Lundi 14 décembre 2009
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Le 29 mars dernier, je vous faisais part de ma participation sporadique - 80 définitions quand même - à un site qui avait eu la bonne idée, quelques semaines plus tôt, de se lancer dans une grande opération de néologisation des verbes. Un dictionnaire, des mots et des définitions à inventer et vous croyez que j'allais résister ? c'est bien mal me connaître.
Environ un mois plus tard, l'un des responsables du site m'envoyait un mail pour me demander si je serai d'accord pour que quelques unes de mes contributions trouvent leur place dans les pages d'un livre au titre éponyme à celui du site, "le Dictionnaire des verbes qui manquent". Ce n'était pas la première fois que la proposition m'était faite mais, pour diverses raisons, mes petites bêtises n'avaient jamais réussi à dépasser la barrière de l'écran. J'accepte, bien évidement.
Le temps passe et fin octobre un nouveau mail me remet en mémoire l'idée qui finalement verra bien le jour avant la fin de l'année. En pièce jointe, les pages qui recueilleront mes verbes me font de l'œil. Je dois les vérifier et les valider. En attendant qu'Acrobat Reader s'ouvre je me demande lesquelles de mes contributions auront l'honneur du papier et, surtout, combien seront-elles ? Je m'amuse à un calcul rapide. 80 propositions. Bon. Je divise par 2 pour me dégonfler le melon. 40. Ils sont bien mes verbes. Allez, disons une douzaine et je compte serré. Petite chose naïve et prétentieuse ! Le nombre de pages s'affiche sur le côté gauche du logiciel : 4. un définition par page, l'objet est petit comme vous avez pu le voir sur la photo et donc une définition par page, 4 verbes. Avant même de vérifier la sélection, je m'effondre dans mon siège. Je devrais être fier, je suis déçu. Plutôt que de sourire béatement devant un fichier PDF avec des vrais morceaux d'impossible dictionnaire dedans, je me dis que ma production se compose de 95% de déchet. On a de ces réactions, parfois !
Bon, finalement, je les lis ces définitions. C'est marrant mais si il m'avait été imposé d'en choisir 4, ce n'est pas forcément ces verbes là que j'aurai choisi. Et puis, le français, fusse-t-il réinventé, occulte les mathématiques et un petit sourire déforme harmonieusement ma moue déconfite quelques secondes plus tôt.
Tout cela me semble pas mal, je corrige deux ou trois petits trucs et je demande par retour de mail que chacun de mes verbes - le livre étant collectif chaque définition est suivi du nom du contributeur associé - soit signé non pas de mon pseudonyme comme sur le site des verbes qui manquent, Almaterra, mais de l'intitulé "L'impossible dictionnaire". Requête refusée pour je ne sais plus quelle raison. Dommage. Pas grave mais dommage !
Et voilà, il est aujourd'hui disponible. 256 verbes et 4 des miens. Cette fois, je ne m'amuse plus à pourcentager mon concours. Je positive et je souris intérieurement. Je n'ai pas encore reçu mes exemplaires, juste une question de jours, ils viennent de l'île de la Réunion. Je n'ai pas encore eu le plaisir de faire glisser mes doigts sur un livre, le premier, qui doit un peu à mon envie de triturer les mots.
Vous pouvez - vous devez !! - acheter le "Dictionnaire des verbes qui manquent" en ligne - doit-on même employer le verbe "acheter", quand l'oeuvre ne coûte que 5 euros ? Faudrait inventer un verbe pour ça : www.livranoo.com
Publié dans : Mes humeurs à moi tout seul
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"Que c'est triste un baptême. Tout à la joie d'ensemble passer une journée à fêter
l'évènement, les Dieux de la mécanique se sont associés à ceux du mauvais karma et de l'injustice flagrante pour offrir un cadeau au ciel. Les morts de la télé, de toutes petites fourmis tant que
le cœur et l'amitié n'y insufflent un effet loupe qui, dramatique, nous impose un visage, un sourire, une vie et des souvenirs en commun. Et nous offrons nos larmes, maudissant un quotidien qui ne
nous a pas dérouté d'un chemin tout tracé, en boucle, menant nos existences vers une morne délivrance. Un chemin de traverse une fois, de temps en temps, à prendre pour oublier qu'on vit pour
oublier. Trop tard. C'est trop tard quand on y pense. L'effort était pourtant ténu. Aucune possibilité de retourner le sablier. Le grain de sable est mort. La plage ne s'en souciera pas. La vague
rassemble l'indécis. La mer a déjà trop de gouttes salées à son actif. Le soleil se couchera ce soir et se lèvera demain. Pourtant, le ciel ne sera plus jamais comme avant, marqué à jamais par ce
cadeau empoisonné."




