Même c'est vrai, oui !

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www.impossible-dictionnaire.com

Vos définitions dans l'impossible dico ?
A vos commentaires !

10  amateur(s) de bons mots se félicitent en même temps que vous d'être tombé(s) sur ce blog. Ce qui monte le nombre à   visiteurs de bon goût.

Oh j'aime bien...


Mardi 3 novembre 2009
En marge de l'impoli dictionnaire, j'aimerai vous faire découvrir le dernier titre de Kamini avec une sympathique déclinaison d'un gros mot que le monde entier nous envie.


Kamini - Parce qu'on est con
envoyé par larykoko. - Rencontrez plus de personnalités du web.


Ce clip donne également le coup de départ d'une série de citations qui intégreront toutes le mot du jour.

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Mardi 27 octobre 2009
Vous connaissez ma passion pour Vialatte. Pierre Assouline sur son blog du monde.fr y fait référence d'une façon plus que succulente en nous apprenant le lien qui relie l'actuel ministre de l'immigration et l'écrivain auvergnat dont la singularité empêchera d'aucun de suggérer qu'il y aurait eu des problèmes  si ils avaient été plusieurs comme lui.

Article à lire en cliquant ici !

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Samedi 24 octobre 2009
François Corbier me fait rire. Il y a ses chansons, d'accord, mes il y a aussi son blog. Y a pas à dire, le bougre a du talent. J'en veux pour preuve un de ses derniers articles que je me permets de retranscrire en son entier :

"Au rayon poissons de l’hyper, entre celui des huiles de vidange et le stand des préservatifs au chocolat, la vendeuse s’emmerde un peu. Il n’y a pas foule devant son étal pourtant bien sympathique. Filets de sole, crevettes grises, bouquets, langoustines et crabes cuits, langoustes et homards vivants, saumons, colins, raies, roussettes, carrelets, et sur une étagère de polystyrène des harengs en caques, des soupes, et du thon en miettes. Le choix est copieux et je connais tout le monde ! Je veux dire que toutes ces bêtes arrachées aux flots sont déjà passées par mon assiette et que je leur conserve toute mon amitié !
 
La serveuse est agréable. Elle fait bien son boulot et garde le sourire en pesant les filets comme en comptant les coquillages. Elle me tend ma commande et je m’apprête à disparaître au milieu des rayons lorsqu’elle me dit : « Je vous prie de m’excuser, mais est-ce que je peux vous poser une question ? ». Je me doute qu’elle va, à tous les coups, me demander si je suis bien celui qu’elle croit avoir reconnu, et en effet ça ne manque pas sauf qu’elle me dit : « Vous êtes bien Charlie n’est-ce pas ? »… Charlie ?… Mon cerveau tourne à donf ! Charlie ? Qui est ce Charlie ???… J’ai beau fouiller, rien ne me vient ! Charlie ? À part Chaplin, j’avoue ne pas être très féru en Charlie… Charlie Gaul ? Qui se souvient encore de ce champion cycliste ?... Je sens que je vais lui faire de la peine et je n’aime pas trop ça, mais bon sang, je ne suis pas Charlie, et pire, je ne sais pas qui est ce Charlie.

Supposons que ce Charlie soit un escroc qui a refait sa mère de plusieurs dizaines de millions, obligeant la gamine à interrompre ses études pour gagner son maigre pain à l’hyper alors qu’elle était promise à une existence de rêve : Études médicales, un mariage dans la cour de l’Élysée avec le fils Fillon, une propriété à Megève, une autre au Lavandou, un appart à Neuilly.... Sitôt que j’aurai le dos tourné, elle préviendra la gendarmerie locale qui viendra me cueillir à la sortie de la boutique ! Bon d’accord, c’est peu vraisemblable, mais on ne sait jamais ! Et si ce Charlie est un joueur de foot, elle est fichue de me demander de dribbler avec un poisson-lune ! Il y en a justement un, gonflé et couvert d’épines, sur l’étagère derrière elle. J’aurai pas l’air niais, moi qui déteste le ballon ! Sauf quand il est de rouge… Bref, je me vois contraint de lui dire que je ne suis pas Charlie, et je vois son charmant sourire se figer. Son œil file et tourne. La voilà triste d’un coup. Presque empreinte de douleur. Je sens qu’elle ne me croit pas. Pour elle le doute n’existe pas. Je suis Charlie. Et en lui disant qu’elle se trompe, elle estime que je lui fais un petit dans le dos ! Que je la trahis ! Elle me dit : « Mais vous avez bien fait de la télé ? ». Là, impossible de lui dire qu’elle yoyotte de la touffe. Je la conforte dans son idée, mais je lui redis, au risque de la voir s’effondrer en larmes, la tête plongée dans le cabillaud, que je ne sais pas qui est ce Charlie, que je ne suis pas Charlie, et j’ai bien envie d’ajouter que je me bats l’œil de le savoir, mais je suis dans ma journée d’amabilité et je me retiens.

