Lui-même suite de l'article "Le chemin de croix du blogueur - part I"
Nul n'est prophète en son écrit
Ca faisait un moment - depuis le 15 février dernier, un bail - que je ne vous avais entretenu du chemin de croix du blogueur.
C'est que non seulement j'essaye me tenir à la stricte rigueur de poster trois article par jour (matin, midi et soir) mais j'essaye autant que faire se peut de répondre à tous les commentaires que vous avez la gentillesse de me laisser. Et comme les commentaires sont de plus en plus nombreux, le temps que je consacrais à la création, à taquiner ma muse, à explorer les chemins de traverse insoupçonnés de mon esprit goguenard ou à batifoler dans les coulisses du blog à la recherche d'anecdotes croustillantes à vous narrer se réduit comme peau de chagrin.
Entendons-nous bien, je ne m'en plains pas - je serais bien ingrat de me plaindre de ce que j'espérais à la mise en place de ce blog - mais c'est un fait.
Pourtant, ce n'est pas parce que le moteur ronronne et que la voiture roule à bonne vitesse que l'on est à l'abri d'un nid de poule, d'une priorité à droite grillée, d'une panne ou, pire, d'un grave accident. Il faut, sur la route du net, être d'autant plus attentif que les chauffeurs et chauffards sont très nombreux, qu'ils déboulent souvent de nul part sans crier gare et que, bien souvent, la prudence virtuelle n'est pas ce qui les caractérisent.
Ma voiture a eu un raté mardi, par exemple. Mais revenons quelques jours en arrière.
A force de néologismes et de mises en avant des inventions haut niveau des visiteurs, j'en étais arrivé à négliger l'idée originelle de ce blog, celle de faire vivre un dictionnaire composé de mots réels mais dont les définitions seraient inventées, en partie ou entièrement. L'impossible dictionnaire, quoi !
Il y a quelques jours, je m'y remets. Et je me dis que pour ce "retour" il faut taper fort. J'en suis au mot "acrobate". Je cherche une belle définition bien rigolote, pleine de vivacité et d'intelligence mais la muse qui m'amuse répond aux abonnés absents. Je cherche. Je cherche. Je vais faire un tour. Je reviens. Je cherche. Je vais faire du vélo. Je reviens. Je cherche… Rien. Et quand ça veut pas, ça veut pas !
Puis, je décide de laisser parler mon âme en bouteille, la face sombre de la musante. Mon âme d'encre a envie de s'exprimer. Le sujet lui plait. Mais à la différence de la frivole, mon âme est laborieuse. Elle écrit, réécrit, biffe, corrige, lit, efface, corrige encore, relit, peaufine, lit à haute voix. Un rictus de satisfaction au coin de ses lèvres me fait comprendre qu'elle n'est finalement pas si mécontente de ce qu'elle vient de m'écrire.
La mise en ligne a eu lieu mardi après-midi. Depuis, 3 commentaires et très peu de lecture. La longueur du texte, j'imagine, a rebuté ceux qui ont l'habitude des cours articles du blog. Rapidité. Efficacité.
Le succès d'une "œuvre" ne peut finalement pas se quantifier au temps passé à la créer.
Et dire que j'ai en cours une définition encore plus longue sur laquelle je travaille depuis plus longtemps qui se prépare. Oserais-je vous la soumettre le moment venu.
Quoi qu'il arrive, demain, plus encore dans le monde du web, est un autre jour !