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L'Impossible Dictionnaire, c'est aussi...

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  amateur(s) de bons mots se félicitent, comme vous, d'être tombé(s) sur ce blog. Au total, ça fait quand même   visiteurs de bon goût.

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Vous Avez Raté...

11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:14

Bien que janvier soit enterré, il n'est pas trop tard pour les bonnes résolutions de début d'année. La première était de revenir. C'est fait. La deuxième est de moins poster ici et ne pas retomber dans la régularité usante. C'est, je pense, à ce prix que je ne couperais plus les ponts. Ce qui, admettons le, est très difficile de nos jours si on ne se promène pas avec du C4 dans la poche. Ca me rappelle une des célèbres chansons flash de mon ami François Corbier dont le titre est "Chanson du pompier en train de repeindre un pont" que je vous laisse découvrir en vidéo et ICI.

Quelle drôle d'expression "couper les ponts". Mais c'est pourtant vrai que quand on fait le pont, on coupe les ponts avec son travail. Alors pour peu qu'on soit pompier, le pont est en béton et le pied est dans le plâtre, alors ce n'est pas un pont mais un arrêt maladie, on ne me la fait pas à moi. Parce que si on creuse le trou de sécu, on ne s'étonnera pas de devoir faire le pont pour passer l'arme à gauche. Et sous le pont, la plage ou l'eau ?

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

C'est beau comme de l'Apollinaire qui aurait eu un coup de mou en écoutant une chanson de Jo Dassin évoquant le souvenir d'une vision semblable à une aquarelle de Marie Laurencin. Paroles et musique, puis musique seule avant le retour des paroles. J'invente pas, on appelle ça un pont musical. Oui parce que dans les chansons flash de Corbier, y a pas le temps pour un pont même si le pont, en l'occurrence, est le sujet de la chanson.

Justement, revenons en au sujet, car comme disait Michel Debré - ou Pierre Desproges, je les confonds toutes les deux - , "Ce n’est pas en s’écartant du sujet qu’on va repeupler la France". En cet article, à la différence du moyen-âge, le sujet est roi.

Bon, je tergiverse et je digresse mais c'est l'heure des infirmiers et de mon costume à manches cousues dans le dos. Il paraît que c'est à la mode mais comme je ne sors pas beaucoup ces derniers temps... Bref, je n'ai plus le temps pour vous parler de mon nouveau site web consacré exclusivement aux définitions de l'impossible dictionnaire.

Ca sera pour la prochaine fois !

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 10:34

C'était en juillet dernier. Je devais m'absenter du blog quelques jours et ça a duré 7 mois. Les raisons ? Juste une goutte d'eau qui pendait depuis un moment au bout d'une stalactite de désillusion et qui a fait déborder le vase du virtuel. Vous le savez toutes et tous, ça prend du temps de s'occuper d'un blog, ça bouffe du réel de s'absorber dans le virtuel, ça sclérose le vécu, ça boudine l'expérience et ça aplatit le nez sur le guidon au risque que les idées ne se consaiguinisent.

Je n'ai absolument pas prémédité le dernier post pourtant cet ultime almateurisme en forme d'épitaphe de ma présence journalière n'a connu le cheveu ni même la soupe.

J'ai coupé tous les ponts. Je n'ai plus lu mes mails. J'ai lu, beaucoup. J'ai vécu, un peu. J'ai voyagé, pas autant que je l'aurai voulu. J'ai succombé à la folie Facebook. J'ai travaillé, beaucoup. Et puis, je me suis mis sur un projet qui me trottait dans la tête : créer un site internet entièrement dédié à l'Impossible Dictionnaire.

En revenant jeter un coup d'œil sur ce blog, je me suis rendu-compte que des messages venaient encore, au bout de tout ce temps, passer le plumeau et retirer les toiles d'araignées. Ça m'a surpris. J'ai cru comprendre aussi que j'ai manqué à certain(e)s. Et je me suis senti égoïste d'être parti sans rien dire, en loucedé, à l'anglaise, à la honteuse (rayez les mentions inutiles, si il y en a !). Je bats ma coulpe et je prie ceux-là d'accepter mes excuses les plus sincères.