Je la quitte en lui faisant un sourire qu’elle me rend, et à sa façon de me regarder, je sens bien qu’elle m’a reconnu et que c’est sur le nom qu’elle bute, alors pour ne pas la laisser sur une note désagréable, avant de me diriger vers la caisse, je lui dis : « Je suis Corbier. ». « Comment ? » dit-elle « Corbier fais-je ». Et en insistant un peu, mais sans élever la voix, j’ajoute : « Du Club Dorothée »… À cet instant, je vois sa mâchoire basculer, son œil s’arrondir et voilà qu’elle dit : « Oh excusez-moi, je vous avais pris pour quelqu’un de connu. »

On n’est pas grand-chose…"

Je rappelle à toutes fins utiles que l'excellent dernier album - 16 pépites musicales qui vous restent dans un coin de la tête et ressortent, l'air de rien, au grè de vos envies de fredonner sous la douche ou au bureau - de François Corbier, "Presque Parfait", sorti il y a quelques mois est disponible de la façon la plus simple en cliquant ICI !


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Mercredi 23 septembre 2009
Extrait des Chroniques de la Montagne du 26 juillet 1955 d'Alexandre Vialatte, voici un texte de Maurice Bah, première année du cours moyen de l'école primaire d'Abidjan :

La figure du gendarme reflète l'énergie et la bonté, son front est bombé. Ses gros yeux qui ressemblent à ceux d'un hibou sont surmontés de deux sourcils étroits sous lesquels est fixé un nez long et courbé percé par deux grosses narines. Sa bouche est large et on voit souvent des dents blanches quand il parle. Il ne rit pas souvent.

Il a un dos légèrement voûté et un gros ventre. Ses fesses ressemblent à celles de la vache ; ses pieds sont presque deux fois plus gros et plus solides que ceux d'un jeune éléphant.

Quand il est au garde-à-vous, sa grosseur ressemble à celle d'un véritable pneu de Berliet-Diesel. Il est fort et vaillant, ce qui montre que c'est un descendant des Gaulois. Il aime chanter dans sa petite maisonnette.


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Samedi 12 septembre 2009
Il entre dans ma chambre
Par la fenêtre ouverte
Se glisse sous mes draps
Me caresse le ventre
Il me croit endormi
Je ne fais que sanglant
Je me tourne vers lui
Il me montre les dents
DraDraDracula
Reste encore près de moi
Serre-moi dans tes bras
Ne t'en vas pas déjà...cula

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Jeudi 10 septembre 2009
Vous le savez, www.impossible-dictionnaire.com est, comme on dit dans le milieu des séries TV, un spin-off de ce blog qui a vu le jour en février de cette année. Il fallait bien un site spécifique pour mieux vous proposer, par filtrage alphabétique entre autres, les définitions de cette oeuvre à mi-chemin entre le Littré et le litron, un dictionnaire en cycle ou pédique, à poil ou à valeurs, à lire ou à polir.

Depuis quelques jours, c'est plus de 1300 définitions qui vous y attendent. Ça commence à faire, vous ne trouvez pas ? Sachez que, même si régulièrement des mots et définitions vous sont proposées ici, toutes les définitions du site sont inédites au moment de leur création. Autant dire que le blog et le site sont plus complémentaires que supplémentaires.

Pour fêter le mini-évènement, toute la semaine prochaine sera dédiée, à l'instar de la semaine dernière, aux nouvelles définitions de l'impossible dictionnaire.

