Même c'est vrai, oui !

Site officiel
www.impossible-dictionnaire.com

Vos définitions dans l'impossible dico ?
A vos commentaires !

8  amateur(s) de bons mots se félicitent en même temps que vous d'être tombé(s) sur ce blog. Ce qui monte le nombre à   visiteurs de bon goût.

Mes humeurs à moi tout seul


Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 04:57
ddvqm-2

Le 29 mars dernier, je vous faisais part de ma participation sporadique - 80 définitions quand même - à un site qui avait eu la bonne idée, quelques semaines plus tôt, de se lancer dans une grande opération de néologisation des verbes. Un dictionnaire, des mots et des définitions à inventer et vous croyez que j'allais résister ? c'est bien mal me connaître.

Environ un mois plus tard, l'un des responsables du site m'envoyait un mail pour me demander si je serai d'accord pour que quelques unes de mes contributions trouvent leur place dans les pages d'un livre au titre éponyme à celui du site, "le Dictionnaire des verbes qui manquent". Ce n'était pas la première fois que la proposition m'était faite mais, pour diverses raisons, mes petites bêtises n'avaient jamais réussi à dépasser la barrière de l'écran. J'accepte, bien évidement.

Le temps passe et fin octobre un nouveau mail me remet en mémoire l'idée qui finalement verra bien le jour avant la fin de l'année. En pièce jointe, les pages qui recueilleront mes verbes me font de l'œil. Je dois les vérifier et les valider. En attendant qu'Acrobat Reader s'ouvre je me demande lesquelles de mes contributions auront l'honneur du papier et, surtout, combien seront-elles ? Je m'amuse à un calcul rapide. 80 propositions. Bon. Je divise par 2 pour me dégonfler le melon. 40. Ils sont bien mes verbes. Allez, disons une douzaine et je compte serré. Petite chose naïve et prétentieuse ! Le nombre de pages s'affiche sur le côté gauche du logiciel : 4. un définition par page, l'objet est petit comme vous avez pu le voir sur la photo et donc une définition par page, 4 verbes. Avant même de vérifier la sélection, je m'effondre dans mon siège. Je devrais être fier, je suis déçu. Plutôt que de sourire béatement devant un fichier PDF avec des vrais morceaux d'impossible dictionnaire dedans, je me dis que ma production se compose de 95% de déchet. On a de ces réactions, parfois !

Bon, finalement, je les lis ces définitions. C'est marrant mais si il m'avait été imposé d'en choisir 4, ce n'est pas forcément ces verbes là que j'aurai choisi. Et puis, le français, fusse-t-il réinventé, occulte les mathématiques et un petit sourire déforme harmonieusement ma moue déconfite quelques secondes plus tôt.

Tout cela me semble pas mal, je corrige deux ou trois petits trucs et je demande par retour de mail que chacun de mes verbes - le livre étant collectif chaque définition est suivi du nom du contributeur associé - soit signé non pas de mon pseudonyme comme sur le site des verbes qui manquent, Almaterra, mais de l'intitulé "L'impossible dictionnaire". Requête refusée pour je ne sais plus quelle raison. Dommage. Pas grave mais dommage !

Et voilà, il est aujourd'hui disponible. 256 verbes et 4 des miens. Cette fois, je ne m'amuse plus à pourcentager mon concours. Je positive et je souris intérieurement. Je n'ai pas encore reçu mes exemplaires, juste une question de jours, ils viennent de l'île de la Réunion. Je n'ai pas encore eu le plaisir de faire glisser mes doigts sur un livre, le premier, qui doit un peu à mon envie de triturer les mots.

Vous pouvez - vous devez !! - acheter le "Dictionnaire des verbes qui manquent" en ligne - doit-on même employer le verbe "acheter", quand l'oeuvre ne coûte que 5 euros ? Faudrait inventer un verbe pour ça : www.livranoo.com
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 13:13
Je vous ai compris !

