Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

L'Impossible Dictionnaire, c'est aussi...

Le site officiel
www.impossible-dictionnaire.com

La page Facebook
www.facebook.com/impossible.dictionnaire

  amateur(s) de bons mots se félicitent, comme vous, d'être tombé(s) sur ce blog. Au total, ça fait quand même   visiteurs de bon goût.

Recherche

Vous Avez Raté...

22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 16:12
Je ne sais pas comment cela se passe chez les autres coucheurs de mots mais, moi, quand j'écris un texte, je ne suis  que très rarement satisfait de ce que je relis. Des fois je jette, des fois je refais mais rarement je retravaille une autre version en parallèle de la première. A vrai dire, ce dernier cas ne m'est arrivé qu'une fois avec le texte que je vous propose aujourd'hui en trois versions : l'originale, l'essentielle et l'étoffée.  Laquelle préfèrerez-vous ?

Laissez moi vous raconter cette histoire, le conte de la folie animale :

Un singe porte ta croix sur une planète déserte.
Le cortège est suivi d'un chapelet d'ombres inertes.
Et moi qui suis absent, renard inassouvi,
Je pleure sur l'île morte de ma frigide envie.

Moi sur terre, j'ai tant craint l'avalanche.
Toi sous terre, orpheline est ta branche.
L'écran s'éloigne doucement vers mon âme digitale
Pour faire place à l'ivresse de l'impossible râle.

Un loup hurle l'ignorance par delà les étoiles,
Vers l'espace où se trouve la folie animale.
Et ma tête s'éclate sur le pavé jauni
Par le passage des verres et de ce qui s'en suit.

Et le sang coule à flot sur les yeux des passants
Qui ne voulaient que rendre leur oxygène au vent.
Changement de décor et changement d'humeur.
Tu te sens euphorique la lame dans le coeur.

Car tu aimais la mort et tu lui as prouvé.
Le corbeau croasse de joie car on va t'enterrer.
Ce n'est pas lui, tu vois, qui jouait double jeu.
Pour un caméléon, le noir est un enjeu.

Le jour est arrivé, mon cercueil est à toi.
Et derrière le croque-mort, un singe porte ta croix.

--------------------------------------------------------------------

Un singe porte ta croix sur une planète déserte.
Le cortège est suivi d'un chapelet d'ombres inertes.
Et moi qui suis absent, si ce n'est par ma vie,
je pleure sur l'île morte de ma frigide envie.
L'écran s'éloigne doucement vers mon âme digitale
pour faire place à l'ivresse de l'impossible râle.
Un loup hurle l'ignorance par delà les étoiles,
vers l'espace où se trouve la folie animale.
Et ma tête s'éclate sur le pavé jaunis
par le passage des verres et de ce qui s'en suit.
Et le sang coule à flot sur les yeux des passants
qui ne faisaient que rendre leur oxygène au vent.
Changement de décor et changement d'humeur.
Tu te sens euphorique la lame dans le coeur.
Car tu aimais la mort et tu lui as prouvé.
Le corbeau croasse de joie car on va t'enterrer.
Le jour est arrivé, mon cercueil est à toi.
Et derrière le croque-mort, un singe porte ta croix.

--------------------------------------------------------------------

King-Kong porte ta croix sur une île inconnue.
Le cortège est suivi d'un chapelet d'ombres nues.
Et moi qui suis absent, renard inassouvi,
Je pleure sous l'effet de ma frigide envie.

Ton cercueil est conduit au bas de la navette.
Si seulement les hommes étaient un peu moins bêtes.
Le vaisseau disparaît, alarme digitale,
Sous le flot sidéral de l'impossible râle.

Une bouteille à la mer me soulève le cœur.
Je la ramasse sale et vomis mon erreur.
Un loup hurle à la lune un aveu d'ignorance
Un des soleils jaloux par tant de concurrence
s'éloigne à l'infini par delà les étoiles,
Vers l'espace où naquit la folie animale.

