J'ai une honte à vous avouer. Je n'arrive pas ne serait-ce qu'à penser à l'idée d'écrire un haïku. Pourtant, vous savez que je me complais dans le succinct. Pour moi, il n'y a pas de pépin pour le
bref. Je me targue d'être un éjaculateur précoce de l'écriture, le plaisir du début de lecture n'étant jamais bien loin du plaisir de fin. Au moins, je ne puis être trahi par un résumé. Concis,
condensé, compendieux, du moment que c'est con, ça me va. Je suis un TGV en Suisse : "Attention au départ, tout le monde descend !"
Peut-être que j'ai peur d'ennuyer après tout. Mais "les plus courtes sont les meilleures ", c'est moi qui l'ai inventé peut-être ?
Enfin bref (encore là, çui-là ?), tout ça pour dire que les haïkus, jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas pour moi. Partant de cette constatation, et pour ne pas rester sur un échec, je me suis
inventé ma propre forme de poème. Rien de très original, quatre vers et pis c'est tout. Cette rubrique se nommera donc, sauf si vous trouvez mieux, "Un ver ça va. Quatre vers, bonjour le poète qui
est en toi." Comme pour chacune des rubriques de ce blog, elle n'est pas uniquement tournée vers ma modeste production. J'aimerai même beaucoup que vous me fassiez parvenir vos "quatre vers" et je
mettrai en ligne ceux qui me sembleront les plus réussis. Pour l'heure, à tout seigneur tout honneur, c'est bibi qui s'y colle.
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Sur le pupitre, le peintre dépose son œuvre aux couleurs à venir.
Sous la sous-pente, le pitre écrit sa prose aux doux éclats de rire.
Au croisé des chemins, les muses s'émeuvent et rient.
la plume et le pinceau caressent ventre et esprit.
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