Je ne suis pas un grand modérateur devant l'éternel et suis plutôt porté sur la liberté tout anarchique qu'elle puisse être. Sauf que j'aime bien aussi faire plaisir à mes visiteurs. Et la majorité d'entre eux, les plus fidèles en tout cas, m'ont fait savoir par commentaires, par mails et de vive voix qu'il était devenu insupportable de venir en ces lieux à cause de commentaires par trop merdiques.

Soit, je modère. J'aime pas ça mais je modère.

j'espère juste qu'on pourra rapidement dans quelques semaines, dans quelques mois, revenir à une vraie immédiateté dans la visibilité des commentaires.
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 04:16
Je sais inventer des drôles de mots et leur associer des définitions du même acabit. Je sais imaginer des jeux impossibles vous conviant au triturage de cellules grises. Je sais composer en quelques mots un état, une ambiance, un sentiment avec rimes à l'appui. Je sais répondre avec malice à tous les commentaires déposés sous mes articles.

Mais je ne sais pas si je fais tout cela avec le talent dont je souhaiterai faire preuve. J'espère juste être dans le bon, dans la curiosité, dans l'étincelle.

J'aime lire des histoires qui me baladent, qui me dérangent, qui m'extirpent d'un pesant quotidien. J'aime à me fondre dans les pas d'un serial killer diabolique, d'un aventurier au chapeau, d'un agent du FBI au prénom imprononçable, d'un être plus humain que ses boulons ne le laisse paraître. J'aime me plonger dans des romans aux vagues obscures, aux détours à angles droits et au dénouement en forme de lever de soleil.

Mais j'ai un lancinant regret : je n'arrive pas à partager par écrit ma passion pour le roman achevé, ma délectation à lire, mon amour des bons livres. Pas un drame mais comme le sentiment d'un handicap insurmontable. La peur, sans doute, de ne pas être à la hauteur du plaisir reçu. Je biaiserai sans doute un jour cette carence en proposant des articles avec uniquement titre, photo et quatrième de couverture. On verra !

Parmi les visiteurs réguliers de ce blog, il en est un qui possède ce don qui m'est refusé. Son blog est un exemple en la matière. A titre d'exemple, lors de la mise en ligne ici même, il y a quelques jours, d'une citation Robert Guédiguian qui disait "Les vieux, faudrait les tuer dès la naissance.", Christophe Fétat nous soumet cet incroyable commentaire :

"Dans le recueil de nouvelles K de Dino Buzzati on trouve une nouvelle (les chasseurs de vieux)où les jeunes gens font la chasse aux "vieux". Sachant que les jeunes considèrent dans ce texte qu'une personne est vieille au-delà de quarante ans ! La chute est intéressante puisque l'un des chasseurs devient vieux à son tour de chasseur devient chassé.

Bernard Werber a repris ce thème de la nouvelle de Buzzati dans La dernière révolte, une de ses nouvelles du recueil L'arbre des possibles, Le centre de détente Paix et douceur (CDPD) venant chercher les retraités dénoncés par la vindicte populaire soucieuse d'égaliser les comptes de la sécurité sociale qui peu à peu à supprimer tous les soins pour les plus de soixante-dix ans.
Les vieux sont purement et simplement euthanisiés par injection létale au prétexte d'un vaccin contre la grippe après un léger temps de latence au cas où la famille des personnes pris en charge par le CDPD changerait d'avis. Aussi certains prennent-ils le maquis pour résister à cette société eugéniste.

A contrario on pourra lire Globalia de Jean-Christophe Ruffin qui montre une société où les vieux à la durée de vie sans cesse allongée prennent la jeunesse en grippe et limitent de manière drastique les naissances."

Quel plaisir !
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 04:38
Sans doute le hasard mais coup sur coup, j'ai lu deux livres dont le titre était tronqué ou pas approprié.

Le best-seller de cet été est assurément "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" dont je vous ai déjà entretenu il y a quelques jours. Et pourtant si on se plonge dans la lecture très agréable du roman, le vrai nom de cette étonnante réunion de lecteurs est "Le cercle des amateurs de Littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey". Sans doute un peu trop long pour un titre.