Ma tête se rétracte à force de donner
l'impression du serein au jaune du pavé
Et le sang coule à flot sur les yeux des passants
Qui souhaitaient juste offrir leur oxygène au vent.

Changement de décor et changement d'humeur.
La nature profonde inonde la nature
Un phoenix ordurier, égoïstement sur
L'aile du temps qui passe, accomplit le miracle
De croire à son destin, d'ignorer la débâcle.
Tu nie l'euphorisant d'une lame en plein coeur.

Oui, tu aimais la mort et tu lui as prouvé.
Au loin le corbeau croasse y doit-on desseller
L'inéluctable joie qu'il aimerait cacher ?
Au regard des hommes, le rire est un pécher.
Ce n'est pas lui, tu vois, qui jouait double jeu.
Pour un caméléon, le noir est un enjeu.

Moi sur terre, j'ai tant craint l'avalanche.
Toi sous terre, orpheline est ta branche.
Le jour est arrivé, mon cercueil est à toi.
Je l'ai tellement usé, tu ne m'en voudras pas.

Derrière le croque-mort, l'habitude m'isole.
Un singe géant passe une croix sur l'épaule.

Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 16:55
Ma plume aime à nourrir la moindre page vierge
Pour défendre la veuve, son fils ou l'orphelin.
Pour l'étape du jour, elle a choisit l'auberge,
A remettre le couvert, de connerie elle a faim.

J'écris pour toi ma belle, toi qui es rejetée,
J'écris pour toi, pour elles, tes sœurs de ghetto blanc.
J'écris contre les cons, tous ceux que pour "Les B."
J'appelais les chauvinistes, les francos, les branlants.

Tous ces ayatollahs de la vie, de l'amour
Qui promulguent leurs lois sans aucun sentiment
Transposent leur castration en talion des grands jours
Je parle de leur esprit, je crois que c'est évident.

Si il faut que l'on aime, que cela soit aux normes,
A l'image de l'aimant le plus attire le moins.
Ton miroir te reflète ce qui t'attire, tes formes,
Ta parallèle te voit mais jamais ne te rejoint.

C'est avec toute ma haine que j'écris ce constat
Au nom d'une liberté si souvent bafouée.
C'est étreint de tendresse que je m'adresse à toi
N'étant pas de tes goûts, pour moi c'est étranger.

Oui, j'ai dit "étranger", dans le bon sens du terme,
Pas d'uniformité, vive la différence.
Si tous ressemblaient à ce que je renferme,
Demain je m'évaderais en éternelle errance.

Mais ce n'est pas parce que je ne suis pas de ceux
Qui ont le monopole de ton amour physique
Que je te livrerais à toutes ces petites queues
Frustrées de ne t'avoir au lit, c'est pathétique.

Je t'imagine parfois te contemplant les mains,
Ton regard est plongé dans celles d'une victime.
Tu dois te demander ce qu'elles ont de commun
A celle qui t'a écrit cette lettre anonyme.

La lettre est sur la table et tu l'as lue deux fois,
Une première pour la lire, une autre pour y croire.
Au vil pays des lâches, ce pli étale un droit.
Un majeur suffira, range-moi donc ce mouchoir.

Bien sûr qu'il faut se battre contre ces poules de haine.
Ne pas lâcher la corde et relever les gants.
Dis leur que tu es femme avant d'être lesbienne
Et que c'est ta nature par manque de bons amants.

Dis leur à tous ces mâles, à tous ces gras machos
Que l'amour entre femme est douceur et caresse,
Que la violence du rut c'est pour les animaux,
Qu'une bite dans le cul, ça fait trop mal aux fesses.

Et dis leur que l'amour, selon le temps, le nombre
Change parfois de genre féminin, masculin.
Et ce n'est pas ta faute, si en cas de surnombre
Ton cœur, étant si gros, il bat au féminin.

