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L'Impossible Dictionnaire, c'est aussi...

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  amateur(s) de bons mots se félicitent, comme vous, d'être tombé(s) sur ce blog. Au total, ça fait quand même   visiteurs de bon goût.

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Vous Avez Raté...

2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 04:50
rhume.gifOui parce que c'est important la santé. Alors on se la souhaite, on s'embrasse sous le gui, on s'accolade alcoolisé. Moralité, le 31 décembre tout allez bien et depuis hier, j'ai un gros rhume. Je viens de dépasser mon budget en mouchoirs de papier de l'année. Je suis sûr qu'avec ce que contient ma poubelle on pourrait faire un beau sapin blanc avec de belles guirlandes vertes et une étoile granuleuse en son sommet, et encore plus grand que celui qui trône dans le salon depuis 15 jours, en plus.

Bonne santé ! Saloperie de rhume, oui ! C'est pas grave, un rhume. C'est pas mortel, un rhume ! Oui, bon, d'accord, je suis bougon, j'exagère un peu. C'est vrai que même en période de fin d'année ça ne sent pas le sapin. Sauf que même si ça sentait le sapin je le saurais pas, parce que je sens plus rien. Je mange du carton. Je ne me régale même pas avec les restes du dernier repas pantagruélique de 2009.

Je rumine. Je fulmine. Y a quelqu'un qui m'a souhaité bonne santé en me refilant ses microbes. C'est pas un bon résumé de la nature humaine, ça ?? Bon, en plus, en supposant que j'ai pu me douter de la chose, j'aurai même pas pu lui refiler ma sciatique. Oui parce que c'est pas grave un rhume mais éternuer avec une sciatique, je ne le souhaite à personne, même pas à l'autre, là, même pas capable de garder ses miasmes. Et dire que j'avais pas mangé d'huîtres cette année !

Allez, je me calme. Mais c'est parce qu'enrhumé, on prend plus facilement la mouche. Zen. Je vous souhaite à toutes et à tous bonne année, bonne santé !... Aaaaaaaaatchouuuuuuum !!
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 04:16
david.jpgQui est Almaterra ? Celles et ceux qui ne connaissent pas le personnage pensent que c'est une femme. Les autres l'appellent David car c'est son vrai prénom. Et aujourd'hui, en ce jour de la Saint David, l'occasion narcissique est trop belle de faire un point sur un magnifique prénom si bien porté par l'auteur de cet article.

David est un prénom masculin - de l'hébreu dawîd signifiant "le bien-aimé" - donné en mémoire du roi David, premier roi d'Israël, père du roi Salomon selon la Bible. D'ailleurs David est le deuxième nom le plus présent dans la Bible après Moïse et Abraham.

David, avant que Samuel lui donne l'onction royale, est un simple berger. Son fait d'armes le plus illustre est d'avoir battu Goliath. Le récit biblique décrit ce dernier comme un géant mesurant "six coudées et un empan" muni d'une masse de "5 000 sicles" (soit 57 kg) et d'une lame en fer de sa lance de "600 sicles" (environ 6 kg).

Goliath le philistin met l'armée d'Israël au défi de trouver un homme suffisamment fort pour le combattre et ainsi trouver une issue au conflit entre les deux nations. Cette provocation est réitérée pendant 40 jours dans la vallée d’Elah, la vallée des Térébinthes. Finalement, un jeune berger relève le défi en déclarant avoir l'appui de Dieu. David utilise sa fronde et avec l'aide d'une seule pierre touche le géant au front. Lui prenant son épée, le jeune berger achève le géant en lui coupant la tête.

En pleines fêtes chrétiennes, c'était l'occasion de plonger à corps perdu dans la bible. Alors, en parlant de corps, celui utilisé pour illustrer l'article est, certes, un chef-d'œuvre de Michel-Ange mais je me suis quand même toujours demandé si le célèbre sculpteur de la Renaissance avait vraiment le sens des proportions.

Dans la liste des David célèbres, on peut dénombrer parmi les plus illustres :

- David Michel et Nestor le Pingouin.
- David Palmer, premier président noir des États-Unis.
- Armand David, missionnaire lazariste et naturaliste français, qui donna son nom au "cerf du père David" qui fait marrer mes mômes à chaque fois qu'on va visiter un zoo.
- David Vincent, chercheur de raccourci que jamais il ne trouve.
- David Ordure, inventeur de la benne du même nom.
- David B., de son vrai nom Pierre-François Beauchard, dessinateur de bande dessinée qui à fait preuve de goût sûr en choisissant son pseudonyme malgré, et peut-être surtout grâce à, un prénom de merde.
- David du duo musical "David et Jonathan" qui ne viennent plus pour les vacances depuis un petit moment.