Dans un autre style, plus noir, plus thriller, les excellents Douglas Preston et Lincoln Child qui depuis quelques années écrivent à quatre mains (enfin deux, sauf si ils sont ambidextres) m'ont fait découvrir un personnage que j'adore, L'agent du FBI Pendergast - sorte de Sherlock Holmes moderne - dans un roman intitulé "La chambre des curiosités". Sauf que dans toute l'histoire, point de chambre mais un "Cabinet des curiosités". Sans doute que la chambre est plus évocatrice.

Cette histoire de titres m'a remis en mémoire une liste que j'avais compulsée il y a quelques mois et qui classait les pires traductions québécoises de films américains. Voici le top 5 :

1 - Fiction pulpeuse (Pulp Fiction)
2 - Danse lascive (Dirty Dancing)
3 - Nigaud de professeur (Professeur Foldingue)
4 - Ça va clencher ! (Speed 2)
5 - C’est le petit qu’il nous faut (Get Shorty)

Pour le reste de la liste, c'est ICI !

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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 04:24
Histoire de vérifier un truc, je me suis penché ce matin sur les statistiques de visites du blog du mois d'août de l'an dernier pour les comparer à celles de ce joli mois d'août caniculaire. Je me doutais bien de la chose mais je voulais en avoir le coeur net. Je baisse. C'est peut-être l'âge. C'est que je n'ai plus vingt ans ! Comme disait Desproges, je m'essouffle dans des escaliers trop raides et dans des femmes trop molles. Pire, je baisse dans les statistiques du blog. Et pas qu'un peu. J'ai, à vue de nez, baissé d'un tiers de visiteurs. Peut-être que je radote, que le sujet s'épuise, qu'un blog comme celui-ci ne peut pas tenir sur la longueur, que je n'arrive pas à le faire évoluer dans le sens d'une certaine modernité, que je deviens ringard.

Juste une petite précision, las de la routine bloguesque et du temps que cela me prenait, j'ai arrêté de poster le 06 juillet 2008 pour ne reprendre que quelques mois plus tard, le 11 février de cette année.

Donc, j'attire plus de monde quand je ne poste pas, CQFD !

J'arrive pas à analyser le truc si ce n'est que j'ai l'impression de mieux sentir la première partie du verbe. Si vous avez des pistes à me soumettre, je suis preneur.

Accessoirement, c'est aujourd'hui mon anniversaire !
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 07:57
La question peut se poser quand on regarde les chiffres des ventes de CD depuis la mort de Michael Jackson. Encore que dans son cas, son talent ne faisait pas mystère de son vivant. Juste il n'en fera plus preuve et l'homme dans son infinie collectionnite se dit qu'enfin il peut commencer une collection qui a toutes les chances d'être complète. C'est sans doute sans compter les inévitables inédits qui feront prochainement surface. En fouillant les poubelles. En décryptant les disques durs. En ressortant les brouillons. Et on s'arrachera des rognures, des déchets, des épluchures.

L'homme est un amateur de morbides épluchures. Il existe donc un art de cuisiner les restes. Existe-t-il un art de cuisiner les miettes ? A l'heure écologique, le recyclage fait office de bienfait pour l'humanité. En son temps, le chimiste Lavoisier, paraphrasant le philosophe turc - au nom tellement succulent - Anaxagore de Clazomènes, écrivait "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". De déchets faisons des succès grâce à l'alchimie thanatologique.

La mort obsède le vivant, manipule l'existence, succède à la vie. L'art transcende la mort. L'être humain a une fin mais son œuvre est immortelle. L'art est la preuve que l'âme existe et qu'elle survit à l'homme, à l'artiste.

La question posée en titre ne m'est pas venue du roi de la pop mais d'une vieille dame que vous ne connaissez sans doute pas, Mary Ann Shaffer. Née en 1934, cette ancienne bibliothécaire et libraire est décédée en février 2008, peu de temps après avoir su que son premier roman allait être publié. Ce livre rencontre un immense succès littéraire et est en passe de devenir le best-seller de l'année. Une situation à la fois triste et heureuse qui rappelle l'histoire de Stieg Larsson, l'auteur de la trilogie Millenium.