A ceux qui se sont escrimés à découvrir où la dernière photo avait été prise, je donne la réponse : Au Cap d'Agde. Étonnant, non ?

 

Je ne peux vous promettre de reprendre la tâche que je m'étais imposée de venir tous les jours vous proposer définitions, almateurismes, jeux ou listes mais je vous promets d'être plus régulier à venir hanter ces lieux à partir de maintenant. Et si, un jour, me reviens l'envie de ne plus écrire ici, je vous préviendrais et je ne couperais plus les liens du web et du mail.

 

Prochainement, je vous donnerai l'adresse du site de l'impossible dictionnaire en espérant qu'il vous plaira et que vous saurez me conseiller pour le rendre le plus agréable possible.

 

Sans rancune ?

 

PS : Il semble que j'ai perdu le style de présentation (CSS) du blog et qu'il faille, pour le moment, se satisfaire de la mocheté actuelle. Serait-ce ma punition ?? ;-)

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 10:09
De séminaire en randonnées pédestres, je risque de ne pas être très disponible dans les jours qui arrivent. Je vais toutefois tenter de vous faire un petit programme d'articles journaliers pour que mon absence ne vous pèse pas trop.

Parce que, oui, je sais que vous êtes nombreux à ne pas pouvoir vous passez de votre petite visite quotidienne à l'impossible dictionnaire, que mon humour irrésistible teinté de touches culturelles est pour vous une saine drogue, que le beau soleil qui a élu domicile dans l'hexagone - tout du moins au moment où j'écris ces lignes - ne vous évitera pas la déprime la plus noire si je ne m'impose pas mon habituel petit article de la journée. Parce que, oui, je suis lucide malgré tout ce que je viens décrire. Parce que, oui, j'ai besoin de croire à ce que je viens d'écrire. Parce que se bercer de tendres illusions agit chez moi comme un moteur, je vais préparer mon absence pour que le différé remplace la carence en carrosse et remplisse les creux.

Les joies de la technologie moderne au service du retour à la nature.

Elle est pas belle la vie ?
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 05:42
Yeeyan, dont le slogan est "rechercher, traduire, lire ce qui est bien sur le net (hors le monde chinois)", est un site dont le but est donc de traduire la crême du web en Chinois. Le site propose aux internautes un regard sur ce qui se passe ailleurs, surtout dans les pays anglophones. Autant vous dire qu'il y ait peu de chance pour que vous ou moi nous nous retrouvions à lire ces pages. Sauf que, j'ai eu ce matin la drôle de surprise de découvrir que ce site parlait de mon blog. Mais si mais si ! je sens bien dans votre façon de lire en biais et ce petit sourire moqueur que vous ne me croyez pas. J'vous jure, comme si je ne racontais que des conneries à longueur de pages... Bon, d'accord, mais là, c'est vrai !

Regardez cette capture d'écran :


Et puis, tiens, cliquez ici, aussi !

Oui, enfin, ce qui m'embête un peu c'est que je ne comprends pas ce qu'ils disent. Peut-être, si ça se trouve, y disent rien que du mal pour m'embêter. M'en fous, même pas mal !!
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 12:52
Ca faisait longtemps, dis donc !

Et on ne peut pas dire que je me plaignais d'être en dehors du circuit des chaînes chiantes ou rigolotes, voir chiottes ou rigolantes, ça dépend des fois. L'avantage de la télévision par rapport au blog, c'est que tu peux changer de chaînes ou carrément éteindre l'écran pour éviter les chaînes histoire de lire un bon livre sans que tu ais l'air de te débiner. En même temps, en l'état actuel de tagué par Galatée, je ne vais pas me plaindre dans la mesure où il ne s'agit que de singulièrement partager mes goûts littéraires.