Mais peut-être en connaissez-vous d'autres ?
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 09:50
desproges.jpgPas de suspens pour vous en raison d'un titre plutôt évocateur mais grosse surprise pour moi en me rendant, il y a quelques jours, chez un boucher qui nous avait été conseillé et dont l'échoppe avait la bonne idée de se situer juste à l'orée de mon quartier.

Comme tous les moutons qui ne se respectent pas, j'ai l'habitude - la facilité devrais-je dire - d'aller faire mes courses en grande surface. On se gare. On remplit le caddy en commençant tout au fond de l'hypermarché par l'eau la moins chère qui change de place tous les mois. On redescend l'allée centrale en se laissant tenter par les têtes de gondole. On remplit le caddy jusqu'à la gueule. On entend le même bonjour, même intonation maquillée d'un enjouement sur-joué que les quatre précédents hypermarcheurs, de la caissière dont c'est inévitablement le premier jour. Achats sur le tapis. Caissière qui bippe. A un moment, faut lui expliquer qu'il voudrait deux piles alors qu'elle s'évertue à lui dire que c'est vendu par quatre parce que "y a pas de bip pour deux piles, y a un bip pour quatre piles". Je l'ai déjà expliqué à sa collègue la fois dernière mais, pour celle-là comme pour les précédentes, c'est son premier jour, alors faut tout débiter à nouveau. J'obtiens systématiquement gain de cause au prix d'explications maquillées d'un enjouement sur-joué, l'habitude. Enfin, comme c'est finalement assez stressant de répéter les mêmes choses, la prochaine fois j'enregistrerai l'argumentaire sur mon dictaphone. Retour des achats dans le caddy. Carte bleue qui vire au rouge. Mon compte bancaire sur le tapis. Mon banquier qui fait "bip". J'achète à manger et j'oublie découvert. "C'est sale" me dit le banquier qui continue à me faire "bip", "il ne faut pas oublier que dans ces conditions, vous mangez aujourd'hui avec demain !" Pousse caddy jusqu'à un caddy un poil plus sophistiqué avec volant, moteur et sièges rabattables. De caddy dans caddy. Consommateur, à l'étymologie tellement évidente, retour maison. De caddy à placard, frigo et frigidaire. Je ne sais pas pourquoi, je pense à Goldman "Je suis riche de ça mais ça ne s'achète pas". J'm'en fous !

Et puis, voilà que je me rends chez ce fameux boucher, histoire de casser la routine de la fièvre acheteuse à bas prix. J'entre en écartant des lanières de plastique verticales qui font guise de porte, à l'ancienne. Je me retrouve dans une pièce qui doit être à peu près de la dimension de ma chambre et dont le lit à angle droit serait rempli de viandes en torchon. C'est beau, c'est propre, ça m'évoque des souvenirs de jeunesse quand avec mon papa on allait le dimanche matin acheté la viande du repas familial. Je reste le groin collé contre la vitrine en bavant sans retenu. Je crois d'ailleurs que c'est pour cela qu'il y a une vitrine. Je suis en admiration béate devant de magnifiques boudins blancs truffés. Je repense à cette séquence de l'émission du "Petit Rapporteur" où Pierre Desproges et Daniel Prévost se battent à coup de boudin blanc à la veille de Noël. Ça aurait pu se passer juste à l'endroit où je suis. Même décorum, même ambiance, même boudins. Après réflexion, je me dis que, finalement, c'est suite à cette séquence télévisuelle multi-rediffusée qu'a été imposée dans les boucheries la vitrine entre le client et la viande, pour éviter les bagarres de bouffes, une autre madeleine issue, cette fois, de nos cantines d'antan.