Le port du posthume serait-il le secret du succès ?

Le fait est que "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" est un livre épistolaire succulent qui contient tout l'amour des livres de son auteur. Un très joli voyage.
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 04:41
"Il n'y a pas de raison que je ne vous aide pas un peu si vous avez l'excellente idée d'écrire un article, une news ou une critique sur le présent site et son contenu. Mais plutôt que de rédiger un monolithique dossier de presse, j'avais envie de vous livrer des pièces de puzzle que vous assemblerez comme bon vous semblera. Non non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel..."

C'est en ces termes qu'est introduite la page du site www.impossible-dictionnaire.com qui a pour but, vous l'avez compris, plus de délirer autour de différentes présentations possibles du site que de véritablement être une référence pour journalistes... Quoi que !

Dans l'existant, la présentation que je préfère est sans doute : "L'impossible Dictionnaire, entre Le Littré et le litron."

S'il en est question ici est aujourd'hui, c'est que dans quelques jours, la page se trouvera augmentée d'une nouvelle présentation que je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir en exclusivité inter-planétaire, excusez du peu :

"L'impossible dictionnaire, c'est l'histoire d'un immature misanthrope sans culture qui, un jour, de sourd devient extra-entendant. Se prenant de passion pour le verbe et sa cause, et sans se laisser emporter par une vague aux mots creux, il se lance comme mission de les remplir au mieux par ses maigres moyens et son humour heureux. De suppositions en réécriture, de recherches internet ratées en lecture de livres oubliés, il va réinventer un dictionnaire devenu impossible, sa seule fenêtre au monde."

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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 04:17
Allons-y dans les vérités à deux balles qu'il n'est pas nécessaire d'écrire puisque tout le monde les partage, dont les vies dansent sur les pistes des boîtes de nuit de la raison commune. Vous savez, comme ces fameux vœux que l'on demande d'énoncer aux futures miss "je-ne-sais-pas-quoi". "Je suis contre la guerre et la faim dans le monde !" Bon, sauf que la guerre tue autant qu'elle fait vivre et que la faim est une bonne chose à condition de juste la contenter, l'ellipse peut parfois être plus meurtrière que la cause énoncée.

Mais peu importe mon degré de cynisme, le consensus m'habite comme chacun d'entre vous. Il est des vérités génériques. Des exemples ? Pourquoi pas :

- La mort, c'est pas glop.
- Le glop, heureusement, n'est pas mort.
- Vivre, c'est mourir à petit feu.

Bon, je vais clore ici la liste de mes exemples à la con avant de plomber l'ambiance, il semblerait qu'il n'y ait que la mort qui fédère ma vision des idées communes. Et la mort c'est pas gai... Bon, bon, d'accord, j'arrête !

D'autant plus que c'est de vie dont j'aimerai vous entretenir. Celle que vous, visiteurs, insufflez à ce blog qui ne serait rien sans vous, moins encore sans ceux d'entre vous, plus rares certes, qui prennent le temps de lire tous les articles sans exception et qui commentent, la plupart du temps, avec un talent que je jalouse. Nous autres, blogueurs, écrivons pour être lu . Et vos commentaires sont sources d'encouragement et d'inspiration. (Je vous avais prévenu que ça suinterait la vérité à deux balles ! )

Parce que l'hommage dont il est question dans le titre est moins collégiale que personnel, je voudrais en cet instant solennel remercier le fidèle parmi les fidèles, celui qui n'a jamais failli, celui qui, de temps en temps, m'envoie un petit mail pour m'encourager ou pour m'indiquer une faute d'orthographe à corriger.