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Mercredi 9 septembre 2009
Quand mon papa tombe en pâmoison à la première gorgée d'un vin de bonne facture, il n'est pas rare de l'entendre dire, après ses gargarismes d'oenologue : "Aaah , c'est le petit Jésus en culotte de velours". Si le vin est correct il s'agit d'un petit coup de pichtegru, éventuellement derrière la cravate surtout si il s'agit d'une bouteille de derrière les fagots. Mais ce n'est pas tout de boire, encore faut-il se sustenter à grands coups de petits dés de sauciflard et de frometon, le petit frichti idéal.

Moi, j'aime bien l'argot et les expressions de mon papa. Et vous, avez-vous encore en tête mots et expressions de vos darons qui vous ont marqués ? N'hésitez pas à les partager avec nous, les commentaires sont là pour ça !

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Mardi 8 septembre 2009
Parmi mes pêchés mignons se trouvent quelques fromages à l'odeur expressive. Vous savez, ce genre de fromage qui vous demande de vous laver les mains, aussi, après le repas. Des fromages qui devraient être remboursés par la sécurité sociale dans la mesure où non seulement il permettent de suivre les conseils anti grippe A du moment mais qui, en plus, empêchent tout rapprochement physique tout au long de l'après-midi.

Si je vous parle frometon qui tue les mouches, c'est parce que je viens de me faire une belle tartine de cancoillotte, cette spécialité coulante de Franche-Comté qui, par expérience, n'admet pas le trou dans le pain. En me régalant m'est revenu cet air entêtant d'une vieille chanson d'Hubert-Félix Thiéfaine. J'écoutais ça sur une cassette à bande magnétique dans mon Walkman à peine moins gros que "Guerre et Paix" en livre de poche. C'était au siècle dernier. A l'époque, le poète maudit de la chanson française n'avait pas encore rencontré la Lorelei, il mâchait le même chewing-gum sous un ciel couleur de pomme, il était drôle est insouciant ; mais si nous parlons bien du même Thiéfaine.

Histoire de vous prouver la chose, je vous propose le texte de cette chanson mémorable et à sa suite une petite vidéo de la version live de cette même chanson. Il manque juste l'odeur !

Les Bretons ont des chapeaux ronds
Les Parisiens ont le Panthéon
Les Occitans ont Fos-sur-Mer
Et les Lorrains Servan-Schreiber
Les Alsaciennes font des biscuits
Que l'on trouve aussi à Paris
A ces gens là on dit caca
Car ils n'ont pas ce que l'on a

La cancan cancoillotte
C'est un mets bien franc-comtois
Tout en dansant la gavotte
On se beurre la gueule à l'Arbois
La cancan cancoillotte
Ce n'est pas pour ces François
Quand ils viennent avec leurs bottes
On leur dit nenni ma foi

Mon gars tu prends le méton
Que tu verses dans le caquelon
Avec de l'ail, avec du beurre
Avec ton manche, avec ton cœur
Et faut touiller ça c'est sûr
Sinon ça devient de la confiture
La cancoillotte c'est tout un art
Il faut rien laisser au hasard

La cancan cancoillotte
C'est un mets bien franc-comtois
Tout en dansant la gavotte
On se beurre la gueule à l'Arbois
La cancan cancoillotte
Ce n'est pas pour ces François
Tout en pelotant la Charlotte
On la mange avec les doigts

Si avec Charlotte tu vas plus loin
Mets de la cancoillotte sur le traversin
Je te jure mon pote ce truc c'est dingue
Ça t'fout le vertige pour le bastringue
Mais va pas le dire aux étrangers
Sinon ils viendraient nous la piquer
Alors fini la cancoillotte
On ne la trouverait que dans les sexe-shops

La cancan cancoillotte
C'est un mets bien franc-comtois
Tout en dansant la gavotte
On se beurre la gueule à l'Arbois
La cancan cancoillotte
Ce n'est pas pour ces François
Tout en pelotant la Charlotte
On la mange avec les doigts
La cancan cancoillotte
Ce n'est pas pour ces François
Quand ils viennent avec leurs bottes
On leur dit nenni ma foi


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Samedi 15 août 2009
Je sens bien qu'avec un titre comme celui-là, je vais en attirer du pervers de la frite, de l'aficionado de l'épluche-patate, du branleur de chips, du lâcheur de purée. Mais c'est juste que je viens de tomber - par hasard, en doutez-vous ? - sur un de ces jeux débiles dont le web a le secret. Le principe est simple, on vous montre une photo et vous devez indiquer si il s'agit d'une photo de zolis fifilles un peu dénudée ou de sexy féculent aux germes turgescents. Attention, il y a des pièges ! ;-)

Cliquez sur la capture d'écran pour vous rendre sur le site.