J'admire le rigoureux ordonnancement de viande, puis, je passe de la tête de veau à la tête du boucher que je découvre pour la première fois. Et c'est à ce moment que j'entre dans la quatrième dimension. Il ne fait pas encore attention à moi. Il coupe délicatement sa viande. Il est habillé à l'ancienne avec son habit à petits carreaux bleus et blancs et son long tablier blanc sur le devant, délicatement ouvragé de trainées rouge sang. Rien de plus normal... sauf un léger petit détail, vous l'avez deviné : c'est le portrait craché de Pierre Desproges. Le temps suspend son vol alors que le boucher fait de même avec sa viande sur son esse. Puis il me parle. Pas la même voix. Pas les mêmes intonations. Y aurait pas eu de vitrine, je lui aurais lancé un boudin blanc dans la gueule, comme ça, par affection, en hommage à mon Pierrot que j'aime.

Je n'ai pas osé lui demander si on lui avait déjà dit qu'il ressemblait à Pierre Desproges. Il m'aurait assurément dit oui et le charme aurait été rompu. Ressembler n'est pas être. La quatrième dimension n'existe pas et le destin est ce qu'il est.

Le cours du temps reprend. Je suis devant mon boucher et je lui commande un chapon pour Noël qui a régalé, hier, mes invités. J'ai aussi pris du boudin blanc, que je mangerai seul tout à l'heure. Et je me régalerai comme jamais un sourire aux lèvres. Je repenserai à cette définition de Noël que j'avais mise en ligne sur mon blog en 2007 "Noël : Nom donné par les chrétiens à l'ensemble des festivités commémoratives de l'anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, célèbre illusionniste palestinien de la première année du premier siècle pendant lui-même". Et puis sur la table tournera l'enregistrement de son spectacle de 86 sur mon dictaphone... à condition d'avoir le nombre de piles suffisant pour le faire fonctionner !!
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 05:53
pn.jpg
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 03:28
Ça faisait quelques jours qu'il était parti. Mais comme il venait de l'île de la réunion, je me disais qu'il fallait que je prenne mon mal en patience. Et puis un matin, petite enveloppe molletonnée. j'ouvre, le mini-dico me tombe dans les mains. Ça y est, je l'ai, le premier livre édité auquel je participe n'est plus juste un échange de mail, un bon à tirer, une information de sortie, une disponibilité dans certaines librairies. Je le touche avec délicatesse, je le tourne, je le retourne. Je n'ose pas encore le feuilleter. Je regarde à l'intérieur de l'enveloppe. Rien d'autre, vide, pas même un petit mot. J'avais déjà remarqué un souci de l'économie du mot dans les mails dont la raison était, je cite mon interlocuteur, "un working-burnout qui me pousse à laconir" mais pour la version postale un stade était passé, sans doute dans un souci d'écologie tout à fait louable et d'autant plus accentué par l'actualité danoise. En même temps, je préfère ça qu'un petit mot m'indiquant que ce n'est plus les verbes qui manquent mais le dico.

Je me retourne donc vers l'objet. Et j'ose enfin l'ouvrir. Il est tout mignon. il me rappelle ces mini-dictionnaire français-anglais qui faisait fureur lors de mon entrée en sixième. je me rends compte en vous livrant cette petite référence qu'il vous est maintenant tout à fait possible de deviner mon âge. Pas grave, la précision y gagnera ce que la coquetterie y perdra. Je compulse l'objet au hasard, puis je décide de scruter chaque page à la recherche de verbes familiers, ceux qui ont été choisis parmi mes propositions pour être couchés sur papier, pour être édités. Et la bonne surprise, c'est qu'en place des 4 pour lesquels j'avais donné mon aval, le "Dictionnaire des verbes qui manquent" s'honore de 6 verbes inventés par mes soins. C'est pas beau ça ?

Bon moi, j'ai le mien. Il est maintenant grand temps de commander votre exemplaire : www.livranoo.com
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 03:51
Amis facebookiens, toi qui t'es inscrit à des groupes tels que "Je mange du Nutella par les narines et j'aime ça", "je suis contre la guerre parce que ça fait mal aux oreilles" ou encore "Pour qu'on arrête de demander à Madame de Fontenay d'enlever son chapeau à chaque interview ce qui a pour funeste effet d'augmenter la fréquence des cauchemars sur les téléspectateurs sensibles", je pense que j'ai de quoi te faire continuer sur ta lancée avec :

- Le dico des gros mots caches dans les mots (1218 fans)
- Dictionnaire des verbes qui manquent (419 fans)
- L'impossible dictionnaire (20 fans)

Oui, je sais, j'ai vu ! l'impossible dictionnaire fait minable par rapport à ses petits copains. Oui mais au lieu de vous moquer, si vous deveniez fans tous autant que vous êtes, ben ça me ferait plaisir, quoi ! Et si on disait que c'était mon cadeau de Noël ?
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 04:57
ddvqm-2

Le 29 mars dernier, je vous faisais part de ma participation sporadique - 80 définitions quand même - à un site qui avait eu la bonne idée, quelques semaines plus tôt, de se lancer dans une grande opération de néologisation des verbes. Un dictionnaire, des mots et des définitions à inventer et vous croyez que j'allais résister ? c'est bien mal me connaître.