Il y aura un an dans quelques jours, j'abandonnais, au détour d'un ras-le-bol, ce blog pour le reprendre bien des mois plus tard. Lui, le fidèle, est revenu comme si de rien n'était, comme si le blog ne s'était jamais arrêté. Heureusement, il n'y eut pas que lui mais il a été le plus enthousiaste. Quand je regarde depuis les commentaires postés, je me dis que sans son soutien, il serait bien triste le blog. Pas mort, mais pas loin.

Parce que les mêmes dates peuvent produire les mêmes effets, je souhaitais par prudence, aujourd'hui, saluer bien bas et comme il se doit mon ami Skal.
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 05:42
La question peut se poser quand, au lendemain de la mort d'un chanteur, ses admirateurs ne veulent se rappeler que le talent, les chansons, le seul côté artistique. Sauf que son œuvre trouve inévitablement sa source dans l'homme, un homme, certes, pas comme les autres. Son art, souvent, s'explique par des fêlures, des blessures d'enfance, un vide à combler à tout prix. De là à imaginer que la déviance n'est pas loin, il n'y a qu'un pas.

Quand l'artiste laisse transparaître l'homme, sa vulgarité - au sens littéral - nous rappelle à notre propre humanité. L'artiste est lumière. Le quotidien le rend sombre. Ses lunettes, même, se teintent de noir. En dehors des sunlights, il lui faut retrouver le plaisir, l'extase des concerts, de cet amour partagé avec la foule.

Du haut de l'adulation que suscite l'artiste, l'homme peut avoir le sentiment de se sentir un Dieu, de pouvoir agir au-dessus des lois du commun des acheteurs de CD. Et il dérape sur des substances illicites ou des jeunes enfants quand ce n'est pas sur les deux en même temps, quand on aime on ne compte pas.

L'inconscient collectif intègre avec une facilité étonnante ce type de réflexion. Est-ce à penser qu'eux aussi pourrait déraper de la sorte dans cette situation ? La nature humaine est-elle à ce point compréhensible pour les travers dont elle se sait pouvoir être atteinte ? Les légendes urbaines ne trouvent écho que parce qu'on n'a aucune difficulté à les croire vraies.

Était-il pédophile ou la plainte n'avait d'autre but que de souiller, de se venger, que sais-je, de récolter de la monnaie sonnante est trébuchante ? Le non-lieu laissera la question en suspens. Le fait est que Le 13 juillet 1963, il sera appréhendé et écroué au motif d'avoir eu une relation intime avec deux allemands de 20 ans - la majorité à l'époque étant à 21 ans. Malgré les soutiens de nombreux de ses fans, cet épisode affectera profondément Charles Trenet.
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 17:39
"Que c'est triste un baptême. Tout à la joie d'ensemble passer une journée à fêter l'évènement, les Dieux de la mécanique se sont associés à ceux du mauvais karma et de l'injustice flagrante pour offrir un cadeau au ciel. Les morts de la télé, de toutes petites fourmis tant que le cœur et l'amitié n'y insufflent un effet loupe qui, dramatique, nous impose un visage, un sourire, une vie et des souvenirs en commun. Et nous offrons nos larmes, maudissant un quotidien qui ne nous a pas dérouté d'un chemin tout tracé, en boucle, menant nos existences vers une morne délivrance. Un chemin de traverse une fois, de temps en temps, à prendre pour oublier qu'on vit pour oublier. Trop tard. C'est trop tard quand on y pense. L'effort était pourtant ténu. Aucune possibilité de retourner le sablier. Le grain de sable est mort. La plage ne s'en souciera pas. La vague rassemble l'indécis. La mer a déjà trop de gouttes salées à son actif. Le soleil se couchera ce soir et se lèvera demain. Pourtant, le ciel ne sera plus jamais comme avant, marqué à jamais par ce cadeau empoisonné."