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Samedi 15 août 2009
Je me dis parfois que celles et ceux qui arrivent en ces pages comme ça, sans explications, alors qu'ils cherchaient sérieusement sur Google des informations intéressantes et importantes doivent se demander où ils sont tombés. Ils se brûlent au premier degré et évacue fissa en se promettant de nous plus jamais y mettre les yeux ni aucun organe vital, l'intégrité de leur corps leur important autant que l'intégrité tout court. Cours, donc si tel est ton choix. N'empêche qu'avec un peu de recul, la plupart resterait et se plairait ici, j'en suis sûr. Quel ne fut donc pas mon ravissement de tomber sur l'article qui suit, une belle leçon de second degré avec exercice pratique et tout, et tout !

Définition : Le second degré, en opposition au premier degré, qualifie un propos qui ne doit pas être pris « tel quel « , le sens réel pouvant être contraire du sens perçu.

Mais voilà, c’est bien compliqué tout ça, car de nombreuses choses peuvent influer sur le degré d’une affirmation…

Exemple :

- Hello Kitty, c’est pour les pédés.

Difficile, sans plus d’information, de connaitre le degré de cette phrase. Mais :

Stéphane Laplaque, directeur artistique, en couple depuis 9 mois avec Jean Lepretre dit :
- Hello Kitty, c’est pour les pédés.

Maurice, chasseur, veuf, adhérent du Front Nationnal depuis 14 ans, affirme :
- Hello Kitty, c’est pour les pédés.

Sentez-vous la nuance ? Bravo ! La phrase verte est au second degré, la rouge au premier degré.

La suite, à lire d'urgence, est ICI !

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Jeudi 6 août 2009
A se demander si il n'y aurait pas de l'écho sur ce blog. Mais de l'écho qui ne restitue pas à l'identique, de l'écho qui amène un éclairage nouveau, une couleur nouvelle. Mais uniquement avec politesse parce qu'il est bien connu que si tu salues, l'écho peint.

Le fait est qu'il y a quelques semaines, j'ai commis [ici] un pastiche à ma sauce de "l'albatros" de Charles Baudelaire. Ni une, ni deux, ni trois cent vingt sept, Skal a décidé de faire un pastiche du pastiche et voilà ce que ça donne :


Plagiat de l'alma-tros


Souvent pour s'amuser, ce lecteur entre deux pages
Se prend pour l'alma-tros, créateur débonnaire
Des nouveaux mots de l'impossible dictionnaire
Construisant perle par perle cet unique ouvrage.
 
A peine les a t'il déposés sur la page blanche
Que cet aigle des mots jongle avec élégance
entre citations latines et phrases abondance
qui déclenchent chez moi des rires avalanche.
 
Ce voyageur zélé au calame affûté
Sait avec humour répondre à nos coms fêlés
Anastasie étant gentiment muselée
Il nous permet les plus sots comme les plus futés.
 
Ce poète est semblable au Prince du contre-pied
Qui se rit des éléments pour mieux se cacher.
Hermétique il est seul au monde, Sphinx détaché,
Attendant sa mousse servie dans un verre à pied.

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Mardi 4 août 2009
Hier, vous avez découvert la phrase de l'impossible dictorsion tirée d'une fable de Jean de La Fontaine. Comme on ne fait pas les choses à moitié sur ce blog, je m'en vais vous proposer la lecture de cette fable qui s'intitule...

Les Frelons et les Mouches à miel
 
A l'œuvre on connaît l'artisan.

Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent :
Des frelons les réclamèrent.
Des abeilles s'opposant,
Devant certaine guêpe on traduisit la cause,.
Il était malaisé de décider la chose :
Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons
Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs,
De couleur fort tannée, et tels que les abeilles,
Avaient longtemps paru. Mais quoi ! dans les frelons
Ces enseignes étaient pareilles.
La guêpe, ne sachant que dire à ces raisons,
Fit enquête nouvelle, et pour plus de lumière,
Entendit une fourmilière.
Le point n'en put être éclairci
"De grâce, à quoi bon tout ceci ?
Dit une abeille fort prudente,
Depuis tantôt six mois que la cause est pendante,
Nous voici comme aux premiers jours.
Pendant cela le miel se gâte.
Il est temps désormais que le juge se hâte :
N'a-t-il point assez léché l'ours ?
Sans tant de contredits et d'interlocutoires,
Et de fatras et de grimoires,
Travaillons, les frelons et nous :
On verra qui sait faire, avec un suc si doux,
Des cellules si bien bâties. "
Le refus des frelons fit voir
Que cet art passait leur savoir ;
Et la guêpe adjugea le miel à leurs parties.
Plût à Dieu qu'on réglât ainsi tous les procès :
Que des turcs en cela l'on suivît la méthode!
Le simple sens commun nous tiendrait lieu de code :
Il ne faudrait point tant de frais ;
Au lieu qu'on nous mange , on nous gruge,
On nous mine par des longueurs ;
On fait tant, à la fin, que l'huître est pour le juge,
Les écailles pour les plaideurs.

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Mardi 28 juillet 2009
Toute ma jeunesse désoeuvrée de punk rigolard se retrouve dans cette vidéo qui date des années 80. sans doute le premier morceau rock chti de l'histoire. Excellent !

Un petit coucou à Raisin Sec si par extraordinaire il voit cet article.


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Samedi 18 juillet 2009
Qui n'a pas entendu parler des "brèves de comptoir" de Jean-Marie Gourio, l'homme qui a eu la meilleure idée depuis l'invention du dentifrice à vapeur tournante. T'imagines - oui, je te tutoie parce que je suis dans l'ambiance troquet et p'tite chopine - que le gars s'est trouvé comme travail de se pointer tous les jours dans un bistrot pour écrire ce qu'il entend. C'est fort ! Remarque, le talent c'est aussi d'avoir la bonne idée avant tout le monde. Tu crois que si il attrape une cirrhose, ça passera comme accident de travail ?

A vrai dire, j'en parle mais, honte à mézigue, j'ai jamais lu. Je suis juste tombé sur un site qui compilait quelques brèves. Alors, dans un premier temps, pas bégueule, je vais vous en faire profiter et puis, quand même, je pense que je vais faire péter le recueil parce que faut admettre que ce qui suit se boit comme de la petite bière.

Allez, c'est ma tournée !


Tu me dis quand c'est 7 heures, ce soir je rentre sinon je vais me faire arracher les yeux.
- Il est huit heures.
- Merde ! Depuis quand ?


Ça m'énerve, depuis ce matin j'ai l'impression qu'on est vendredi.
- On est vendredi.


L'écrivain qui a le Goncourt, c'est comme s'il gagnait au loto, sauf qu'en plus faut écrire un livre. C'est chiant comme jeu.


Le savoir s'apprend, alors que l'intelligence ne s'apprend pas, l'intelligence c'est con si tu préfères.


La tuberculose n'existe plus parce que personne ne l'attrape, c'est un peu le contraire des papillons...


Laisse tomber va... tourne la page...
- Ta gueule ! Ma vie c'est pas le bottin !


Personne a le droit de juger quelqu'un, pauvre con !


J'envoie jamais de carte postale, les mecs des P.T.T. peuvent lire si t'as un temps de merde et ça les regarde pas.


Dans les journaux, c'est que du baratin, mais t'as que ça pour t'informer alors que veux-tu...


Les goûts et les couleurs sont dans la nature, en ville t'as rien !

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Jeudi 18 juin 2009
"Le timbre-poste est au confluent, non pas du vrai , du beau, du bien, mais de l'inutile, du poétique et des obligations postales. Il est inutile comme le beau, il est poétique comme le rêve, le chiffre et la spéculation. On n'a pas pu trouver à quoi il sert exactement : les uns le collent sur des lettres, d'autres sur des albums ; d'autres encore l'exposent, d'autres le fourrent en vrac dans des enveloppes jaunies, d'autres le vendent au kilo ; on est allé jusqu'à penser qu'il guérit la tuberculose ; des enfants en proposent qui atteindrait ce but : "Mais je ne sais pas, m'a dit le dernier qui m'n offrit, où on se les colle." Peut-être en fait-on des tisanes. Bref, la situation est obscure. Le timbre-poste reste encore à expliquer."

Les Chroniques de la Montagne - 1er février 1955

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Deuxième prévenu

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