Le cortège est suivi d'un chapelet d'ombres inertes.
Et moi qui suit absent, si ce n'est par ma vie,
je pleure sur l'île morte de ma frigide envie.
L'écran s'éloigne doucement vers mon âme digitale
pour faire place à l'ivresse de l'impossible râle.
Un loup hurle l'ignorance par delà les étoiles,
vers l'espace où se trouve la folie animale.
Et ma tête s'éclate sur le pavé jaunis
par le passage des verres et de ce qui s'en suit.
Et le sang coule à flot sur les yeux des passants
qui ne faisaient que rendre leur oxygène au vent.
Changement de décor et changement d'humeur.
Tu te sens euphorique la lame dans le coeur.
Car tu aimais la mort et tu lui as prouvé.
Le corbeau croasse de joie car on va t'enterrer.
Le jour est arrivé, mon cercueil est à toi.
Et derrière le croque-mort, un singe porte ta croix.