Je n'ai pas envie de rire. Le texte ci-dessus, je l'ai écrit ce matin en apprenant la mort d'un ami qui se trouvait dans l'hélicoptère qui s'est écrasé ce samedi pas très loin du parc d'attractions Walibi Rhône Alpes. Demain on rigolera à nouveau parce que la vie reprendra ses droits mais ce soir, le regard sombre, je pense à son fils, à sa femme, à sa famille et ses collègues. Je pense surtout à toi, Stéphane. T'es un mec bien.
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /2009 04:32
La barre des 1200 définitions sur www.impossible-dictionnaire.com est sur le point d'être dépassée. Pas mal, non ?


INEDIT NI D'ANE

A savoir que même si ce blog continue à vous proposer les définitions de l'impossible dictionnaire, la tendance est et sera de plus en plus de privilégier le site officiel de l'impossible dictionnaire avec des définitions postées préalablement ou carrément qui resteront inédites. Le blog, quant à lui, continuera plus que jamais à mettre en avant les propositions de ses visiteurs.

FACEBOOK EMISSAIRE

Le partage Facebook fait désormais parti des fonctionnalités du site de l'impossible dictionnaire. Juste, pour l'utiliser correctement, il est préférable d'être sur la page du mot plutôt que sur une page qui liste les définitions.

PROJET MOT-NOTES

Selon les difficultés rencontrées, dans quelques jours ou semaines, vous pourrez noter celles que vous considérez comme les meilleures définitions du site ; ce qui permettra la mise place d'un classement quand suffisemment de mots auront été noté. Je compte donc sur vous pour user et abuser de cette possibilité dès qu'elle sera disponible. Je vous annoncerai de toute façon ici même sa mise en ligne.
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 04:14
Qui je suis ?

Un blogueur qui aime jouer avec les mots, qui a une idée fixe depuis un petit moment, celle de créer un impossible dictionnaire à lui tout seul. Un petit peu mégalomane sur les bords, le blogueur. En même temps, perclus de doutes, il n'expose que parcimonieusement son "œuvre" à ses proches par peur de décevoir ceux qui ne lui connaissent pas cette facette, ceux qui ne jugeant qu'en façade sont à cent lieues d'imaginer le potentiel de conneries qu'il recèle. Un petit peu timide ou complètement con, le blogueur. Quand même un peu, faut être lucide !

Alors de temps en temps, histoire de lever le nez du guidon encycloconnerique, il jette sur la toile sa passion pour les artistes qu'il admire, les vrais, les atypiques, de ceux dont il se sent à la fois si proche et tellement éloigné, une preuve de leur grand talent. Parce qu'un égo-sans-trique est un branleur déçu, il aime à porter la lumière sur les auteurs, chanteurs et musiciens qui lui donnent de temps en temps une petite érection. Rien de sexuel à cela, juste une manifestation spontanée et physique de sa reconnaissance envers les gens de talents.

Tout cela n'explique pas pourquoi quand il se met enfin à parler de lui, il est atteint de Delonite. Rendons à César ce qui appartient à César et ne confondons pas. Des causes différentes peuvent produire les mêmes effets. Il est juste pudique. Ses conneries, ses mots et ses définitions, son blog ne sont que des lunettes de soleil lui permettant de rester caché en pleine lumière.

Et un jour, juste un jour, comme ça, la pudeur se vêt des habits de la fierté. Ce n'est pas la première fois. Qu'est-ce qu'il était fier quand François Corbier a accepté sa proposition, l'an dernier, d'organiser avec lui un concours de chansons flash. Qu'est-ce qu'il était fier quand il l'a rencontré pour la première fois. Et n'est-il pas fier un an après de toujours échanger des mails avec le barbu préféré des trentenaires, si on fait exception des trentenaires en short des jeunesses catholiques ?

C'est justement un mail qui est à l'origine de ces propos liminaires.

Il y a quelques jours, le 1er juin pour être précis, j'ai commis une dithyrambe dont l'objet était un homme épatant de 80 ans, grand précurseur de la musique électronique et trop peu connu du grand public à mon goût, j'ai nommé Jean-Jacques Perrey. Et c'est à ce moment de l'histoire qu'entre en scène l'effet boomerang sponsorisé par Facebook. Grâce à la fonction partage d'Overblog, le Monsieur a eu connaissance de l'article sur Facebook, donc, l'a lu et, très sympathiquement, m'a envoyé un mail dont le contenu m'a transporté de fierté, mail que je ne résiste pas de partager avec vous, j'espère qu'il ne m'en voudra pas :


"Cher monsieur,
Je tiens tout particulièrement à remercier David Frémery de nous avoir mis en contact, et vous remercier personnellement pour votre article qui est un modèle du genre !
 