Dis-leur, dis-leur, dis-leur… Ca ne changera rien !
Leur cerveau en minceur est battu par leur sexe.
Mais de crier comme ça, putain, ça fait du bien !
Ils voulaient une victime et tu n'es qu'un prétexte.

Ce qu'ils ont dans la tête, les frustrés du six coups
Quand ils pensent aux deux femmes, érection à l'extrême,
Le couteau en action, la bible dans l'égout,
Ce n'est pas de punir, c'est d'être le troisième.

Je dois pourtant te dire ou plutôt t'avouer
Que l'idée du trio m'a parfois effleuré
Et rien que d'y penser, mon stylo bleu foncé
Redresse l'écriture que j'ai parfois penchée.

Le fantasme s'envole vers mon regard songeur,
Je ne peux plus écrire la moindre méchanceté.
J'espère t'avoir donné un peu de baume au cœur,
Je te quitte, on est quitte, mon cœur est tout gonflé.

Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 06:15
Avais-je alors suffisamment de métier pour deviner ces certitudes au moment où je commençais mon habituelle enquête de voisinage ? Je ne peux le dire attendu que malgré tout ce que j'assène avec conviction, finalement, je ne suis guère sûr que de mes doutes.

Armé d'un certain fatalisme, je me faisais à l'époque la remarque que, si ma carrière ne décollait pas, je pourrais me reconvertir dans le démarchage de produits congelés, d'aspirateur, de bougies parfumées ou de portes blindées. En l'état de l'enquête, plusieurs suspects étaient en lice et j'avais jeté mon dévolu sur le plus improbable, le seul sans casier judiciaire. Bon, pour être tout à fait honnête, il m'avait été confié, comme on jette un os dépourvu du moindre morceau de viande à un chien, la plus insignifiante des missions. Il faut reconnaître que de mes supérieurs comme de mes collègues, j'étais sans doute le moins aimé de l'équipe et ne faisais aucun effort pour tenter d'améliorer la situation. Je n'apportais pas de croissants le matin, je n'arborais que très rarement un sourire avenant, pire, je n'aimais ni le foot, ni les voitures, ni le bricolage ce qui ne m'aidait pas à m'insérer dans les conversations de la machine à café.

J'ai le neurone de la sociabilité défaillant. Ou est-ce celui de l'hypocrisie ? Quoi qu'il en soit, sans être ni méchant, ni arrogant, ni franchement énervant, je suis celui dont on se méfie "parce qu'il n'est pas comme nous". Il me revient à l'esprit une chanson de Charlélie Couture qui dit que "les étrangers qu'on préfère, c'est les étrangers de couleur, parce qu'on les repère de loin". Comme vous ne pouvez pas m'éviter, vous allez m'approcher. Et si vous confondez profondeur et proximité, une chose est sûre, je vais vous décevoir. Pourtant, je suis l'exacte définition du français selon le Teuton Hermann von Keyserling, un "introverti émotionnel". Bien joué pour un allemand, non ?

Dans un curieux télescopage, les deux affaires, celle actuel du blogueur et celle ancienne du tueur, me semblent communes, deux chemins aux paysages identiques parcourus par des véhicules dissemblables. Le sentiment ejusdem farinae, qui habite le voisin voulant paraître et l'écriveur web souhaitant voir ses mots paraître, se cachant sous le même masque et s'habillant des mêmes apparats d'apparence, m'apparaît avec force évidence. Juste pas les mêmes raisons. L'un veut cacher ses douloureux penchants pendant que l'autre cherche à être aimé et apprécié. Ou peut-être est-ce le contraire ?

Le voisin redoute qu'on s'insinue en son for intérieur, en son âme profonde, en son tréfonds en embargo, il ne souhaite pas que l'on piétine son paillasson, qu'on s'assoit sur les housses de son canapé, qu'on se serve dans son réfrigérateur pour en diminuer la pitance si durement essartée. Il ne voudrait pas être obligé d'agir sans laisser la sève monter doucement. Le blogueur, lui, laisse la porte-blindée entre-ouverte, invite à découvrir son hinterland inondé par de faibles bougies aux parfums indéfinissables dont le seul rôle est de jeter plus d'ombres que de lumières. Il vous laisse visiter chaque pièce sans toutefois vous laisser le temps de découvrir ce qui craque si désagréablement sous chacun de vos pas. Il vous laisse fouiller dans son frigo mais la lumière ne s'allume que quand la porte est fermée.

