trempée au noir de l'encrier et diluée par l'eau des larmes.
Je ne suis pas le premier à défendre une cause
et ne serais pas le dernier si après moi l'on ose.
Je voudrais d'un ton détaché vous assener des vérités.
Tout simplement "Vous vous trompez !" et "Ne dites plus ça, s'il vous plaît !"
Je voudrais d'un ton détaché, la main tendue, le coeur serré,
pouvoir enfin vous pardonner... Mais il faudrait pas déconner !
Car le vrai sens de mes pensées, le coeur tendu, le poing serré,
est que si tout ça doit durer, en place de plume, je vais m'armer.
Je vais combattre la connerie de tous ces franco-chauvinistes,
de toutes ces blagues où ils ont ri, soixante millions sur la liste.
Car tous ces franco ont de porc la gratuité de leurs rires gras.
Il n'ont d'homme que le corps et n'ont d'honneur que le bras.
"Le rire est le propre de l'homme" comme nous le rappelait Rabelais.
Etant moins homme que les hommes, c'est pour vous "sale" qu'il fallait.
Tout le monde en a pris pour son grade, les suisses, ritals ou polonais.
Mais quand l'humour est dans les stades, on ne peut plus que s'abaisser.
Oh ! ce fut peut-être drôle au début. C'était nouveau, sans prétention.
Mais on met fin à tout abus, certains n'y font pas attention.
Moi, je m'adresse à tous ces cons qui mettent la France au firmament
au prix d'une lutte à coups de talon dans la gueule des belges, des flamands.
A tous ces gens qui sèment la peine au féminin, au masculin,
à tous ces gens qui ont la haine de ne trouver pas plus crétin.
Vos histoires belges sont à l'image d'une intelligence très en pente,
pour les comprendre, dans leur sillage, retrouvons nous tous à plat ventre.
J'en finis là pour cette fois. Quand je me fâche c'est pour de bon.
Pour me calmer je vais, une fois, rejoindre mes amis les wallons.