Vous avez su déceler ce qui était essentiel et surtout mettre cet essentiel en valeur optimale.
 
Je veux vous exprimer toute ma reconnaissance et ma sincère gratitude pour votre gentillesse.
Très chaleureusement à vous, votre ami
Jean-Jacques Perrey."



(le texte en gras et souligné est d'origine, je le précise.)

Tellement content, vous l'avez remarqué, les yeux face au soleil, j'ai repris le "je". C'est que quand un homme de cette trempe vous écrit un mail comme celui-là, on se sent pousser la légitimité et la pudeur passe à un stade nouveau.

Je ne dirais qu'un mot "C-est-trop-la-classe !"

Depuis, je signe des autographes à ma femme et mon fils a subitement eu 18 ans avant-hier. J'ai même pas tenté un jeu de mot du genre "cette lettre c'est comme la fille de Jean-Jacques : Inès Perrey", rien. Scotché, petit nuage et overdose d'autosatisfaction. Même les gendarmes m'escortent jusqu'à la boulangerie maintenant, boulangerie dont le pain n'a jamais était aussi bon. Juste c'est un peu gênant, quand même, quand elle me file en douce son numéro de téléphone, la boulangère. J'ai rien contre les boulangères mais je préfère leurs éclairs à leur coups de foudre, j'y peux rien. On m'a même demandé de prendre la place de mon patron. Comme j'ai refusé, il a démissionné de désespoir, supposant que, si je ne voulais pas de son poste, c'est qu'il n'était plus digne d'intérêt. Je suis désolé. Et puis faudra dire à Nicolas qu'il arrête de m'envoyer des textos, c'est gonflant à la fin. Pour aller bosser, j'ai été obligé de troquer mon vélo pour un hélicoptère ; trop de monde sur les routes pour m'arrêter et prendre une photo avec moi. J'ai mal au poignet à force de signer des autographes. J'invente rien, hier encore, j'étais avec le poignet bandé. Ou alors, je ne suis plus égo-sans-trique, je ne sais plus ! J'arrive même plus à trouver une seule définition correcte pour mon dictionnaire. Un de mes avocats, je sais plus son nom, vient de m'apprendre que Larousse m'attaquait pour plagiat.

Stooooooooooppppppp !!!!!

Bon... Euh... Jean-Jacques, va falloir que vous fassiez un démenti, j'en peu plus ! Faut pas dire des choses comme ça, c'est pas bien ! C'est trop fort, trop intense ! Et puis, vous, les prochains artistes dont j'écrirai le plus grand bien dans ces colonnes, je vous interdis de venir lire l'article. Verboten ! C'est pas compliqué ! Pas lire article à Almaterra !! Non mais quand y faut, y faut, hein, chef ?!

Euh... J'ai glissé, chef ! J'sais pas ce qui m'a pris mais l'espace des deux derniers paragraphes, j'ai rechaussé mes lunettes noires. Il ne fait peut-être pas encore jour au moment où je martyrise mon clavier pour écrire ces mots mais y a pudeur pour ça !

Ou alors, ce sont les effets néfastes d'une de mes dernières rencontres artistiques. C'est que la semaine a été riche pour moi. Puisqu'après François Corbier dont il était question en préambule, j'ai eu l'accord cette semaine d'un autre chanteur qui a accepté le principe d'un nouveau concours qui sera mis en place d'ici quelques mois, le temps que nous puissions caler le tout.

Si c'est pas du teasing, ça, je ne m'y connais pas ?
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 04:53

Et 1090 définitions sur www.impossible-dictionnaire.com. Jusqu'où s'arrêtera-t-il ?

