Ce n'était pas la première fois que le sujet était abordé et, comme d'habitude, l'arbre ne comprenait pas ce que lui disait le banc, il ne comprenait pas qu'il puisse y avoir une vie après la mort sous une autre forme.
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Au détour du parc, Sur le bord d'un banc Sur les berges du lac Des feuilles se suicidant.
tiens les commentaires ne passent pas ! je réédite. Sur les histoires de bancs je recommande l'album "Georges Lebanc" de Claude Ponti : onirique,facétieux, jouant sur les mots en permanence
C'est vrai qu'il y a quelques lenteurs de temps en temps.
C
christophe fétat
22/05/2007 20:54
il y a aussi sur une histoire de banc l'album de Georges Lebanc de l'illustrateur de génie Claude Ponti, bourré de jeux de mots et de facéties oniriques en tous genres ! quel que soit votre âge vous y trouverez de quoi vous réjouir
Devinez de qui est ce texte ?....gagné !!<br />
Notez qu'une nouvelle fois Tonton georges n'est pas hors sujet !!<br />
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Le Grand Chêne:<br />
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Il vivait en dehors des chemins forestiers,<br />
Ce n'était nullement un arbre de métier,<br />
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,<br />
Ce grand chêne fier sur son tronc.<br />
<br />
Il eût connu des jours filés d'or et de soie<br />
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;<br />
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,<br />
S'amusant à le mettre à bout.<br />
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Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,<br />
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,<br />
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,<br />
L'histoire du chêne et du roseau.<br />
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Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,<br />
La fable ne le laissait pas indifférent.<br />
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,<br />
Il se résolu à l'exi(l).<br />
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A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou<br />
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.<br />
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit<br />
De quitter l'ingrate patrie.<br />
<br />
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux<br />
A lié connaissance avec deux amoureux.<br />
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "<br />
Le grand chêne n'as pas dit non.<br />
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Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,<br />
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,<br />
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,<br />
Le chêne contant ses malheurs.<br />
<br />
" Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,<br />
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,<br />
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,<br />
Arrosé quatre fois par jour. "<br />
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Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,<br />
Chaque amoureux tenant une racine en main.<br />
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !<br />
Le chêne entre ses amoureux.<br />
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Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.<br />
Ce fut alors qu'il commença de déchanter<br />
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,<br />
Des chiens levant la patt' sur lui.<br />
<br />
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,<br />
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,<br />
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,<br />
C'est lui qui héritait du pendu.<br />
<br />
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,<br />
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,<br />
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,<br />
Il vieillit prématurément.<br />
<br />
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu<br />
Le passa par la hache et le mit dans le feu.<br />
Comme du bois de caisse, amère destinée !<br />
Il périt dans la cheminée.<br />
<br />
Le curé de chez nous, petit saint besogneux,<br />
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.<br />
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit<br />
Qu'y a pas de chêne en paradis ?<br />
Qu'y a pas de chêne en paradis ?