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L'Impossible Dictionnaire, c'est aussi...

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  amateur(s) de bons mots se félicitent, comme vous, d'être tombé(s) sur ce blog. Au total, ça fait quand même   visiteurs de bon goût.

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Vous Avez Raté...

20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 04:32

Année après année, éteindre des bougies dans un souffle assassin tamisant peu à peu votre flamme intérieure sous des volutes de fumée, de la crème chantilly et des rires désaccordés. Rien n'est plus déprimant que de fêter à date fixe le cheminement vers l'inéluctable. Alors on boit. On boit pour oublier que les bougies deviennent pas à pas plus nombreuses que les années qui viennent, les souffler n'y changera rien. On noie la boule au ventre sous un jet acide visant à abolir toute lucidité. On se pique la ruche pour faire taire les abeilles, les requins et les mouches. On se rince la dalle, en prévision. Bises, cadeaux et tapes dans le dos, ingrédients magiques cautérisant la plaie ouverte, perméable, poreuse. Le sablier pourtant ne reconnait pas ce jour comme étant chômé. Juste une pathétique tentative de rendre joyeux l'horizon funeste.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 04:15

En ce jour de vendredi 13, la question peut se poser sous une échelle ou le dos cambré d'un chat noir mort : malheur ou bonheur ? Sans être superstitieux, le cartésien que je suis s'encombre l'esprit de la chose, comme l'athée que je suis se passionne pour les religions et l'ésotérisme.  Autour de moi, chacun y va de son ticket de loto salvateur ou de sa méfiance exagérée en ce jour qui trouverait son origine dans le massacre des templiers, à l'époque des temps pliés.

Ce que je me demande, c'est est-ce que nous avons toutes les cartes en main pour comprendre les superstitions ? Et si la logique n'y avait pas pied, tout simplement parce qu'il n'y a pas d'eau, manque de mots, de l'eau jusqu'aux mollets, cachés pour ne pas comprendre. Parce que comprendre ce n'est plus croire mais savoir. Et si les vrais superstitions complétées donnaient ceci :

- Avoir un chat noir dans la gorge.
- Passer sous une échelle de Richter magnitude 13.
- Ouvrir un parapluie à l'intérieur de son ou sa partenaire.
- Le couteau de cuisine porte-malheur entre les omoplates.
- Renverser une salière sur une plaie ouverte.
- Se lever du pied gauche cassé.
- Casser un miroir sur la tête de son patron.
- Toucher du bois d'un cerf en période de rut.

Alors qu'à l'inverse le 13ème mois porte-bonheur à son portefeuille.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 04:34

slam2.jpgJe me permets, en préambule de mon explication à cette question existentielle, de pomper une grande partie d'un article du corbiblog (complet à partir de ce lien) qui a été le déclencheur d'un mail que j'ai envoyé à François Corbier et que je partage avec vous un peu plus bas.

"J’allais attaquer la quatrième chanson, « Pour Dieu » qui n’est pas ce que je fais de plus comique… lorsque surgit un type en slip qui se met devant moi en s’appliquant à faire tomber son bénard face la foule… Bien sûr, je m’arrête de chanter et j’attends que le gugusse ait terminé ses singeries pour reprendre mon boulot. En fait son exposition ne dure pas et d’ailleurs elle ne fait rire personne, sauf une demoiselle qui découvrant la taille ridicule du « monsieur » du monsieur s’est rappelé qu’il en existait de plus spectaculaires… puis, va savoir pourquoi, voilà que notre exhibitionniste, sans doute fan de Cali plonge dans la foule !

Là je fais un aparté car, un coup, on me dit que cette figure de style qui consiste à faire de la marée humaine un équivalent nautique s’appelle un slam, et le coup suivant on m’affirme qu’il s’agit d’un pogo ! Amis spécialistes du plongeon dans la foule mouvante, vous voudrez bien choisir le mot qui correspond à la figure décrite et me signaler son nom, je vous en remercie. Fin d’aparté.

Voilà que notre garnement nu comme un ver, plonge dans la foule. J’ai déjà vu des chanteurs faire ça, c’est assez ridicule et je me demande combien de personnes auraient été écrasées par Dario Moreno s’il avait pratiqué cet art à l’époque de sa splendeur ?... Lorsque 120 kilos de viande vous déboulent avec élan sur le râble, ça doit faire un curieux effet… Bon bref, le jeune homme au slip en peau de fesses plonge dans la foule, laquelle, pas très au courant de l’attitude à observer en pareil cas s’écarte, et notre ami découvre à ses dépens que Newton et sa loi de la pesanteur c’est pas du pipeau et qu’il est préférable lorsqu’on désire vérifier celle du vieil Archimède, de plonger dans l’eau d’un bassin plutôt que sur la dalle de béton d’un hangar ! Souvent des jeunes en âge scolaire se demandent à quoi peuvent bien leur servir d’apprendre toutes ces lois… en me lisant avec un minimum d’attention ils le sauront !