DES CHIFFRES ET DES LETTRES


Savez-vous qu'en laissant la souris assez longtemps sur les lettres de l'alphabet en haut de page vous pouvez voir apparaître un message qui vous précise le nombre de mots commençant par la lettre survolée. Même petit truc pour les rubriques.

WANTED

Depuis quelques jours, le moteur de recherche a été optimisé pour permettre non seulement une recherche par mot défini mais également par mot présent dans la définition. Comme parfois le nombre de résultats peut être important, le mot recherché est mis en couleur pour mieux le repérer notamment dans les définitions.

COMMENTAIRE MON DÉSIR D'INTERACTION ?

Cela fait environ 2 mois que le site est en ligne et, au moment où j'écris ces lignes, un seul commentaire a été posté. C'est bien triste, ne pensez-vous pas ?

JE NE VEUX PAS QU'ON NOUS BROUILLE L'ÉCOUTE !

Hormis l'envie de vous proposer une contrepèterie en titre, ce souhait exprime toute mon écoute à vos suggestions pour améliorer et optimiser l'impossible dictionnaire.
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 04:45
Ca y est, la loi Hadopi est entérinée. Depuis le temps qu'on en parlait, le couperet est finalement tombé cette semaine. Pourtant, je suis intimement persuadé que peu connaissent la signification de cet acronyme. Si en plus on compte ceux qui n'imaginaient pas que c'était un acronyme et ceux qui ne savent pas ce qu'est un acronyme, on atteint des abimes d'indifférence. C'est comme ça de nos jours, les mots passent lisses sans définition. Pourquoi définir quand la surface poli suffit ?

Hadopi : Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet.

J'ai pourtant eu une révélation. Il n'est question ni des oeuvres, ni des droits d'auteur mais des condamnés qui auront le net coupé :

HAckers
DOwnloaders
PIrates

Etonnant, non ?
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 04:42
Les hommes de la famille Almaterra sont bien étranges. Il est peu de dire qu'ils ne seraient rien sans les femmes de la famille Almaterra. C'est qu'il faut toute la sagesse et le bon sens féminin pour les cadrer et éviter qu'ils touchent d'un peu trop près le soleil.

D'abord, il y a le père qui raconte des histoires de bougies en jouant de la clarinette entre deux tranches de rire. Et puis il y l'ainé qui triture le français pour en faire des rires francs, des sourires génés ou des souffles afligés. Le fils, lui, voit grand pour ses courts-métrages. Il scénarise, filme, monte, double. Il double d'effort. Il double les prises. Il espère un jour doubler les plus grands réalisateurs.

Et le frère ? Lui, c'est sans doute le plus artiste de tous. Parce que toute sa vie est dédiée à son art. Il est musicien-auteur-compositeur-interprête. Il est ça et bien plus encore.

J'aimerai aujourd'hui partager avec vous son oeuvre. Est sorti, il y a quelques mois, son nouvel album. Particularité surprenante, tous les titres forment la bande son d'une bande dessinée croquée par son ami d'enfance. Dit comme ça, on a le sentiment que ces deux là se sentent l'obligation de s'entre-aider, béquille l'un de l'autre pour réussir. Faux ! Archi faux ! Rien n'est plus éloigné de la vérité. Ygaël manie avec un talent fou le pinceau et Hant1s3 impose un style musical unique plein de rage et de finesse. Plus que la bande dessinée de l'un et l'album de l'autre, la vidéo "Zelda like" ci-dessous résume assez bien la complémentarité de leurs talents, un échantillon qui, je l'espère vous donnera envie d'en plus savoir. Juste pour dire, même seul, séparé l'un de l'autre, il faut mettre un "s" à "talent". C'est comme ça. Y a pas de justice !



Parce que, finalement, je ne vous en ai pas dit grand chose, je ne vous laissera pas sans vous proposer de découvrir ces deux âmes sur leur site respectif :

www.hvsh.net
www.egovox-bd.com
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Deuxième prévenu

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