Et on ne peut pas dire que je me plaignais d'être en dehors du circuit des chaînes chiantes ou rigolotes, voir chiottes ou rigolantes, ça dépend des fois. L'avantage de la télévision par rapport au blog, c'est que tu peux changer de chaînes ou carrément éteindre l'écran pour éviter les chaînes histoire de lire un bon livre sans que tu ais l'air de te débiner. En même temps, en l'état actuel de tagué par Galatée, je ne vais pas me plaindre dans la mesure où il ne s'agit que de singulièrement partager mes goûts littéraires.
En effet, selon les règles de cette chaîne qui me rappelle à l'arrivée des beaux jours qu'il est grand temps pour moi de me faire le maillon, il faut prendre le premier livre qui me tombe sous la main, l'ouvrir à la page 123 (à condition, bien évidemment, qu'il possède au moins 123 pages ou que celle-ci ne s'étale pas uniquement sur les informations d'impression ou, encore, que le roman policier qui vous tient en haleine depuis quelques jours, et dont vous vous délectez à raison d'un ou deux chapitres par jour, tout doucement, pour bien assimiler tous les détails vous permettant de découvrir le meurtrier avant l'acte final, ne le dévoile pas page 123), prendre la cinquième phrase (ce qui exclut d'emblée les livres de coloriage, les livres à lire d'une main et le catalogue des 3 suisses qu'on redoute), la copier, ainsi que les trois suivantes, puis en indiquer le titre, l'auteur et l'éditeur.
Mon problème est que je ne lis que très rarement un seul livre à la fois. Et, plutôt que de faire un choix calculé en prenant celui qui correspond à l'image que je souhaite faire passer, teintée d'humour subtil et d'intelligence axiomatique (mot que je ne connaissais pas il y a encore quelques minutes et qui est posé là par choix calculé afin de correspondre à l'image que je souhaite faire passer...), je vous les livres (hi hi !) tous les quatre :
Il y eut un silence à l'autre bout du fil.
- Vous dormiez ?
Riordan...
- Non, non.
Genesis de John Case - Livre de poche
La vie et la mort se moquent de nous. "Les jours d'ici-bas, dit le sage, sont courts, mauvais, pleins de douleur et d'angoisse" ; ceux de Bach étaient plein de chansons. Il avait inventé de se vivre sur les planches en uniforme de tringlot et englouti jusqu'aux aisselles, comme par un serpent géant, par cet immense pantalon rouge qui résume une époque française. Ses oreilles, franchement écartées, disaient l'innocence de son âme, on aimait ses gants de coton blanc.
Chroniques de La Montagne d'Alexandre Vialatte - Robert Laffont
On imagine l'état d'esprit de ceux qui étaient accusés. Il y avait parfois des situations inattendues. Ainsi, un "M. de Saint-Cyr" fut amené à comparaître et on lui demanda :
- Vos noms et prénoms ?
Le mot qui fait mouche de Gilles Henry - Points
Et comme il juge que l'œuvre n'est pas assez étoffée, il ajoute des cloches, une petite fanfare. Cela ne le satisfait pas encore. Pour donner du rond, il double toutes les voix, fait entrer dans l'alléluia un jeu de bouteilles, de crécelles, de fouets, un petit mortier paragrêle cargé de gros plombs et dont le canon est dirigé sur des plaques de tôle. Il lui faut un chœur de jeunes filles, rythmé par le choc de lattes de bois, un groupe de scies électriques renforcé par des haut-parleurs.
Histoires blanches d'André Frédérique - Le cherche midi
L'occasion m'est à présent offerte de tagué à tout va :
Christophe Fétat
Lmvie
Pedrolinho