Depuis cette prise de conscience, mes idées s'obscurcissent dans une évidente clarté. J'ai du mal à séparer les deux affaires. Je sais juste que l'une est entendue et que l'autre me trouble les sens.

A suivre…
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 17:14
Je ne suis pas le premier à prendre ma plume pour une arme
trempée au noir de l'encrier et diluée par l'eau des larmes.
Je ne suis pas le premier à défendre une cause
et ne serais pas le dernier si après moi l'on ose.
Je voudrais d'un ton détaché vous assener des vérités.
Tout simplement "Vous vous trompez !" et "Ne dites plus ça, s'il vous plaît !"
Je voudrais d'un ton détaché, la main tendue, le coeur serré,
pouvoir enfin vous pardonner... Mais il faudrait pas déconner !
Car le vrai sens de mes pensées, le coeur tendu, le poing serré,
est que si tout ça doit durer, en place de plume, je vais m'armer.
Je vais combattre la connerie de tous ces franco-chauvinistes,
de toutes ces blagues où ils ont ri, soixante millions sur la liste.
Car tous ces franco ont de porc la gratuité de leurs rires gras.
Il n'ont d'homme que le corps et n'ont d'honneur que le bras.
"Le rire est le propre de l'homme" comme nous le rappelait Rabelais.
Etant moins homme que les hommes, c'est pour vous "sale" qu'il fallait.
Tout le monde en a pris pour son grade, les suisses, ritals ou polonais.
Mais quand l'humour est dans les stades, on ne peut plus que s'abaisser.
Oh ! ce fut peut-être drôle au début. C'était nouveau, sans prétention.
Mais on met fin à tout abus, certains n'y font pas attention.
Moi, je m'adresse à tous ces cons qui mettent la France au firmament
au prix d'une lutte à coups de talon dans la gueule des belges, des flamands.
A tous ces gens qui sèment la peine au féminin, au masculin,
à tous ces gens qui ont la haine de ne trouver pas plus crétin.
Vos histoires belges sont à l'image d'une intelligence très en pente,
pour les comprendre, dans leur sillage, retrouvons nous tous à plat ventre.
J'en finis là pour cette fois. Quand je me fâche c'est pour de bon.
Pour me calmer je vais, une fois, rejoindre mes amis les wallons.
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 04:28
Cette investigation pourtant commune me rappelait par ces incohérences, et dans une certaine mesure, celle à laquelle je devais ma belle carte de commissaire. Bien que les enquêtes de voisinage fassent partie intégrante du cursus qui permet de mener à bien la mission, les informations ainsi recueillies ont parfois l'importance du cours du dollar pour le moineau friquet. Pire, elles peuvent laisser supposer que le fienteur susnommé ne doit son nom qu'à sa cupidité légendaire. Ne dit-on pas que "le moineau friquet se jette sur le sou comme le rapace sur le moineau friquet " ? L'apparence pénalise les innocents et disculpe les suspects. Comme si "l'être et le paraître" s'était mué en "l'enfer, c'est l'avis des autres". Ainsi va la société de l'image !

Ce sont pourtant les mots qui m'amènent aujourd'hui à raconter cette étonnante enquête, sans doute pas la plus spectaculaire à laquelle j'ai eu l'occasion de participer mais certainement la plus marquante, celle qui laisse comme un sentiment indéfinissable dont on se dit qu'on saura un jour s'il est doux, amer ou subtilement troublant. Les mots récoltés de mon carnet, ceux enregistrés sur les bandes magnétiques et plus encore ceux du blogueur semblaient s'entremêler sans jamais se reconnaître, sans jamais se rencontrer. Dalida dans un coin de ma tête chantait " Encore des mots toujours des mots" mais ce n'était pas les mêmes mots. Peu importait la difficulté, je réussirai à défaire les nœuds, j'étais suffisamment rusé pour cela et ce "savoir-flair" qui avait assis ma réputation en son temps me sortirait, une fois encore, d'une situation aux relents d'inextricabilité. Dalida chanta encore une fois " Parole, parole, parole".

