Samedi 26 avril 2008
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En son temps, s'ébrouaient tendrement dans les hautes herbes de nos jeux de mots touffus des dictons, impossibles il va de soi, dont la déstructuration flattait nos zygomatiques heureux de se
tendre et se détendre au gré du vent talentueux dont vous fîtes preuve. J'en veux pour preuve ces quelques exemples :
"l'envers épatait de bonnes intentions" (de Christophe Fétat)
"A tout saigneur, tout horreur" (de Gold)
"Le mieux est l'ennemi du rien"
"Rien ne sert de mourir, il faut partir à point"
"Il n'est pire lourd que celui ne veut pas entendre" (c'est trois derniers étant du prolixe Tristan)
La vitesse à laquelle ces expressions d'un nouveau genre étaient envoyés en commentaire était tout bonnement hallucinantes. Je postais de précédentes propositions et en deux coups de cuiller à pot, dans une fulgurance d'humour et de talent, les déconnades expressives s'empilaient en une tour de gaité avec rires et sourires à tous les étages.
L'humour y gagnait ce que la pédagogie y perdait car autant l'impossible dictionnaire (non néologique) essaye d'allier la vraie définition à de petites bêtises, histoire de faire d'une pierre deux coups, autant l'impossible dicton s'appropriait des expressions, dictons et maximes sans en expliquer la signification ou l'origine.
Pour réparer cet "oubli", j'aimerai, aujourd'hui, vous faire découvrir un site plutôt exceptionnel qui a réussi à allier découverte, connaissance et humour en expliquant l'origine des expressions : www.expressio.fr.
Prenons au hasard une expression qui vient d'être utiliser, "En deux coups de cuiller à pot", et découvrons ce que nous en dit le site :
"Cette expression semble apparaître juste avant la guerre de 14-18.
La cuiller à pot n'est jamais qu'une grosse louche qui, en raison de sa taille, permet de vider rapidement un récipient ou de servir vite fait de grandes louchées de nourriture.
C'est de là que viendrait la notion de rapidité associée à notre locution qui serait née dans le milieu militaire ou carcéral (le service rapide du rata des bidasses ou des prisonniers).
L'absence de difficulté sous-entend parfois l'intervention d'un facteur chance, qu'on retrouve aussi dans "avoir du pot".
Une autre origine quelquefois proposée viendrait de la marine à voile, la cuiller à pot étant un sabre d'abordage muni d'une coquille en forme de cuiller destinée à protéger la main.
Ce sabre, comme toute arme du même type, permettait de régler très facilement un problème en en assénant un ou deux coups en travers de la tête de l'importun.
Cette origine est toutefois passée sous silence par Alain Rey et rejetée par Claude Duneton.
Enfin, une troisième hypothèse existe, aussi historique que douteuse, même si elle plus savoureuse.
Elle nous viendrait d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, dont le château se situait à Pau. Alors qu'il était retenu loin de la reine Jeanne d'Albret, celle-ci donna naissance à un beau bébé qui allait devenir le futur Henri IV.
Prévenu de l'heureux événement, le roi annonça la bonne nouvelle à ses courtisans en disant : Messieurs, la reine nous a donné un petit prince en deux coup de cul hier à Pau."
Succulent, non ?
"l'envers épatait de bonnes intentions" (de Christophe Fétat)
"A tout saigneur, tout horreur" (de Gold)
"Le mieux est l'ennemi du rien"
"Rien ne sert de mourir, il faut partir à point"
"Il n'est pire lourd que celui ne veut pas entendre" (c'est trois derniers étant du prolixe Tristan)
La vitesse à laquelle ces expressions d'un nouveau genre étaient envoyés en commentaire était tout bonnement hallucinantes. Je postais de précédentes propositions et en deux coups de cuiller à pot, dans une fulgurance d'humour et de talent, les déconnades expressives s'empilaient en une tour de gaité avec rires et sourires à tous les étages.
L'humour y gagnait ce que la pédagogie y perdait car autant l'impossible dictionnaire (non néologique) essaye d'allier la vraie définition à de petites bêtises, histoire de faire d'une pierre deux coups, autant l'impossible dicton s'appropriait des expressions, dictons et maximes sans en expliquer la signification ou l'origine.
Pour réparer cet "oubli", j'aimerai, aujourd'hui, vous faire découvrir un site plutôt exceptionnel qui a réussi à allier découverte, connaissance et humour en expliquant l'origine des expressions : www.expressio.fr.
Prenons au hasard une expression qui vient d'être utiliser, "En deux coups de cuiller à pot", et découvrons ce que nous en dit le site :
"Cette expression semble apparaître juste avant la guerre de 14-18.
La cuiller à pot n'est jamais qu'une grosse louche qui, en raison de sa taille, permet de vider rapidement un récipient ou de servir vite fait de grandes louchées de nourriture.
C'est de là que viendrait la notion de rapidité associée à notre locution qui serait née dans le milieu militaire ou carcéral (le service rapide du rata des bidasses ou des prisonniers).
L'absence de difficulté sous-entend parfois l'intervention d'un facteur chance, qu'on retrouve aussi dans "avoir du pot".
Une autre origine quelquefois proposée viendrait de la marine à voile, la cuiller à pot étant un sabre d'abordage muni d'une coquille en forme de cuiller destinée à protéger la main.
Ce sabre, comme toute arme du même type, permettait de régler très facilement un problème en en assénant un ou deux coups en travers de la tête de l'importun.
Cette origine est toutefois passée sous silence par Alain Rey et rejetée par Claude Duneton.
Enfin, une troisième hypothèse existe, aussi historique que douteuse, même si elle plus savoureuse.
Elle nous viendrait d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, dont le château se situait à Pau. Alors qu'il était retenu loin de la reine Jeanne d'Albret, celle-ci donna naissance à un beau bébé qui allait devenir le futur Henri IV.
Prévenu de l'heureux événement, le roi annonça la bonne nouvelle à ses courtisans en disant : Messieurs, la reine nous a donné un petit prince en deux coup de cul hier à Pau."
Succulent, non ?






