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  amateur(s) de bons mots se félicitent, comme vous, d'être tombé(s) sur ce blog. Au total, ça fait quand même   visiteurs de bon goût.

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Vous Avez Raté...

24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 11:23
Suite à la lecture sur un forum du message d'un artiste underground qui se plaignait des étiquettes que l'on pouvait lui coller, je me suis mêlé à la conversation. Bien que je sois en partie d'accord avec lui, une juxtaposition dans ses propos me semblant contraire m'ont fait sortir de mon rôle de lecteur passif :

"les gens coincés et aveuglés par les mouvances dans lesquelles ils se complaisent (tout en ne respectant pas ce qui ne correspond pas à leurs "idéaux") ne sont pour moi que des carcasses vides dénuées d'intérêt... C'est valable pour toutes les cultures qu'elles soient artistiques, religieuses, sociales, littéraires etc... Il y a du bon à prendre partout et des blaireaux, partout aussi, malheureusement !"

Et l'artiste terminait pas un grand "Vive la liberté !"

Mais la liberté ne permet-elle pas de coller des étiquettes même si, encore une fois, je comprends la pensée de son auteur ?

Je lui ai simplement répondu ceci : "La liberté ne permet-elle pas d'éventuellement choisir sa dépendance ?".

En postant cette question sibylline, je souhaitais simplement provoquer une réaction.

La voici : "La liberté permet également l'intolérance, la bêtise, le courage, la lâcheté et bien d'autres choses... Et comme beaucoup se permettent la liberté de m'ignorer parce que je n'ai pas choisi de camp....j'ai choisi la liberté de les emmerder... La liberté est un terme générique employé à tort et à travers..."

La réponse me suffisait. Mais je me suis quand même fendu d'une petit boutade : "Pour ma part, je pense que la Liberté sera une vue de l'esprit tant que l'attraction sera universelle..."
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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 00:51
De nos jours, à la télé, on dit "On ne peut pas plaire à tout le monde" mais ça a quand même plus de gueule quand c'est écrit par La Fontaine, non ?
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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 00:47

Quand j'aurais en naissant reçu de Calliope

Les dons qu'à ses Amants cette Muse a promis,

Je les consacrerais aux mensonges d'Esope :

Le mensonge et les vers de tout temps sont amis.

Mais je ne me crois pas si chéri du Parnasse

Que de savoir orner toutes ces fictions.

On peut donner du lustre à leurs inventions ;

On le peut, je l'essaie ; un plus savant le fasse.

Cependant jusqu'ici d'un langage nouveau

J'ai fait parler le Loup et répondre l'Agneau.

J'ai passé plus avant : les Arbres et les Plantes

Sont devenus chez moi créatures parlantes.

Qui ne prendrait ceci pour un enchantement ?

"Vraiment, me diront nos Critiques,

Vous parlez magnifiquement

De cinq ou six contes d'enfant.

- Censeurs, en voulez-vous qui soient plus authentiques

Et d'un style plus haut ? En voici : "Les Troyens,

"Après dix ans de guerre autour de leurs murailles,

"Avaient lassé les Grecs, qui par mille moyens,

"Par mille assauts, par cent batailles,

"N'avaient pu mettre à bout cette fière Cité,

"Quand un cheval de bois, par Minerve inventé,

"D'un rare et nouvel artifice,

"Dans ses énormes flancs reçut le sage Ulysse,

"Le vaillant Diomède, Ajax l'impétueux,

"Que ce Colosse monstrueux

"Avec leurs escadrons devait porter dans Troie,

"Livrant à leur fureur ses Dieux mêmes en proie :

"Stratagème inouï, qui des fabricateurs

"Paya la constance et la peine. "

- C'est assez, me dira quelqu'un de nos Auteurs :

La période est longue, il faut reprendre haleine ;

Et puis votre Cheval de bois,

Vos Héros avec leurs Phalanges,

Ce sont des contes plus étranges

Qu'un Renard qui cajole un Corbeau sur sa voix :

De plus, il vous sied mal d'écrire en si haut style.

- Eh bien ! baissons d'un ton. "La jalouse Amarylle

"Songeait à son Alcippe, et croyait de ses soins

"N'avoir que ses Moutons et son Chien pour témoins.

"Tircis, qui l'aperçut, se glisse entre des saules ;

"Il entend la bergère adressant ces paroles

"Au doux Zéphire, et le priant

"De les porter à son Amant.

- Je vous arrête à cette rime,

Dira mon censeur à l'instant ;

Je ne la tiens pas légitime,

Ni d'une assez grande vertu :

Remettez, pour le mieux, ces deux vers à la fonte.