Environ un mois plus tard, l'un des responsables du site m'envoyait un mail pour me demander si j'étais d'accord pour que quelques unes de mes contributions trouvent leur place dans les pages d'un livre au titre éponyme à celui du site, "le Dictionnaire des verbes qui manquent". Ce n'était pas la première fois que la proposition m'était faite mais, pour diverses raisons, mes petites bêtises n'avaient jamais réussi à dépasser la barrière de l'écran. J'accepte, bien évidement.

Le temps passe et fin octobre un nouveau mail me remet en mémoire l'idée qui finalement verra bien le jour avant la fin de l'année. En pièce jointe, les pages qui recueilleront mes verbes me font de l'œil. Je dois les vérifier et les valider. En attendant qu'Acrobat Reader s'ouvre je me demande lesquelles de mes contributions auront l'honneur du papier et, surtout, combien seront-elles ? Je m'amuse à un calcul rapide. 80 propositions. Bon. Je divise par 2 pour me dégonfler le melon. 40. Ils sont bien mes verbes. Allez, disons une douzaine et je compte serré. Petite chose naïve et prétentieuse ! Le nombre de pages s'affiche sur le côté gauche du logiciel : 4. Une définition par page, l'objet est petit comme vous avez pu le voir sur la photo et donc une définition par page, 4 verbes. Avant même de vérifier la sélection, je m'effondre dans mon siège. Je devrais être fier, je suis déçu. Plutôt que de sourire béatement devant un fichier PDF avec des vrais morceaux d'impossible dictionnaire dedans, je me dis que ma production se compose de 95% de déchet. On a de ces réactions, parfois !

Bon, finalement, je les lis ces définitions. C'est marrant mais s'il m'avait été imposé d'en choisir 4, ce n'est pas forcément ces verbes là que j'aurai choisi. Et puis, le français, fusse-t-il réinventé, occulte les mathématiques et un petit sourire déforme harmonieusement ma moue déconfite quelques secondes plus tôt.

Tout cela me semble pas mal, je corrige deux ou trois petits trucs et je demande par retour de mail que chacun de mes verbes - le livre étant collectif chaque définition est suivi du nom du contributeur associé - soit signé non pas de mon pseudonyme comme sur le site des verbes qui manquent, Almaterra, mais de l'intitulé "L'impossible dictionnaire". Requête refusée pour je ne sais plus quelle raison. Dommage. Pas grave mais dommage !

Et voilà, il est aujourd'hui disponible. 256 verbes dont 4 des miens. Cette fois, je ne m'amuse plus à pourcentager mon concours. Je positive et je souris intérieurement. Je n'ai pas encore reçu mes exemplaires, juste une question de jours, ils viennent de l'île de la Réunion. Je n'ai pas encore eu le plaisir de faire glisser mes doigts sur un livre, le premier, qui doit un peu à mon envie de triturer les mots.

Vous pouvez - vous devez !! - acheter le "Dictionnaire des verbes qui manquent" en ligne - doit-on même employer le verbe "acheter", quand l'oeuvre ne coûte que 5 euros ? Faudrait inventer un verbe pour ça : www.livranoo.com
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 13:13
Je vous ai compris !

Je ne suis pas un grand modérateur devant l'éternel et suis plutôt porté sur la liberté tout anarchique qu'elle puisse être. Sauf que j'aime bien aussi faire plaisir à mes visiteurs. Et la majorité d'entre eux, les plus fidèles en tout cas, m'ont fait savoir par commentaires, par mails et de vive voix qu'il était devenu insupportable de venir en ces lieux à cause de commentaires par trop merdiques.

Soit, je modère. J'aime pas ça mais je modère.

j'espère juste qu'on pourra rapidement dans quelques semaines, dans quelques mois, revenir à une vraie immédiateté dans la visibilité des commentaires.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 04:16
Je sais inventer des drôles de mots et leur associer des définitions du même acabit. Je sais imaginer des jeux impossibles vous conviant au triturage de cellules grises. Je sais composer en quelques mots un état, une ambiance, un sentiment avec rimes à l'appui. Je sais répondre avec malice à tous les commentaires déposés sous mes articles.

