lunettes, on n'y voit pas grand-chose. On positionne savamment le bouquin dans l'axe précis soleil / yeux, mais résultat, on attrape vite mal au bras. Et au bout de deux pages et demi, on regrette d'avoir laissé son mp3 à la maison.

Problème n°2 : les grains. Aujourd'hui, c'est un jour impair. Et les jours impairs, on bronze sur le ventre. Un coup de vent, un enfant qui passe en courant, et ça y est, quelques sales grains de sable se sont coincés entre les pages - avec un peu de chance, elles seront même froissées. Le livre crisse, c'est agaçant.

Problème n°3 : les gouttes. Dix minutes plus tard, le même enfant revient de la baignade, et glisse au passage sur le coin de notre serviette. Et ploc, en plein sur la page 24. Le livre est gondolé, c'est moche.

Problème n°4 : le bruit. Après s'être ainsi dépensé, l'adorable a faim, bien sûr, et il le fait comprendre à haute voix. Depuis cinq minutes, on fronce les sourcils sur le même paragraphe. Déjà que Maupassant, il faut prendre son élan pour le traverser, mais avec ces hurlements... Donnez-lui un B.N, un croûton de pain, quelque chose !

Problème n°5 : la tentation du sommeil. L'affamé a plié bagage, on est enfin passé au chapitre 3 du Horla, lorsque le regard divague, les paupières s'alourdissent... Non, il faut tenir au moins jusqu'à la fin de la page... Un instant plus tard, il est 19 heures.

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commentaires

skal 21/07/2009 19:19

Tout homme est une bibliotheque , moi je suis trop c** et je ne suis que l'ivre qui se met à la page en admirant les beautés exposées sur les sables dores des plages du monde...ch'sais pas lire ...mais je parle Italien (avec les mains...pov cochon que je suis ! )

Almaterra 22/07/2009 20:11


Jeux de mains, jeux de livre, hein ?


christophe fétat 15/07/2009 12:18

Dans les dernières années du XXe, et les premières années du siècle suivant, on prophétisait en ricanant que ce genre de lieu n’en avait plus pour longtemps. Fini les petites librairies ! Moribond, ce type de commerce… C’est surtout au papier qu’on en voulait, et à l’encre. L’encre des stylos comme l’encre d’imprimerie : une vieillerie salissante. Mais on en voulait aussi à ces petits réservoirs de pensées, de visions, de paroles qui se déploient, de page en page, tout en demeurant extraordinairement compacts, bien fermés sur eux-mêmes, prêts à être cachés dans une poche, emportés en voyage, et ouverts n’importe où, n’importe quand. Parcourus. Dévorés. Feuilletés. Sans électricité. Sans écrans. « Devine où je suis en train de lire les Stances d’Agrippé d’Aubigné ou le traité de la réforme à l’entendement ! » Dans un train. Le creux d’un rocher au bord de la mer. Dans mon lit. Dans une foule. Dans des chiottes. Un bain moussant. A la lumière d’une lampe frontale au pied d’une dune, en plein vent.

Chaleur des livres achetés dans des librairies, livres précieusement gardés, offerts ou abandonnés à leur destin surprenant. Déchirures, jaunissement, oubli et redécouverte.

[…] Vollard n’avait jamais conçu la littérature comme un apaisement, ni la lecture comme une consolation. Au contraire. Lire follement, comme il avait toujours lu, consistait plutôt à découvrir la blessure d’un autre. Blessure d’un type seul, désarroi d’une femme seule. Lire consistait à descendre en cette blessure, à la parcourir. Derrière les phrases, toujours entendre des cris.

Pierre Péju, La petite Chartreuse

Almaterra 22/07/2009 17:32


Ta culture me manquait ces derniers temps.


Ninon Dorêve 15/07/2009 12:10

Gare aux pages ! Beaucoup d'humour... Toutefois, quelle aventure pour un livre, de se frotter à l'eau, à l'air, au vent...

Almaterra 22/07/2009 17:31


Mais y a aussi le sable ! Pas glop le sable qui vient se coller partout.


qui n'sonne 15/07/2009 07:52

Je ne lis qu'à la page, et préfère mater les loches.

Almaterra 22/07/2009 17:30


C'est vrai qu'un livre sur le ventre et chaussé lunettes de soleil, à condition de bien bouger les yeux sans bouger la tête, ça le fait grave. juste à un moment, tu n'as même plus besoin de tenir
le livre avec les mains mais c'est peut-être pas là que le faux lecteur/vrai voyeur se fait gauler, si je puis m'exprimer ainsi.