Le jeune homme ne s’est pas envolé. Il est tombé. Lourdement. Pitoyablement ! Vous ne me croirez pas si je vous dis que le bruit de la rencontre du crâne du plongeur en mouvement avec le sol du béton fixe s’est avéré être d’une grande pureté, et vous aurez raison ! Ce fut moche. Très moche. Un sale bruit sourd. Terne. Qui a pourtant résonné, et le nageur ne s’est pas relevé. Il est resté là pendant quelques minutes, entouré de personnes silencieuses, puis, le Samu est arrivé et l’a emporté. J’ai repris ma guitare et j’ai fini le boulot.

Je n’ai pas aimé cette histoire et j’espère qu’elle ne se reproduira pas, mais si ça le devait, je préférerais que les programmateurs locaux aient l’amabilité de prévoir une scène moins haute. Genre vingt centimètres au dessus du sol. Je présume qu’alors, si un athlète décide de plonger par dessus la tête des spectateurs et que ceux-ci s’écartent pendant son envol, le « nageur de foule » aura le temps de se rétablir et qu’à l’imitation de notre Seigneur Jésus-Christ, il se contentera de marcher sur les flots.

Ce qui, on voudra bien en convenir, est nettement plus rigolo que s’écraser comme une merde !"


Et donc, afin de ne pas laisser mon François dans l'ignorance, je me suis fendu du mail que voici :

Ça fait un petit moment que je ne t'ai pas écrit mais quand on n'a pas grand chose à dire, y a rien de mieux que le silence pour s'exprimer. Je vois, de temps en temps, une fan qui t'écris sur ton Facebook juste pour te dire bonjour et t'envoyer des bisous. Certes l'attention est charmante mais je ne suis pas de ceux qui délayeront pendant des plombes sur la météo ou la dernière robe du pape. C'est sans doute pour ça que je me suis acheté une tondeuse, de peur d'avoir à mettre les pieds, la tête et ce qui se trouve entre les deux chez un coiffeur qui se sent l'obligation de faire la conversation entre deux souffleries sauvages de sèche-cheveux.

Je voulais juste t'apporter réponse à une question primordiale soulevée lors d'un de tes derniers récits du Corbiblog, à savoir si s'envoler gracieusement sur des mains tripoteuses lors d'un concert, c'est, non pas du lard ou du cochon mais, du slam ou du pogo. Le pogo - qui n'est plus à la mode depuis qu'on écoute Europe 1 sur la FM - est une danse punkisante qui consiste à sauter et se bousculer aux rythmes d'une musique énervée. Elle tire son nom, nous apprend Wikipédia, du "pogo stick", ce fameux jouet à ressort qui permet de sauter verticalement et aurait été inventée par Sid Vicious, bassiste overdosé des Sex Pistols, lors des concerts du groupe et les fans l'auraient imité.

En tant que bassiste, il pratiquait sans doute le slap, frappant de coups secs et rapides les cordes de son instrument avec le pouce. Mais il ne pratiquait pas le slam qui, c'est vrai, est une variante du pogo qu'on nomme aussi "crowd surfing" ou de façon plus explicite "body surf", l'art de sauter d'une scène sur la foule pour surfer allonger sur le public. Encore faut-il que les spectateurs jouent le jeu. Autant ils seront open pour tripoter les fesses de la belle choriste ou toucher leur chanteur préféré et lui découvrir la religion autant ils ne seront peut-être pas d'accord pour supporter le poids de n'importe quel glandu puant la bière au risque de se voir vomir dessus pendant le transport. Dans ce dernier cas, ils déclineront collégialement et poliment l'invitation ,faisant un pas en arrière de peur d'être éclaboussé par l'individu que le speed-dating avec le béton rendra quelque peu circonspect mais assurément giclant. Ce n'est pas un hasard si on appel également "slam" une chute violente en skateboard.