Mais je ne sais pas si je fais tout cela avec le talent dont je souhaiterai faire preuve. J'espère juste être dans le bon, dans la curiosité, dans l'étincelle.

J'aime lire des histoires qui me baladent, qui me dérangent, qui m'extirpent d'un pesant quotidien. J'aime à me fondre dans les pas d'un serial killer diabolique, d'un aventurier au chapeau, d'un agent du FBI au prénom imprononçable, d'un être plus humain que ses boulons ne le laisse paraître. J'aime me plonger dans des romans aux vagues obscures, aux détours à angles droits et au dénouement en forme de lever de soleil.

Mais j'ai un lancinant regret : je n'arrive pas à partager par écrit ma passion pour le roman achevé, ma délectation à lire, mon amour des bons livres. Pas un drame mais comme le sentiment d'un handicap insurmontable. La peur, sans doute, de ne pas être à la hauteur du plaisir reçu. Je biaiserai sans doute un jour cette carence en proposant des articles avec uniquement titre, photo et quatrième de couverture. On verra !

Parmi les visiteurs réguliers de ce blog, il en est un qui possède ce don qui m'est refusé. Son blog est un exemple en la matière. A titre d'exemple, lors de la mise en ligne ici même, il y a quelques jours, d'une citation Robert Guédiguian qui disait "Les vieux, faudrait les tuer dès la naissance.", Christophe Fétat nous soumet cet incroyable commentaire :

"Dans le recueil de nouvelles K de Dino Buzzati on trouve une nouvelle (les chasseurs de vieux)où les jeunes gens font la chasse aux "vieux". Sachant que les jeunes considèrent dans ce texte qu'une personne est vieille au-delà de quarante ans ! La chute est intéressante puisque l'un des chasseurs devient vieux à son tour de chasseur devient chassé.

Bernard Werber a repris ce thème de la nouvelle de Buzzati dans La dernière révolte, une de ses nouvelles du recueil L'arbre des possibles, Le centre de détente Paix et douceur (CDPD) venant chercher les retraités dénoncés par la vindicte populaire soucieuse d'égaliser les comptes de la sécurité sociale qui peu à peu à supprimer tous les soins pour les plus de soixante-dix ans.
Les vieux sont purement et simplement euthanisiés par injection létale au prétexte d'un vaccin contre la grippe après un léger temps de latence au cas où la famille des personnes pris en charge par le CDPD changerait d'avis. Aussi certains prennent-ils le maquis pour résister à cette société eugéniste.

A contrario on pourra lire Globalia de Jean-Christophe Ruffin qui montre une société où les vieux à la durée de vie sans cesse allongée prennent la jeunesse en grippe et limitent de manière drastique les naissances."

Quel plaisir !
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 04:38
Sans doute le hasard mais coup sur coup, j'ai lu deux livres dont le titre était tronqué ou pas approprié.

Le best-seller de cet été est assurément "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" dont je vous ai déjà entretenu il y a quelques jours. Et pourtant si on se plonge dans la lecture très agréable du roman, le vrai nom de cette étonnante réunion de lecteurs est "Le cercle des amateurs de Littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey". Sans doute un peu trop long pour un titre.

Dans un autre style, plus noir, plus thriller, les excellents Douglas Preston et Lincoln Child qui depuis quelques années écrivent à quatre mains (enfin deux, sauf si ils sont ambidextres) m'ont fait découvrir un personnage que j'adore, L'agent du FBI Pendergast - sorte de Sherlock Holmes moderne - dans un roman intitulé "La chambre des curiosités". Sauf que dans toute l'histoire, point de chambre mais un "Cabinet des curiosités". Sans doute que la chambre est plus évocatrice.

Cette histoire de titres m'a remis en mémoire une liste que j'avais compulsée il y a quelques mois et qui classait les pires traductions québécoises de films américains. Voici le top 5 :

1 - Fiction pulpeuse (Pulp Fiction)
2 - Danse lascive (Dirty Dancing)
3 - Nigaud de professeur (Professeur Foldingue)
4 - Ça va clencher ! (Speed 2)
5 - C’est le petit qu’il nous faut (Get Shorty)

Pour le reste de la liste, c'est ICI !

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