En effet, selon les règles de cette chaîne qui me rappelle à l'arrivée des beaux jours qu'il est grand temps pour moi de me faire le maillon, il faut prendre le premier livre qui me tombe sous la main, l'ouvrir à la page 123 (à condition, bien évidemment, qu'il possède au moins 123 pages ou que celle-ci ne s'étale pas uniquement sur les informations d'impression ou, encore, que le roman policier qui vous tient en haleine depuis quelques jours, et dont vous vous délectez à raison d'un ou deux chapitres par jour, tout doucement, pour bien assimiler tous les détails vous permettant de découvrir le meurtrier avant l'acte final, ne le dévoile pas page 123), prendre la cinquième phrase (ce qui exclut d'emblée les livres de coloriage, les livres à lire d'une main et le catalogue des 3 suisses qu'on redoute), la copier, ainsi que les trois suivantes, puis en indiquer le titre, l'auteur et l'éditeur.

Mon problème est que je ne lis que très rarement un seul livre à la fois. Et, plutôt que de faire un choix calculé en prenant celui qui correspond à l'image que je souhaite faire passer, teintée d'humour subtil et d'intelligence axiomatique (mot que je ne connaissais pas il y a encore quelques minutes et qui est posé là par choix calculé afin de correspondre à l'image que je souhaite faire passer...), je vous les livres (hi hi !) tous les quatre :

Il y eut un silence à l'autre bout du fil.
- Vous dormiez ?
Riordan...
- Non, non.

Genesis de John Case - Livre de poche

La vie et la mort se moquent de nous. "Les jours d'ici-bas, dit le sage, sont courts, mauvais, pleins de douleur et d'angoisse" ; ceux de Bach étaient plein de chansons. Il avait inventé de se vivre sur les planches en uniforme de tringlot et englouti jusqu'aux aisselles, comme par un serpent géant, par cet immense pantalon rouge qui résume une époque française. Ses oreilles, franchement écartées, disaient l'innocence de son âme, on aimait ses gants de coton blanc.
Chroniques de La Montagne d'Alexandre Vialatte - Robert Laffont

On imagine l'état d'esprit de ceux qui étaient accusés. Il y avait parfois des situations inattendues. Ainsi, un "M. de Saint-Cyr" fut amené à comparaître et on lui demanda :
- Vos noms et prénoms ?

Le mot qui fait mouche de Gilles Henry - Points

Et comme il juge que l'œuvre n'est pas assez étoffée, il ajoute des cloches, une petite fanfare. Cela ne le satisfait pas encore. Pour donner du rond, il double toutes les voix, fait entrer dans l'alléluia un jeu de bouteilles, de crécelles, de fouets, un petit mortier paragrêle cargé de gros plombs et dont le canon est dirigé sur des plaques de tôle. Il lui faut un chœur de jeunes filles, rythmé par le choc de lattes de bois, un groupe de scies électriques renforcé par des haut-parleurs.
Histoires blanches d'André Frédérique - Le cherche midi

L'occasion m'est à présent offerte de tagué à tout va :

Christophe Fétat
Lmvie
Pedrolinho
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 09:01
Le lendemain, je me retrouvais à atteindre morne l’ouverture d’une grille mal huilée en compagnie de ma chère femme et mon coûteux caddy. J’aime pas les courses. J’aime pas la foule. Je ne vous raconte pas l’état d’extase extrême qui m’étreignait en ce samedi de corvée familiale. Mais ma mine renfrognée avait une autre explication. La veille, j’avais tourné et retourné dans tous les sens le programme TV et, sauf erreur de ma part, aucune émission spéciale n’avait été envisagée pour se faire  l’écho des 20 ans de vide que nous venions de vivre. Pas que je sois esclave de la boîte à con mais je m’imaginais naïvement qu’un Desproges avait pour le commun du programmateur TV autant d’importance qu’un Cloclo. Aucune interview de desprogettes, aucun barracuda famélique mais peut-être me mélange-je les pinceaux par sombre désappointement. "On s‘était donné rendez-vous dans 20 ans !" me souffla Patrick Bruel.  "Je ne me rendrais jamais !" avait répondu mon Pierre. Le début d’une explication ? N’empêche qu’à force d’entendre à tout bout de champ "qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui", je m’étais mis dans l’esprit que l’hommage était inéluctable. Finalement, je l’ai senti passer un peu plus bas.