Je n'étais alors que petit inspecteur cantonné aux basses besognes. Il va sans dire que depuis, je mets un point d'honneur à maîtriser tous les aspects d'une enquête, même les plus anodins, l'expérience m'ayant appris que, parfois, c'est dans le discret, le détail, l'infiniment quelconque que se terre la vérité. J'ai appris à me méfier des évidences, ces masques de bonté en papier mâché, ces violons joués par une chaîne stéréotypée, ces fausses poses en miroir digne d'un musée de dupes où trônerait en son centre un poncif de rimmel, ces écrans panoramiques de fumée hallucinogène dont le seul but est d'enquinauder le pékin.

Il en va de l'apparence comme des jeux de grattage, si tu ne te satisfais que de ce que tu vois, tu ne risques pas de gagner le gros lot.

A suivre…
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 00:00
Dimanche dernier, à l'occasion du 1000ème article, je me lançais dans une enquête périlleuse à propos du mystérieux auteur de ce blog. J'aurais voulu questionner une grande partie des visiteurs. Mais, était-ce le climat de grève très peu propice aux transports de point de vue ou la période "calendriers-étrennes" des pompiers, facteurs et autres éboueurs qui donnait aux habitations la porteclosite ? Toujours est-il que, régulièrement, dès les premiers toquements à l'huis, les lumières se fermaient, les chiffres et les lettres se taisaient sur un "compte est bon" et le chien se lançait dans un concert d'aboiements entrecoupés de "chhhutttt !" dont la discrétion le disputait à l'envie de m'ouvrir la porte.

Heureusement, parfois, la lumière se faisait sur le paillasson "welcome", un signe qui déclenchait en moi le geste auguste et machinal du semeur de trouble qui sort de sa poche revolver une carte professionnelle ne laissant pas de rider les yeux scrutateurs de ses futurs interlocuteurs. Bien que devenu spécialiste de la détente armée de ma carte de commissaire, il m'arrivait de temps à autre de mal évaluer la distance carte-yeux ce qui provoquait un strabisme convergent qu'il ne fallait surtout pas confondre avec le regard fuyant de l'individu louche. La carte de nouveau en poche, je retirais du même endroit un stylo rouge et un petit carnet à spirales, prêt à jouer les Colombo du pauvre. L'expérience de toute une vie.

Au fur et à mesure que mon calepin se remplissait, je me rendais compte que cette enquête n'allait pas être aussi simple qu'il n'y paraissait au premier abord. Les avis récoltés allaient à l'encontre des informations que j'avais recueillies lors de la planque que je tenais depuis quelques semaines devant le domicile de celui qui se faisait appeler Almaterra. J'avais réussi à truffer son appartement de micros et de caméras et je m'étais même attiré les grâces de quelques complicités au sein de son entreprise.


A suivre…
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 16:45
J'ai promis cette semaine de fouiller  dans mes écrits pour retrouver un pastiche d'une chanson de Brassens que j'ai honteusement commis  il y a plus d'une dizaine d'années. Après relecture,  je voudrais prévenir les chastes regards et les prudes visiteurs de passer leur chemin parce que... voilà, quoi ! ;-)

Je prie également les amoureux de Brassens de m'excuser d'avoir trituré une chanson du grand homme, c'est juste pour de rire et ça n'enlève en rien tout le respect que j'ai pour l'homme de Sète.

Pour celles et ceux qui n'ont pas la chanson originale dans l'oreille, vous trouverez au bas du texte une vidéo de Brassens la chantant en live.

