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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 04:46
L'Almatros
de pas tout à fait Charles Baudelaire

Souvent, pour s'amuser, cet homme entre deux âges
Se prend pour l'alma-tros, chaste oiseau amère,
Qui fuit in extenso les vagues du rivage
Volant sur l'océan des rires de ses compères.

A peine les a-t-il déposés sur les planches,
Que ce roi à l'usure, maladroits et honteux,
Laisse découvrir ses bêtises du dimanche
Aux quelques visiteurs qui trainent en ces lieux.

Ce voyageur lesté, comme il s'accroche au sol,
Lit, d'un air heureux, commentaires et pensées
Quant l'un agace sa muse avec une classe folle,
L'autre sublime l'effort, un faible avec effet.

Ce Poète est semblable au prince des à peu près
Il tente la tempête et l'écrit en deux mots;
Exilé sur le sol au pays des mots laids,
Son vol s'achève enfin en quelques vers et pieds.
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 04:26
Je me suis fait tout petit
de pas tout à fait Georges Brassens

J'y avais toujours pensé pour les autres,
V'là qu'ça m'arrive.
Le petit oiseau s'étiole en rase-mottes
À la dérive.
J'étais un géant chacun sa fierté
Tellement bien placée.
Elle finit un jour par se dégonfler
La trique étriquée.

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée veut qu'on la touche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée veut que je la couche.

J'étais, c'est peu dire, un dur, un roc,
Une péninsule.
Le soufflé tombé au bas de mon froc
Sans que je l'emmène
Au paradis des filles au sourire
Grand comme la mienne.
Aujourd'hui, je crains de ne la faire jouir,
La vie, quelle chienne !

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée éloigne ma bouche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Elle vise une approche moins farouche.

J'essaye une fois, j'insiste tout doux
Faut que ça glisse.
La porte se ferme, je rame comme un fou,
Le drap se plisse.
Je pense à ses seins, je pense à ses cuisses
Effort ultime.
Prie saint Godemiché pourvu qu'elle jouisse
Si je la lime.

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Faut que j'me remue, elle trouve ça louche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée va prendre la mouche.

Toutes les pages centrales, les stars du porno
N'ont rien pu faire.
J'ai fermé les yeux, chercher vos clitos
Sans plus de manière.
J'étais un soldat, garde à vous mes frères,
Moi qu'on enterre.
Si seul un dompteur dresse sa bête à lire,
Je désespère.

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Elle est partie sans que je fasse mouche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Depuis ce jour, les hommes me touchent.
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 09:45
Il Suffira D'un Cygne
de pas tout à fait Jean-jacques Goldman

Il suffira d'un cygne, un matin
Hors sa cage tout tranquille, un serin
Quelque chose d'un mime, geste en moins
C'est écrit dans nos livres, en lapin

Des chimères aux papilles de sauriens
Des vers à nos chenilles dans le foin
Du rimmel aux pupilles, j'y vois rien
Les asticots me vrillent, âmes sont loin

Regarde ma vie, tu la vois qui se casse
Dis moi ton avis, tu vois bien que j'y passe
Nous n'avons plus de peau, des os et des limaces
Le moment est venu, laisse la place aux rapaces

Il suffira d'un cygne, un matin
Hors sa cage tout tranquille, un serin
Quelque chose d'un mime, geste en moins
C'est écrit dans nos livres, en lapin

Tu sentiras mes aiguilles oh comme on pique un chien
Anguille rime avec famille, ce machin
Plus de nom plus d'intrigue, un requin
Augure de pacotille d'un devin

Des chimères aux papilles de sauriens
Des vers à nos chenilles dans le foin
Du rimmel aux pupilles, j'y vois rien
Les asticots me vrillent, âmes sont loin

L'armée nous assimile au sapin
La méthode Assimil du défunt
Nos frères ont des goupilles dans les mains
Qui changeront nos vies en jardins

Il suffira d'un cygne, un matin
Hors sa cage tout tranquille, un serin
Quelque chose d'un mime, geste en moins
C'est écrit dans nos livres, en lapin
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 06:57
Paris Hauteur
Aux sources de Montmartre
La baguette à l'odeur
Le sort s'y est brisé

Paris hauteur
Apparaît sur la carte
Rome envie maraudeur
Le sort en est jeté
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 04:00
Au sortir de l'été, les températures raturent le beau temps et chutent en silence. Le zéphyr Elzévir quant à lui se lève sous la sombre intuition que la fin du cycle est proche. Les arbres tremblent et les branches recueillent un sentiment de vide intense qu'il faudra recréer. Comme l'envoi d'un mailing par lettre manuscrite, la végétation se voit révéler à l'unisson qu'il faudra délivrer son tribut à la terre.