Bien que l’esprit du Saint Pierre ne m’avait jamais vraiment quitté - la preuve, c’est mon ami sur Myspace, alors… - je m’étais mis en condition pour cette semaine de putain d’anniversaire. J’avais ressorti la biographie que lui avait consacré Dominique Chabrol et que je n’avais pas rouvert depuis 1994. J’avais osé laisser une petite pensée sur le Myspace de "mon ami" et, après le boulot, vendredi, j’avais chaussé le casque pour écouter religieusement quelques réquisitoires du procureur à la robe austère au dessous de laquelle, je ne vous raconterai pas. Il paraît que France Inter organisait une journée spéciale mais la radio de mon grand-père avait rendu l‘âme depuis bien des années.

C’est donc bougon et mal luné que j’accueillis mollement la stridente élévation de la herse de l’hyper et l’inévitable bousculade qui s‘en suivit. Comme si les prix allaient être moins chers si on arrivait les premiers. Les cons ! J’avais bien comme une démangeaison de faire avancer les vétustes à coups de croquenot dans le croupion pour leur apprendre à grossir la liste des consommateurs le samedi matin alors qu’ils ont toute la semaine pour dépenser tranquillement leur retraite.  Mais l’envie n’y était pas. Et je me laissais pousser par le flot de mes misérablement semblables qui ne se doutaient pas du drame qui m'habitait.

Et puis l’illumination me cloua sur place ; une révélation sous fond de promotion sur les boites de petit-pois et les serviettes hygiéniques : Pierre Desproges est vivant !

J’ai aussitôt jeter le livre qui annonçait cette bonne nouvelle dans le fond de mon chariot à provisions. Pierre Desproges est vivant. Ces quatre mots réussirent à me redonner le sourire. Une pléiade d’artistes s’étaient retrouvés sous la houlette de François Rollin pour commettre cet hommage que je dévorerai une fois que j’aurai fini d’écrire ce petit texte. Mieux que ça. Je découvrais que deux des personnes que j’admire le plus figuraient dans le bouquin ; Alexandre Astier parlant de Pierre Desproges. Je dû me concentrer pour m’éviter la honte d’une érection subite. Car bien que l’état physique soit pratique pour pousser le caddy sans les mains, ma pudeur ne m’autorisait pas cette facilité. Pas facile redevenir mou, ne pouvant m’empêcher de me remémorer les noms magnifiques qui côtoyaient mes deux idoles : Alain Chabat, Jean-Louis Fournier, Luis Rego. Heureusement, le nom de Stéphane Guillon me remis respectivement les idées et la bite en place.

Qu’importe, j’avais retrouvé une humeur joyeuse. Même devant la tête bouledoguesque de la caissière, j’avais failli dire "Mademoiselle, je voudrais deux piles !" Mais ne m’attendant pas à une réponse alexandrine de la part de la lectrice de code-barres, je m’abstins.
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 00:00
C'était il y a 20 ans ; une dépêche AFP annonçait laconiquement "Pierre Desproges est mort du cancert. Etonnant, non ?"

Il est des anniversaires qu'on ne souhaiterait pas fêter. D'ailleurs je ne le fêterai pas, je vous propose juste de nous souvenir de celui qui ne m'a jamais quitté depuis que j'enregistrai de la radio de mon grand père vers un vieux magnétophone les Flagrants délires sur France Inter en interdisant à toute la maison le moindre bruit pendant que le procureur de la république Desproges française déroulait son immense talent. Le soir je me réécoutai en boucle les cassettes enregistrées sans que mes parents le sachent en faisant bien attention de couper le son au moindre bruit dans l'escalier. Le pied !