L'individu meurtri devant tant d'incompréhension se remettra de ses blessures en écrivant dans sa chambre d'hôpital de longs textes poignants qu'il interprétera sur scène tranquillement derrière sa canne sous le pseudonyme de "Grand corps malade". Ça s'appelle du slam.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 04:12

Au départ, il y a un blog, comme on en rencontre tant au détour d'un clic hasardeux, mélangeant humeurs et humour, découvertes et chaudement vêtues, citations intelligentes et situations gênantes.

Puis arrive début 2007, "L'impossible dictionnaire", un dictionnaire avec des mots et des définitions où tout est faux… sauf, peut-être, ce qui est vrai.

Impossible n'est pas le seul qualificatif que l'on peut associer à ce dico : loufoque, barré, rigolo, non-sens, humoristique, intelligent, porte-nawak voire pathétique, stupide, idiot, irresponsable. Il est tout et son contraire, et l'inverse du contraire de tout, et la revanche du fils du retour du contraire de l'inverse de tout.

Un peu plus tard, des dessinateurs de tous horizons prêteront pendant quelques temps leur talent en illustrant les mots et définitions de leur choix.

Puis les néologismes s'invitent dans la danse des mots de l'impossible dictionnaire en lui conférant une image plus déjantée encore.

Depuis vous êtes conviés à participer à l'impossible dictionnaire en proposant vos mots, néologismes et définitions. Les meilleures contributions font l'objet d'un article avec citation de l'auteur et de l'adresse de son blog.

Cette présentation ne serait être complète sans la fameuse discussion temporelle qui orna pendant quelques mois la façade de l'établissement : 


"Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire."
(Victor Hugo - 1856)
"J'ai mis un beau nez rouge au vieux dictionnaire." (Almaterra - 2010)

"Rien n'est plus imminent que l'impossible." (Victor Hugo - 1863)
"Rien n'est plus marrant que l'impossible dictionnaire." (Almaterra - 2010)

"T'as pas fini de copier tout ce que je fais ?" (Victor Hugo - 2010)
"C'est çui qui l'dit qui y est !" (Almaterra - 2010)

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 04:47

Pour les plus étudiants d'entre vous, le rouge et le noir qui habillent depuis hier ce blog ne sont pas sans rappeler de sombres heures de lectures déprimantes dans l'optique d'une fiche de lecture. Les plus trentenaires d'entre vous auront fredonné le titre de l'article en complétant les points de suspension par une suite que Stendhal n'aurait pas reniée. Et après on dira que les jeunes sont moins cultivés que leurs aînés.

L'impossible dictionnaire s'orne désormais de ses habits de printemps, certes un peu sombres mais n'oublions pas que derrière le rouge du nez de clown se cache souvent une âme déchirée à la noirceur de jais.

Pour l'auteur du roman "Le rouge et le noir", c'était tout le contraire. Romantique en écriture et coussin-péteur en privé. Sacré Stendhal, pas le dernier pour la déconne ! N'oublions pas que Julien Sorel se retrouva secrétaire de Monsieur de la Molle. Ah le con !

Et puis après, il a écrit "Le rose et le vert". Véridique ! Heureusement qu'on l'a arrêté parce qu'il était capable de faire tout l'arc en ciel, lui !

Enfin tout ça pour dire que les couleurs du blog ont changé alors que vous l'aviez remarqué en arrivant. M'en fous, j'irai plus haut que ces montagnes de couleurs, d'abord, alors...

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 04:37
Je porte en moi le projet de l'Impossible Dictionnaire depuis plus de 20 ans. Au départ, un cahier à gros carreaux se remplissait uniquement de définitions de mots commençant par "A". C'est que je suivais l'ordre du vrai dictionnaire et je m'arrêtais sur les mots qui m'ouvraient l'appétit, je les mâchais, les mastiquais et les recrachais avec des définitions nouvelles tantôt rigolotes, ou supposée comme telles, tantôt poétiques. L'achat d'un ordinateur m'a permis de troquer le cahier contre les disquettes. Puis le soc s'est ramolli dans le sillon. J'ai perdu le goût quand il a fallu investir du temps pour gagner une vie qui me semblait acquise pourtant depuis ma plus tendre enfance.

Comme je l'ai écrit dans le tout premier article de ce blog : "En vieillissant, je me suis senti impropre aux mots. Par baisse de régime ou par excès de réalisme, la plume m'est tombée de l'esprit et le pays de mon âme s'est retrouvé orphelin d'encre."

C'est pas carrément la classe de s'auto-citer ?

Le net, les blogs, l'ouverture d'un carton remplies de vieilles disquettes et l'envie est revenue.