Enfin, dernière précision, la chanson contient une contrepétrie. saurez-vous la trouver ?

Les précautions d'usages étant appliquées, il est temps de chantonner : 

Je me suis fait tout petit

J'y avais toujours pensé pour les autres,
V'là qu'ça m'arrive.
Le petit oiseau s'étiole en rase-mottes
À la dérive.
J'étais un géant chacun sa fierté
Tellement bien placée.
Elle finit un jour par se dégonfler
La trique étriquée.

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée veut qu'on la touche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée veut que je la couche.

J'étais, c'est peu dire, un dur, un roc,
Une péninsule.
Le soufflé tombé au bas de mon froc
Sans que je l'emmène
Au paradis des filles au sourire
Grand comme la mienne.
Aujourd'hui, je crains de ne la faire jouir,
La vie, quelle chienne !

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée éloigne ma bouche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Elle vise une approche moins farouche.

J'essaye une fois, j'insiste tout doux
Faut que ça glisse.
La porte se ferme, je rame comme un fou,
Le drap se plisse.
Je pense à ses seins, je pense à ses cuisses
Effort ultime.
Prie saint Godemichet pourvu qu'elle jouisse
Si je la lime.

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Faut que j'me remue, elle trouve ça louche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Cette pépée va prendre la mouche.

Toutes les pages centrales, les stars du porno
N'ont rien pu faire.
J'ai fermé les yeux, chercher vos clitos
Sans plus de manière.
J'étais un soldat, garde à vous mes frères,
Moi qu'on enterre.
Si seul un dompteur dresse sa bête à lire,
Je désespère.

Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Elle est partie sans que je fasse mouche.
Je m'suis fait tout petit au lieu de bander
Depuis ce jour, les hommes me touchent.


Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 16:45
Au sortir de l'été, les températures diminuent et le zéphyr Elzévir se lève dans une intuition de fin de cycle. Les arbres tremblent et les branches recueillent un sentiment de vide intense qu'il faudra recréer. Comme l'envoi d'un mailing par lettre manuscrite, la végétation se voit révéler à l'unisson qu'il faudra délivrer son tribut à la terre.

Le vent livre son quota de violence. Il nous tourne la tête comme on tourne une page nous procurant du sol le vertige de la feuille sacrifiée à l'autel du printemps à venir. Morte, elle ne passera pas l'hiver en papier glacé.

Le temps commande et la nature obéit. Du bel ouvrage.
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 17:26
-    Je me demande si la création de néologismes ne s'apparente pas à un début d'Alzheimer ?
-    Pourquoi penses-tu cela ?
-    Je me dis que c'est peut-être parce que je n'arrive pas à retrouver les vrais mots que j'en invente d'autres.
-    C'est peut-être vrai pour les mots mais pas pour les définitions puisqu'elles sont composées de mots de tous les jours, de mots du dictionnaire, du vrai.
-    Oui, mais je remarque que de plus en plus, j'emploie un néologisme en définition d'un autre néologisme.
-    Permets-moi de te poser une question : Connais-tu le prénom d'Alzheimer ?
-    Je la connais ta blague. Si je dis "Je ne sais pas !" Tu me répondras "Fais attention, ça commence comme ça !"
-    Raté !
-    D'ailleurs pour éviter de me faire avoir, j'ai été vérifier et il s'appelle Aloïs.
-    Tu vois bien que tu as une bonne mémoire !
-    Je me demande quand même si je ne suis pas un peu sénile.
-    Pourquoi ?
-    Je suis en train de parler tout seul et de me répondre.
-    …
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article
14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 17:17
Je broie du noir et je deviens morose
Je cache mes bleus à l'âme et surgit la névrose
Trop d'absorption de blanc déclenche ma cirrhose
J'y mêle un peu de rouge, exposition couperose

Qu'importe la couleur, j'attends la mort des roses
Repost 0
Published by Almaterra - dans Textes et chansons
commenter cet article