- Maudit censeur, te tairas-tu ?

Ne saurais-je achever mon conte ?

C'est un dessein très dangereux

Que d'entreprendre de te plaire. "

Les délicats sont malheureux :

Rien ne saurait les satisfaire.

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Published by Jean de la Fontaine - dans Textes et chansons
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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 00:27

J'ai cru en notre amitié comme on croit au Père Noël. Seulement, je n'ai jamais eu le sapin ni les guirlandes et encore moins les cadeaux. J'ai seulement les boules. J'avais naïvement oublié que quelque soit le monde, pailletté ou quotidiennement terne, le Père Noël n'existe pas.

Il n'y a pas d'amitié sans réciprocité. En l'espèce, il y a juste des mirages dûs moins au soleil sec du désert qu'aux feux de la rampe. On y croit parce que on a envie d'y croire, parce qu'on veut y croire, parce qu'on a besoin d'y croire.

Cela commence par un geste simple - presque à la Robin des bois – un geste de défense, une attaque que l'on se sent l'envie, la volonté, le besoin de contrer. Parce que l'on se croit détenteur d'une vérité, de le seule vérité à laquelle on croit profondément, celle du cœur.

Et sans aucune arrière pensée, sans volonté de calcul, sans l'idée même que l'amitié puisse naître de ce geste anodin, on s'installe derrière son écran et on passe des heures, des jours à se battre contre des moulins à vent. Et, miracle, le vent tourne. Le souffle de rébellion et d'amour que vous avez créé trouve un écho auprès d'un certains nombres de gens, on ne parle pas encore de fans.

Porté par le nombre, on se sent plus fort. On ose. On se bat contre les éliminations potentielles. On fédère. On parle. On crie. On postillone sur tous les fronts. Le geste devient victoire. L'ombre à la rescousse de la lumière.

Comme il faut bien une fin, un jour le geste devient vain. Mais un premier miracle – mirage ? – se produit sous la forme d'un coup de téléphone. Le geste se transforme en émotion, celle que l'on ressent quand on reçoit un cadeau de Noël en étant persuadé pour la dernière fois de sa vie que c'est un gros barbu qui nous l'a apporté en passant par une cheminé qui pourtant n'existe pas. N'était-elle pas belle cette naïveté qui nous empêche de nous poser les vraies questions afin de mieux vivre une existence qui ne vaut sans doute pas d'être mené naturellement à son terme sans elle ?

La lucarne a fait son effet. Le geste continue sa lancée. La tournée va nous faire rencontrer.

Je me souviens de cette interview faite en commun où il avait été dit ce que j'avais osé croire comme une déclaration d'amitié. Cela ajouté à la confiance dont tu m'honorais m'a conforté dans l'idée que le geste était devenu lien, un lien fort, indéfectible, un lien d'une intense vérité.

Ecrit comme cela et vu de l'extérieur, cela semble tellement improbable. Seulement, parfois, les choses arrivent parce qu'on a envie d'y croire, parce qu'on veut y croire, parce qu'on a besoin d'y croire. Et à force d'y croire, le miracle devient tangible, l'improbable devient possible, le geste devient fort.

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Published by Almaterra - dans Textes et chansons
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 20:34
Pour tout dire, ça me titillait depuis un bon bout de temps. A vrai dire, j'ai toujours aimé écrire, de la période adolescente tourmentée aux poésies nihilistes jusqu'aux mails d'une banalité tranquille juste pour dire que "ça va bien et qu'à part ça, ben... ça va bien, quoi !!" en passant par ces coups de gueule incendiaires - j'ai toujours trouvé que mon "style" prenait de l'épaisseur et de la grandiloquence dans les moments de noirs écrits - que je pouvais ça et là mettre en ligne au détour d'un forum ou d'un site "ami" exprimant mécontentements et explications rarement comprises.

Mais en vieillissant, je me suis senti impropre aux mots. Par baisse de régime ou par excès de réalisme, la plume m'est tombée de l'esprit et le pays de mon âme s'est retrouvé orphelin d'encre.

C'est que je ne sais pas - ne sais plus ? - si ce que j'écris, je pense ou simplement je soupçonne d'être juste est partagé ou partageable à défaut d'être, oh joies mégalomanes suprèmes, admiré ou admirable.

L'incertitude me pèse et, à ce titre, j'ai décidé de mettre un peu de mon âme en bouteille.

Voguent les mots,
blog le flot,
vagues en mon sceau,
blagues au radeau.

Pas terrible terrible, hein ! Mais par ce premier message, vous êtes prévenus ! ;-)
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