C'est à cette époque que la ligne éditoriale du dico a changé. Au départ, les mots étaient de vrais mots du dictionnaire et je ventdefolais les définitions. Un concours de néologismes fut le déclencheur d'une vision différente et élargie du projet. J'allais également inventer des mots. L'an dernier, uniquement sur le site de l'impossible dictionnaire, j'ai ouvert une nouvelle voie, celle des locutions latines que je reprendrais, peut-être un jour, sur ce blog.

L'envie de lire m'a quitté pratiquement en même temps que l'envie d'écrire mais elle est revenue un peu plus tard. J'écris au super mais je lis au gasoil.

Quelques membres de ma famille avait eu les faveurs de quelques unes de mes définitions mais c'est le blog qui m'a donné l'occasion de partager pour la première fois mes mots, à visage caché et à confortable pseudonyme. Aujourd'hui encore, je ne sais pas ce que je vaux (ça s'écrit comme ça vaux ?), si mes petites bêtises sont drôles ou affligeantes, si je passe pour un gros con ou pour un habile jongleur de mots. Sans doute, la vérité se situe-t-elle entre ces deux extrêmes, comme toujours.

Le fait d'avoir eu, d'avoir toujours j'espère, des lecteurs réguliers a positionné l'aiguille de mon doutomètre vers la fierté plutôt que la honte. Mais c'est pas encore gagné. Les jours avancent, l'amplitude de l'aiguille s'amenuise mais elle a une foutue tendance à être aimantée par le doute.

Il y a quelques mois, j'ai eu les honneurs du "Dictionnaire des verbes qui manquent" qui, passant de blog à livre papier, a choisi quelques unes de mes contributions à leur site pour les coucher d'encre. Mon pyrrhonisme connût son printemps en hiver, fondant comme neige au soleil. Je tiens ici à remercier mon dictionnaire des synonymes qui m'a permis de placer dans ce texte un mot dont je ne soupçonnais pas l'existence à l'ouverture de l'article.

Depuis, je suis la vie de ce petit livre. Pas de nouvelles directes des fondateurs du dico mais je passe régulièrement sur le site, je suis abonné à la page Facebook, etc.

La semaine dernière, j'ai découvert avec joie qu'un entretien d'une vingtaine de minutes était consacré à l'objet par une émission de RFO Réunion (visionnable en entier ici), l'idée originale du DDVQM provenant de cette île magnifique.

Présentation, exemplage, et puis est cité un "quelqu'un" qui a dit sur son blog : "Le 29 mars dernier, je vous faisais part de ma participation sporadique - 80 définitions quand même - à un site qui avait eu la bonne idée, quelques semaines plus tôt, de se lancer dans une grande opération de néologisation des verbes. Un dictionnaire, des mots et des définitions à inventer et vous croyez que j'allais résister ?" (le reste de l'article est ici)

Je reconnais mes mots. Bon, c'est juste un début d'article, rien d'original, rien de drôle, de pertinent ou d'intelligent mais ce sont mes mots. Je crois que c'est la première fois que j'entends quelqu'un que je ne connais pas me citer. Et à la télévision, en plus !

Bon, alors, oui j'ai eu le petit sourire que j'ai voulu tout de suite réprimer, par habitude, même si personne ne m'observait ; oui j'ai senti une vague de fierté que j'espère bien placé me monter aux joues puis aux yeux ; oui j'ai appelé ma petite famille pour leur faire écouter un par un le passage en question.

Sauf que... quand David, l'interviewé au bien joli prénom, a repris la parole, c'est pour me confondre avec quelqu'un d'autre. Un sentiment mitigé m'a assailli. Mon "talent" euphorisait pendant que mon ego se caressait un genou écorché.

Sans prétendre au statut de Caliméro en chef, je me suis quand même attelé à un petit montage des meilleurs passages de l'entretien que j'ai agrémenté, le moment venu, d'une chtite explication afin de rectifier la bévue.


Le dictionnaire des verbes qui manquent
envoyé par ameland. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 04:33
Si vous avez trouvé amusant de chanter le titre de cet article avec la voix de Johnny Hallyday, je vous prierai de quitter sereinement cette page en n'oubliant pas de fermer la porte, merci.

Toutes ces marques, toutes ces enseignes qui souhaitaient insuffler un vent futuriste, avant-gardiste, précurseur dans leur nom en y ajoutant "2000" à la fin ont quand même pris un sacré coup de vieux maintenant que l'on sait que le bug n'a pas eu lieu, que les voitures ne volent pas et que la conquête spatiale manque de budget pour satisfaire les visionnaires du 20ème siècle. Quelques malins ont troqué le 2ème pour le 3ème millénaire mais je me demande si ce n'est pas encore plus ringard.