Le vent livre son quota de violence. Il nous tourne la tête comme on tourne une page nous procurant du sol le vertige de la feuille sacrifiée à l'autel du printemps à venir. Morte, elle ne passera pas l'hiver en papier glacé.

Le temps commande et la nature obéit. Du bel ouvrage.
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 04:26
Lundi : Dictorsion sur une phrase de Jean de La Fontaine.

Mardi : Mise en ligne de la fable dont est tirée la phrase à dictorsionner.

Mercredi : Une inspiration almatienne de la fable d'hier. Juste avant de vous laisser lire la fable, sachez qu'elle trouve écho dans un fait divers qui défraya les chroniques judiciaires et politiques il y a plus d'une dizaines d'années.

La mort du piaf

A l'œuvre, on connaît le tisserand.

Qui laissa orphelins ces pauvres oisillons ?
Qui brisa le destin du Piaf troublion ?
Pour nuire aux mystères, la justice se rend.
On le retrouva mort juste un fil à la patte,
plus une plume sur le corps mais les traces d'une chatte.
Le hibou magistral, en juge des oiseaux,
Pensant que son étoile brillerait sans l'échafaud
pris cette histoire banale comme vent ascensionnel
point de vérité sale qui nous brûle les ailes.
La cause est entendue, il est mort de froid.
Distrait, il était nu, voilà qui va de soi.
Le fil ? Il s'est pendu puisqu'il était de soie.
L'affaire est résolue, nous en resterons là.
Le verdict tomba sans qu'il ne fut question
d'aucun coupable chat, d'aucune condamnation.
Surpris, tous le furent par tant de légèreté
Mais c'est dans la nature de ces êtres emplumés
Qu'ils soient de bon augure et c'est la liberté
qui sans un seul coup dur leur permet de voler.
Mais quelques jours plus tard, l'automne anonyme
par un épais brouillard, souffla le mot de "crime".
Cette voix trouva écho dans bon nombre de nids.
Car la vérité vaut quand elle a des appuis.
On apprit assez tôt qui fit courir ce bruit.
C'était maître corbeau, personne ne comprit.
Il est pourtant un fait que l'on ne peut nier
le piaf menaçait de quitter l'arbre entier
pour le chêne d'à côté à la couleur plus verte
Ç'aurait sans doute était une trop grosse perte.
Et puis il y avait eu quelques saisons plus tôt
cette bien étrange affaire, celle des frères sansonnets,
près du trou du pic-vert, on les trouva noyés.
On y a une belle vue mais pas trace de ruisseau.
Comment Dieu se peut-il que même près de ce chêne
La justice des oiseaux soit à ce point si folle
Saint-Louis en exil zappa, changea de chêne
s'éloigna de la ville du maître rossignol.

Tisse ta vérité, o, brave tisserand
Sur ce métier vieilli si souvent bafoué
Toute ressemblance avec une autre histoire ne peut être ignorée.
"Les frelons et les mouches à miel" est une fable qui m'a, c'est vrai, inspiré.
Monsieur de La Fontaine je vous salue bien bas.
Je vais ici couper le fil de mes pensées.
A l'oeuvre bien tissé on connaît le tisserand
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 04:24
Souvent, pour s'amuser, cet homme entre deux âges
Se prend pour l'alma-tros, chaste oiseau amère,
Qui fuit in extenso les vagues du rivage
Volant sur l'océan des rires de ses compères.

A peine les a-t-il déposés sur les planches,
Que ce roi à l'usure, maladroits et honteux,
Laisse découvrir ses bêtises du dimanche
Aux quelques visiteurs qui trainent en ces lieux.

Ce voyageur lesté, comme il s'accroche au sol,
Lit, d'un air heureux, commentaires et pensées
Quant l'un agace sa muse avec une classe folle,
L'autre sublime l'effort, un faible avec effet.

Ce Poète est semblable au prince des à peu près
Il tente la tempête et l'écrit en deux mots;
Exilé sur le sol au pays des mots laids,
Son vol s'achève enfin en quelques vers et pieds.