Tu nous manques tellement, Pierre !

Florilège :

"Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches."

"L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins."

"On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère."

"La culture, c'est comme l'amour. Il faut y aller à petits coups au début pour bien en jouir plus tard."

"Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?"

"Tout salaud qu’on soit, on n’est pas moins naïf et susceptible de déceptions."

"Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. De même qu’il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire, sinon c’est dégueulasse."

"Un livre n'est pas fait pour être lu mais seulement pour être vendu."

"Et puis quoi, qu'importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non."

"Le temps nous presse sans trêve vers le trou final."
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 05:41
La création de néologismes répond sans doute plus à un manque de culture lexicale et une méconnaissance du mot juste qu'à une réelle carence de la langue française. Certes, avec l'impossible dictionnaire néologiste, je m'amuse à triturer jusqu'à l'absurde des mots qui n'ont pas lieu d'exister autrement que pour faire sourire mais il y a dans cette création autant de spontanéité que de pages tournées dans les divers dictionnaires qui jonchent mon bureau.

Ca va faire presque un an que la passion m'a pris de boggliser le dictionnaire dans un délire permanent. Parfois les mots me viennent comme une envie de pisser et il faut que je me retrouve vite le stylo à la main dans un coin tranquille pour libérer mon jet néologiste, parfois il me faut des semaines pour coucher une idée qui tourbillonnait dans la case "grosses conneries" de mon cerveau.

Pourtant, le premier mot que j'ai inventé ne fait pas parti de cette catégorie des mots à tiroirs ou mots-valises qui font parfois le bonheur des lecteurs de ce blog.

C'était il y a une petite dizaine d'années. A l'époque, j'entamais ma période fan de parcs d'attractions qui ne m'a pas tout à fait quitté aujourd'hui puisque je lui dois le plus grand changement que ma carrière professionnelle ait connu. Exactement le 05 août 1998, j'ouvrais l'un des premiers sites internet francophones sur le sujet. Remarquez qu'à l'époque, il n'était pas difficile sur la toile d'être le "premier à…". Son nom : Zineland. Son but : offrir une fois par mois un journal à base d'articles sur les parcs d'attractions. Ce qu'on appelait à l'époque un webzine.

L'originalité du concept tenait dans le personnage qui accueillait les visiteurs dès la première page et qui se nommait "Zenie". Sortant de sa lampe magique et arborant un magnifique ruban, il racontait une drôle d'histoire. Loin de sortir d'un conte des mille et une nuits, Zenie était un extra-terrestre qui avait atterri par hasard en plein milieu d'un parc d'attractions terrestre alors qu'il était victime d'une avarie de soucoupe aux abords du système solaire. Lui qui venait de Zen, une planète plate sans vallée ni montagne, ou personne ne rit, ne pleure, ne crie et ne s'énerve, il se retrouvait entouré d'une énergie qu'il ne connaissait pas faites de joies et de peurs, d'émerveillements et d'impatience. Et il fut pris d'un coup de foudre pour ces endroits.

Il décida de rester sur terre et de partager sa passion avec les terriens par le biais du net.
Le site lancé, il me fallait créer une communauté autour de ma passion et donner un nom à ceux qui la rejoindraient. Le côté "spatial" du personnage allié au fait que seul les "internautes" allaient pouvoir participer à cette aventure donna le mot "parconaute".

Ma fierté est que ce terme, même si il a été nié et remplacé - en force par un site qui arriva quelques année plus tard, un site concurrent et néanmoins ennemi – par "parkfan" qui m'écorche toujours un peu les oreilles, est entré dans  le wiktionnaire et, je précise, sans que j'y sois pour grand-chose.
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 10:19
Parmi les rubriques du blog qui hibernent actuellement, il en est une que j'aime tout particulièrement, "La plume de l'objectif".