Rien ne se démode plus vite que le futur. Ce blog, par exemple, ne se démode pas. Surtout parce qu'il n'a jamais été à la mode. C'est le 21 mars 2006 qu'il ouvre avec une idée directrice qui évoluera environ un an plus tard. De l'envie poétique, il passe à un registre plus zygomatique. Peu de visiteurs au début. Normal. Un peu plus après. Logique. Le record aura lieu en juillet 2007 avec une journée à plus de 4000 visiteurs. Royal. Depuis, routine, manque de renouvellement, une absence prolongée et sans doute d'autres raisons que je n'ai pu déterminés n'ont jamais pu faire décoller le nombre de visiteurs du blog.

Aujourd'hui, si 200 visiteurs viennent sourire ou rire en ces lieux, c'est le Nirvana. J'essaye pourtant de ne pas ennuyer, d'aller directement à l'essentiel en un minimum de mots mais ça ne décolle pas. Pas facile de tenir sur la longueur quand on sent l'encéphalogramme plat, les fidèles journaliers devenir hebdomadaires puis mensuels puis... Pas facile de conserver le feu sacré quand le plus fidèle des fidèles tire sa révérence sous de fallacieuses raisons à base de repos éternel. Pas facile d'être au top quand on sent que le temps passé mène au flop.

Bien sûr, j'exagère. Tout n'est pas toujours si noir et parfois, au détour d'un commentaire, un trait de génie redonne du baume au coeur. Ca fait plaisir d'être lu par des gens de qualité. Mais cette qualité, je ne peux la reconnaître que si le lecteur devient commentateur. Et les commentaires, ces derniers temps, se sont quelque peu raréfiés. Sans doute, en partie à cause de la modération qui, je le comprends, n'est pas au goût de tout le monde. Pourtant ceux qui continue en commenter savent qu'il est plus question d'un filtre à très grosses mailles que de censure.

Parallèlement, le site de l'impossible dictionnaire, quant à lui, explose après pile-poil un an d'existence. Va comprendre, Charles !

Bref, tout ça pour dire que ceci était le 2000ème article du blog.
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 02:37
"Plus beaucoup de commentaires !" disait un des derniers commentaires du blog. Il fut un temps où chaque article donnait lieu à une ou plusieurs dizaines de réactions enflammées du blogorat. Pas des dizaines de commentateurs mais des dizaines de commentaires.

Bon, c'est vrai, souvent, ils venaient du même, un fidèle. Ceux qui côtoient régulièrement le blog connaissent et apprécient l'humour de Skal. Claude, de son prénom, est arrivé un jour sur le blog pour ne plus jamais le quitter... jusqu'à aujourd'hui. Claude Ne laissera plus jamais de commentaires. Claude ne m'enverra plus des mails disant en substance : "Oh, le con ! Tu m'as bien fait marrer !" Et puis le nombre de fois où il m'envoyait des mails dont le sujet était "fôôôôôte !" en m'y exposant par le détail les fautes d'orthographe de l'article mis en ligne le jour même. Qu'est-ce que je vais devenir sans mon correcteur d'orthographe préféré ?

J'ai eu le plaisir de le rencontrer dans la vie réelle à deux reprises lors de repas pour le moins arrosés. Des soirées inoubliables. C'est lors d'une de ces soirées que j'ai appris qu'il était malade et que mes petites conneries l'aidaient à tenir le coup. Je ne l'ai pas montré, c'est con, mais qu'est-ce que j'ai été fier de ça. Il arrêtait pas de parler, de me vanner, de me titiller. Il m'a dit qu'il m'aimait bien mais je ne me souviens plus lui avoir répondu. Je pense - j'espère - qu'il n'a pas été dupe de mes silences.

J'écris beaucoup mais je parle peu. C'est comme ça. Lui il écrivait beaucoup, parlait beaucoup, écrivait bien et parlait bien. Il avait eu une vie riche que j'ai découvert progressivement. Je ne sais pas si tout ce qu'il me racontait était vrai mais, après tout, ce n'était pas le plus important. Je l'aimais bien aussi, Claude. Il va cruellement me manquer, lui qui n'en ratait pas une.

Je ne trouve pas les mots. J'ai peur de dire des banalités et il mérite tellement mieux. Juste je suis triste et quand je suis triste, je banalise du verbe.

