Qu'on souhaiterait commencer par "Il était une fois,
Il y a bien longtemps dans un pays lointain..."
Mais sans la vérité, j'y perdrais toute ma foi.
Quelles amères folies font d'un modeste mais somptueux cadeau
Ce monde suicidaire au bord de l'inédit
Se souciant de survivre parce qu'il ne peut pas vivre.
Comme la folie d'un homme, sans vie, si loin de ses envies.
Sans l'ombre d'un sourire, le mensonge nous livre
La seule alternative à ce cauchemar debout.
Cauchemars remplis de cendres qui ne sont que des cendres
Qui ne font que descendre sur des enfants trop grands aux sablonneux passé.
Mais l'homme ne sait que vendre trop sourd de ne pas entendre
Les voix de son enfance qui lui donnent une chance.
Trop bête et trop cruel, il n'entend pas l'appel
D'un monde à l'agonie au bord de la folie.
"Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants."
Le conte est ainsi fait qu'un seul point final est une solution.
Rien n’est plus fort que la ponctuation.
Mais non ! Mes mots rêvent encore, se trompent d'univers.
Le héros quotidien défend tous ses défauts.
Il se sent supérieur à tout ce qui est ailleurs,
Loin des yeux, loin du cerveau.
Si je te vois, je ferme les yeux
Si tu me touches, je ferme les tiens.
Il se veut supérieur à ceux qu'il n'entend pas, à ceux qui parlent bas.
Le monde qu'il a construit si beau, si sûr de lui,
Il est à son image, souffrant d'une certaine rage.
Il va droit devant lui, il court vers l'infini
Qu'il cherche à rattraper au prix de sa cité.
Il n'est qu'une ambition.
Il ne suffira pas seulement de vouloir être le premier
Mais d'être le seul.
Peut-il comprendre qu'une chaîne sans son plus petit maillon ne servirait à rien ?
Et qu'en ces conditions elle n'a plus lieu d'être.
Il est un mot plus tôt que j'ai utilisé.
Il sera mot de fin sans aucun point final :
"Suicidaire"