Tout à commencé le jour où j'ai découvert le blog de Barbara, une jeune photographe qui a beaucoup de talent. Ses photos m'ont parlé et je n'ai eu qu'à retranscrire leurs paroles pour créer la rubrique. Quelques mots, un sentiment, une petite histoire, souvent les fragments d'une histoire déjà commencée et qui ne s'achèvera que dans l'esprit des lecteurs. 

Le premier texte inspiré d'une photo que j'ai posté s'appelle "Dans le regard mort du cheval". Un titre en complète inadéquation avec la photo d'une jeune fille heureuse, au large sourire, dans un manège de type chevaux de bois qui en est la source.

Peut-être ne l'avez-vous pas remarqué mais, dans cette rubrique, c'est la seule photo qui n'apparaît pas dans l'article, juste un lien. La raison en est qu'il m'a été interdit de juxtaposer le texte à l'image.

Pour vous faire une idée avant que j'entre plus en détails dans la demande qui m'a été faite, je vous invite à découvrir :

-    La photo
-    Le texte

Le texte a été mis en ligne sur le blog le 24 juillet 2007. Le 23 septembre, je reçois ce mail de la photographe :
"… Je viens de recevoir un coup de fil des plus désagréables qui m'oblige à intervenir de suite. En effet, la maman de la petite fille sur le manège est tombée sur ton blog et m'a dit "se trouver offensée par la violence du texte qui lui est associée" et que cela pourrait nuire à son image ainsi qu'à celle de sa fille etc. Bref, je vais te demander de la retirer de ton blog très rapidement.

Le plus simple maintenant, c'est que tu mettes le lien vers la photo sans l'afficher chez toi, du coup ça ne risquera pas de se reproduire, j'avoue que cette intervention m'a bien refroidie, mais mettons nous à la place de cette maman... Sa réaction est naturelle !"
Bien évidemment, je me suis exécuté dans l'instant mais aujourd'hui encore je ne sais pas trop quoi penser de cette réaction. Sur le coup - peut-être pas "sous le choc" mais juste le cran en dessous, quand même - je lui ai répondu ceci :
"... En lisant ton mail, je me suis retrouvé, abasourdi, à lire et relire ce fameux texte pour trouver cette trace "de violence" dont tu te fais l'écho. Pour ma part, je suis encore en train de chercher mais je ne désespère pas trouver le clou qui dépasse de la planche. Soyons sérieux, que le texte soit triste, je le conçois mais violent, je ne comprends pas.
Quoi qu'il en soit, quelque soit l'argument avancé, je me plie à ta demande et la photo sera retirée de ce blog à la violence tellement subtile.
 
Tu me demandes de me mettre à la place de la maman, ce que je fais bien volontiers. Pour preuve, jamais je n'ai accepté que des photos de mes enfants soient mises sur le net jusqu'à leur adolescence. Et ce n'est pas le texte qui aurait pu leur être accolé, ni même mon image ou celle de mes enfants, qui m'y obligeait mais juste ce que je pense être une saine protection.
 
Je suis désolé que tu te sois retrouvée entre le marteau et l'enclume. Et je te promets que cela ne risquera plus de se reproduire."
Avec le recul, je serai très certainement moins ironique mais c'est sans doute la première fois depuis que j'écris qu'une telle réaction épidermique se produisait à la lecture de mots qu'il m'a toujours semblé maîtriser. Une chose est sûre : on peut espérer maîtriser son écriture mais jamais on ne maîtrisera la lecture qui en est faite.

Je ne sais vraiment pas si je dois être fier que mes mots se transforment en de forts sentiments ou si je dois avoir honte d'avoir à ce point blessé une maman. Je ne sais pas.