[Référence à un commentaire de Tristan - qu'il en soit remercié - sur cet article]
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 04:14
Je suis là mais je suis vieux, toujours en vie et tellement plus conventionnel, dans la norme. Je me noie dans la foule, je me fonds dans la masse. D'un regard mal retenu, j'épingle la nourrisse et j'embrasse mes enfants, mon héritage, mon avenir. La musique adoucit les angles, rabote le quotidien et noie mon ennui. La reprise est reine dans mes oreilles et mes habits. Je remplis les vides et vide les blancs. Mes goûts ont la faveur de mes dégoûts d'antan. J'amortis le but, je tiédis, je fade. Je me conforme au moule et mes vêtements sont amples, par confort et embonpoint. La raie a remplacé la crête. Les grands mères ne changent plus de trottoirs en me voyant de loin et les enfants ne me montrent plus du doigt en ricanant.

Dans un coin de ma caboche, j'aime à croire qu'un keupon toujours sommeille, soif de mauvaise bière, de concerts embrumés et de pogo d'enfer. Mais le tamis de la vie s'est, petit à petit, chargé de filtrer les impuretés et les jeunes réflexes. Une graisse mentale m'engourdit l'idéal. Désormais, seul prime le ventre, depuis que la rage a cessé de le muscler. L'expérience a tué l'innocence.

Les majeurs d'hier sont les pouces d'aujourd'hui.
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 02:49
Hier soir sur France 2, un magnifique téléfilm m'a ramené à l'esprit quatre petits textes que j'avais commis il y a pile 16 ans sous le coup d'une émotion sincère. Petit entracte sérieux avant le retour aux billevesées.


UN LOUP A LA LUNE

Sur un coin de sa bouche
Se dessine un croissant
Soulignant peu farouche
Son sourire naissant.
Au loin loup assassine
sa propre solitude
A la meute orpheline
Si coupable attitude
Que peut-on voir de l'oeil
De l'endroit où je suis ?
Bien trop loin du cercueil
Et trop près de la vie


SUR LE BORD DU STYX

Une pression
Légère légère
Un crissement
Tout doux tout doux
Une expression
Amère amère
Un sentiment
Si fou si fou
La peur l'honneur
Un geste leste
Une détonation
Un étonnement
Une rancœur
Le choix d'un reste
Une émotion
Un picotement
Un homme se meurt
Un samedi après-midi
Sur le bord de l'eau
Glissa une silhouette
A la botte de Nevers
Une mort après la vie
Se coula dans la peau
D'une balle pickpocket
D'un ministre sincère


SALVE ATTRISTE

En l'honneur de la presse
On tira vers le ciel
Une salve pour Marianne.
Une balle de détresse
atterri dans le crâne
D'un sujet bien à elle.


FLASH A MORT

Quand la mort livre une caresse
Que l'orage vous éblouit
Dans certains cas, je vous le dis
Elle possède une carte de presse.
La liberté dont elle jouit
A les limites de l'infini
Une pensée que cela cesse
Curiosités, je vous oublie.
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 07:53
A un article de Eléonore sur l'année du rat, j'ai laissé un commentaire que je vous retranscris ici, agrémenté de nouvelles propositions :

L'année du rat ? Est-ce l'année qui nous permettra :

- De ne pas ronger ses freins pour mieux ronger sa chambre à air.

- De ne pas faire un fromage des petits tracas quotidiens et de vivre sa vie croute que croute.

- De mieux manier la souris afin d'agrandir son cercle d'amis au sein des chats et autres endroits sur le net ouvert à tous même aux rats de bibliothèque, nouvelle eldorado des joueurs de flûte du XXIème siècle.

- D'enfin pouvoir assister à un spectacle de danse à l'opéra sans s'endormir. C'est que les petits rats de l'opéra ont peur des ronflements qu'ils prennent toujours pour des ronronnements même si le meilleur moyen de conserver son calme est de pratiquer assidument des entrechats.

- De faire plus que jamais œuvre de chat-rité même et surtout envers les rat-chitiques. Ne plus être le rat d'un individu mais le capitaine d'un rat d'eau empli de compassion, d'amour et de don de soi, une embarcation rare dont de plus en plus de rats quittent le navire pour celui de l'individualisme et du nombril roi. Que ceux-là soit châtrés ou mieux transformés en rats-dégoût.

- De ne plus se moquer des tapettes, un drôle de mot pour cet objet dont la seule raison d'être est d'attirer les souris.

- De ne pas trop se tuer au mulot même si le slogan du moment est "travailler plus pour gagner moins de temps à voir grandir ses petits rats".

Et vous, que pensez-vous que l'année du rat nous permettra de faire ?

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