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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 18:30
Ce n'était pas la première fois que le sujet était abordé et, comme d'habitude, l'arbre ne comprenait pas ce que lui disait le banc, il ne comprenait pas qu'il puisse y avoir une vie après la mort sous une autre forme.

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Au détour du parc,
Sur le bord d'un banc
Sur les berges du lac
Des feuilles se suicidant.
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Published by Almaterra - dans Textes et chansons
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 18:08
A l'œuvre, on connaît le tisserand.
Qui laissa orphelins ces pauvres oisillons ?
Qui brisa le destin du Piaf troublion ?
Pour nuire aux mystères, la justice se rend.
On le retrouva mort juste un fil à la patte,
plus une plume sur le corps mais les traces d'une chatte.
Le hibou magistral, en juge des oiseaux,
Pensant que son étoile brillerait sans l'échafaud
pris cette histoire banale comme vent ascensionnel
point de vérité sale qui nous brûle les ailes.
La cause est entendue, il est mort de froid.
Distrait, il était nu, voilà qui va de soi.
Le fil ? Il s'est pendu puisqu'il était de soie.
L'affaire est résolue, nous en resterons là.
Le verdict tomba sans qu'il ne fut question
d'aucun coupable chat, d'aucune condamnation.
Surpris, tous le furent par tant de légèreté
Mais c'est dans la nature de ces êtres emplumés
Qu'ils soient de bon augure et c'est la liberté
qui sans un seul coup dur leur permet de voler.
Mais quelques jours plus tard, l'automne anonyme
par un épais brouillard, souffla le mot de "crime".
Cette voix trouva écho dans bon nombre de nids.
Car la vérité vaut quand elle a des appuis.
On apprit assez tôt qui fit courir ce bruit.
C'était maître corbeau, personne ne comprit.
Il est pourtant un fait que l'on ne peut nier
le piaf menaçait de quitter l'arbre entier
pour le chêne d'à côté à la couleur plus verte
Ç'aurait sans doute était une trop grosse perte.
Et puis il y avait eu quelques saisons plus tôt
cette bien étrange affaire, celle des frères sansonnets,
près du trou du pic-vert, on les trouva noyés.
On y a une belle vue mais pas trace de ruisseau.
Comment Dieu se peut-il que même près de ce chêne
La justice des oiseaux soit à ce point si folle
Saint-Louis en exil zappa, changea de chêne
s'éloigna de la ville du maître rossignol.

Tisse ta vérité, o, brave tisserand
Sur ce métier vieilli si souvent bafoué
Toute ressemblance avec une autre histoire ne peut être ignorée.
"Les frelons et les mouches à miel" est une fable qui m'a, c'est vrai, inspiré.
Monsieur de La Fontaine je vous salue bien bas.
Je vais ici couper le fil de mes pensées.
A l'oeuvre bien tissé on connaît le tisserand
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 18:27
J'aimerais pouvoir vous expliquer mais je ne sais pas si je pourrais. C'est trop étrange. Quand je vois un objet et que je le touche, ce n'est pas la même chose. Ah, comment vous expliquer ? Je vois votre bureau. Je sais qu'il prend toute la pièce, qu'il est rouge et en plastique et pourtant quand je le touche c'est du bois et il n'est pas si grand. J'ai comme un décalage entre ce que je vois et ce que je touche.

Vous n'allez pas me dire que c'est normal docteur ?... Oui, juste après mon accident... Mais non docteur, je vois très bien. Regardez, juste là, je vois parfaitement le soleil filtrer entre les branches de cet arbre derrière la fenêtre. Comment, il fait nuit ? Mais le soleil ne brille jamais aussi fort quand il fait nuit !

Comment ça aveugle ? Mais je vois clairement ce qui m'entoure docteur. C'est juste que... Vous vous trompez ! Ce n'est pas la première fois qu'un docteur se trompe. Je vous assure que je ne suis pas aveugle. Ne me prenez pas pour une folle, Docteur. Je vois ! Non ne me dites pas ça !

Peu m'importe votre avis, je sais ce que je dis. Je vais aller voir un autre spécialiste et vous verrez. Quoi, votre gorge ? Mais je ne serre que votre main, docteur ? Qu'est-ce que vous dites, docteur, je ne comprends pas ! Docteur ? je ne vous entends plus. Docteur ? Je... Ma vue... Il fait noir. Je ne vois plus rien. Docteur ?
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 18:00
- J'ai rêvé que j'étais vivant. Et quand je me suis réveillé, j'étais mort. Drôle de rêve !

- Le cauchemar est à l'inverse de la vie, à la fin de l'un on se réveille et de l'autre on s'éteint.
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 17:56
- Un cauchemar c'est un rêve qui dure plus longtemps.
  Dans le rêve on se réveille à temps.
  Dans le cauchemar on se réveille trop tard.

- Depuis que je parle de mes rêves, j'ai remarqué que je ne rêvais plus.
  Il faudra que j'en parle quand je me réveillerais
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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 17:00
Le noir
Rien
L'eau
La terre
Évolution
Bruits
Grognements
Cris
Onomatopées
Pleurs
Rires
Mots
Hommes
Révolution
Bête
Animal
Civilisation
Révolution
Homme
Animal
Société
Hommes
Industries
Robots
Hommes
Bête
Bruit
Grondement
Lumière
Le noir
Rien.
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 18:15
...
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 18:24
"Mon tendre et vieux complice" était la phrase fétiche
qu'elle disait à Maurice au soir d'une vie peu riche.
Et puis partant d'un rire aux cristals envolées,
elle finissait soupir et les yeux embués.
A tel point que Maurice finit par se mander
si ce mot là, "complice", de sens s'était trompé.
Mais c'est un jour bien triste qu'on sut enfin pourquoi
Ginette de son complice riait à vive voix;
c'est dans son testament tout en bas de la page
un hommage à l'amant en forme d'épitaphe,
sur le marbre rose beau jonchés de quelques herbes,
"complice" est en deux mots, le nom et puis le verbe.
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 18:35
Mes mots s'envolent et s'écrasent sur la vitre.
Ton visage est couché sur le papier glacé,
et mon coeur qui s'accroche à ces barreaux dorés,
et tes yeux qui brillent de l'autre côté,
et ta voix qui voyage dans la nuit
comme un écho sans fin,
comme une larme qui coule sur ta joue,
comme tes mains qui se ferment dans le vide,
comme un oiseau qui crie au dessus de l'océan.
Et les souvenirs qui tombent contre la porte fermée.
Et les mots qui tournent autour de la pièce,
dans le vide.
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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 17:47
J'irais jusqu'au bout du monde
pour découvrir des paysages si beaux
que personne ne pourrait les voir mieux que moi.

J'irais jusqu'au bout du monde
pour trouver une fleur si belle
que les abeilles hésiteraient à la butiner,
à la senteur si enivrante qu'il faudrait toute une vie
pour en expliquer les fragrances.

Je n'irais pas jusqu'au bout du monde.
Mon paysage du bout du monde ressemble à un lit défait.
sous les couvertures, une fleur dort,
une odeur plane, sublime parfum.
Mes yeux se ferment, mon corps s'envole.
Je suis abeille, butinée tu seras.
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