Il est souvent question du "niveau de lecture". L'auteur malin prétendra qu'il écrit sur plusieurs niveaux mais est-ce vraiment le cas. Peut-on raconter autre chose que ce qui nous passe par la tête ? Nous écrivons avec nos vécus, nos larmes, nos joies. Le lecteur lit avec ses propres références de vie.

Et parfois, le lecteur est beaucoup plus intelligent que l'écrivain. Et c'est assez gênant.

Ca m'est arrivé également pour la première fois avec ce texte. Décidément !

Skal, un ancien habitué du blog, avait écrit ceci en commentaire :
"Cette histoire est une allegorie. Les premiers tours de manège sont les premières années insouciantes de l'enfant qui prend conscience petit à petit en grandissant de l'amour très fort qui le relie à sa mère. Cette mère qu'il recherche comme une aile protectrice, cette mère dont il sent de plus en plus qu'elle va le quitter car elle est malade.

Le réveil est l'arrivée pour l'enfant dans un monde d'adultes, un monde où il sera seul.

Son souvenir de la Mère sera les années heureuses de son enfance où le bonheur tournoyait et grisait comme sur un manège ...

Voilà comment je comprends cette histoire ..."
Et dire que j'étais juste dans l'extrapolation d'une scène d'un de mes films préférés : "Itinéraire d'un enfant gâté" qui est passé hier soir sur France 3 et qui m'a remis en tête toute cette drôle d'histoire !
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 05:17

Vous le savez, depuis quelques jours, les trois articles journaliers de ce blog ont fait place à un article par jour, dans les meilleurs jours. Les raisons ont été évoquées plus tôt et l'objet de cet article n'est pas de revenir dessus. Par contre, une régularité moindre demande inévitablement un changement d'habitude, l'occasion de quelques petits conseils pour mieux profiter de l'impossible dictionnaire.

Le blog possède un peu plus d'un an de "petites bêtise", de textes drôles ou pas, de poésie et de gaudrioles, de citations, de participations éclairées des visiteurs, de petites histoires et de belles humeurs, de jeux de mots et de concentrés de fou-rire. Une des particularités des articles - ce qui n'a jamais véritablement aidé à être le mieux placé dans les moteurs de recherche - est qu'ils n'ont que de très rares rapports avec l'actualité immédiate. Autant dire que leur intemporalité devient un avantage quand on se lance, ce que je vous conseille, dans la découverte, au hasard, de l'une des 1200 participations au blog. 

Vous découvrez juste l'impossible dictionnaire, vous ne vous êtes pas perdu en ces pages depuis un petit moment ou vous ne connaissez cette adresse incontournable que depuis quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, n'hésitez pas à cliquer au hasard dans le classement par mois ou par rubrique et la nouveauté vous ouvrira ses portes à chacune  de vos lectures.  De l'avantage de proposer des articles pour la plupart complètement inédits et non pas des redites d'autres sites.

Cependant, si vous  ne souhaitez que du nouveau neuf, que de la participation de l'instant, si vous souhaitez lire uniquement ce qui vient d'être mis en ligne, j'ai également quelques conseils à vous soumettre :

- Abonnez-vous à la newsletter  en saisissant votre adresse mail dans la rubrique "Premier venu", ici, juste à gauche.
-  Vous pouvez utilisez un lecteur RSS en utilisant l'une des adresses de flux de la rubrique "Deuxième prévenu", également dans la colonne de gauche.
- Si vous utilisez régulièrement Netvibes, vous avez un lien en bas de page  pour y ajouter l'impossible dictionnaire.


Petit présage sur le devenir de l'impossible dictionnaire

Depuis maintenant quelques semaines je travaille sur une grande évolution du blog. Après les participations amicales et les jeux pour de rire, je vous proposerai dans quelques jours un vrai concours avec un lot dont je vous promets qu'il ressemblera à ce que j'ai toujours voulu pour ce blog : inédit, drôle et qui fera assurément grand plaisir à son gagnant.

N'est-ce pas l'occasion de profiter de mes quelques conseils du début d'article ? ;-)

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