Comme un con, hier, j'ai mis en ligne un article sur les anges. Me la faites pas avec les machins prémonitoires. Pis de toute façon, je suis sûr que ça lui irait pas les ailes. L'aurait pas l'air con, le Claude, avec sa petite robe immaculée et sa petite auréole sur la tête. J'y vois plus des petites cornes, mais au Paradis quand même, faut pas déconner !

Je ne vous demanderai pas d'observer une minute de silence parce que c'est pas facile à observer, une minute de silence, c'est invisible, ça fait pas de bruit et c'est inodore. J'aimerai simplement qu'en hommage à Claude, comme au bon vieux temps, ben, vous laissiez des dizaines de commentaires, uniquement sous cet article, juste pour le faire marrer là où il est.

Et puis, j'ai encore en réserve quelques unes de ses contributions que je distillerai régulièrement, pour qu'il puisse encore nous faire du bien. Comme ça, il sera toujours vivant dans nos rires et nos sourires.

Putain, t'es trop con d'être parti si tôt et si vite !

Je pense très fort à toi et à ta femme. On se retrouvera un de ces quatre et on boira une bouteille, ou douze, pour se rappeler du bon vieux temps, quand on était sur terre et qu'on déconnait sur le blog. J'ai pas pris l'option étanche pour mon clavier alors je vais m'arrêter là. The blog must go on !
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 03:59
Après la semaine de la bite, il était logique de rétablir l'équilibre. Les féministes estimeront que "rétablir l'équilibre" veut dire proposer la semaine de la chatte. Mais ça ne sera pas le cas.

Juste parce qu'on effleure le sujet, j'aimerai partager avec vous le titre le plus drôle que j'ai pu lire concernant notre ministre de la santé alors qu'elle défendait, seule contre tous, sa politique d'achat en masse de doses pour éradiquer la grippe A, personne ne s'étonnera qu'il est signé du Canard Enchaîné : "Roselyne triomphe dans Les monologues du vaccin". Excellent !!

Bon, ceci dit, je ne vais pas parler maladie, qui plus est maladie mortelle, juste pour rétablir l'équilibre de ce blog. Il me faut trouver des sujets asexués. Je ne vous cacherai pas que ça ne va pas être facile cette affaire ! Comment vais-je me débrouiller ? je ne vais pas mettre des "BIP" tous les trois mots, quand même ? Il me faut troquer la luxure pour l'abstinence, jouer seul les ascètes, alors que pas plus tard que la semaine dernière, nous préférions les cinq ascètes. c'est que les quatre autres n'ont pas réussi à résister à la tentation.

Parler de quoi d'autre, bon sang ? Non mais je vais trouver. Des sujets, y en a plein. Oui, mais des sujets intéressants...

Pas de sexe, pas de sexe... Oui, bien sûr... Les anges. Le prochain article parlera des anges. Même si, je ne sais pas si on gagnera à lèche-ange... Parce que c'est interdit ! Bon, et puis pour le reste, à moins que vous ayez des idées, faites moi confiance, je trouverais... J'espère...
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 04:08
Cette semaine, je me suis décidé à prendre en main un sujet maintes fois effleuré en ces lieux sans toutefois les précautions qui s'imposent. Il est grand temps de le découvrir sous toutes ses boules à facettes, de l'honorer comme lui même honore, de le monter à sa place d'honneur, juste sous le nombril - voire plus haut pour les plus gâtés ou les plus vantards - , et d'en extraire la substantifique liqueur. Cette semaine sera celle de la bite dans l'Impossible Dictionnaire.

J'ose imaginer qu'en ces temps de frilosité accrue, la part masculine de notre lectorat aura à coeur de prouver une impudeur digne d'un nudiste au Cap d'Agde dans les commentaires, même si, je dois bien reconnaître, l'hiver n'est certes pas la saison du superlatif en la matière. J'espère juste que taper au clavier d'une seule main ne sera pas un handicap pour vous, Messieurs. Quant aux femmes, j'ose espérer qu'elles ne s'offusqueront pas devant tant de masculinité dévoilée et apprécieront que le sujet dure toute la semaine. Juste un peu de pommade et les rougeurs disparaîtront... de vos joues empourprées.

Après cette introduction prometteuse, je ne peux que me retirer en n'omettant pas de vous divulguer que le programme de ces prochains jours sera touffu avec définition, pastiche, tour du monde et... mais je ne vais pas tout vous lâcher aussi rapidement. Il ne me reste qu'à vous la souhaiter bien bonne, la semaine !
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